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        <title>. - 1295</title>
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                <title>Station balnéaire transformée en citrouille (version 1080/1295)</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 19 Mar 2008 15:22:35 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;n midi ensoleillé d’hiver, la voiture vert pâle s’est arrêtée près de l’épicerie. Un homme en est descendu, qui acheta du magret fumé, du camembert et des pommes avant de demander le chemin de la boulangerie la plus proche. Tandis qu’une femme et son fils jouaient sur le terrain du fronton – l’enfant faisait du vélo et la femme lui courait après pour l’encourager – il s’est dirigé vers le cinéma, a longé l’office de tourisme, tous deux fermés bien sûr. À la boulangerie, où – curieusement tant la petite ville semblait déserte – attendaient déjà trois personnes, il a acheté deux baguettes en profitant d’une promotion, puis, après s’être attardé quelques minutes à interroger du regard les affiches décolorées, les lambeaux de nuages gris, la peinture écarlate du fronton, il est reparti vers sa voiture, l’air songeur, inquiet peut-être. Il n’a pas redémarré tout de suite.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quelques heures plus tard, on l’a retrouvé pendu à un pin robuste quoique calciné, au bord de l’étang de Sanguinet, dont les flots désespérément bleus baignaient les plages désertes. Il avait mangé, sous forme de sandwiches et en un temps que les légistes ont estimé proche du record, la totalité des aliments qu’il avait achetés ce midi-là à l’épicerie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On n’a jamais rien su de ces détails, dans son village natal.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;[&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Série de textes écrite le 21 février dernier&lt;/font&gt;.]&lt;/p&gt; 
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                <title>Gare de Facture (version 1089/1295)</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 28 Feb 2008 12:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;es gravelots et les goélands dansaient dans les nuages, à moins qu’on ne crût les voir nager à la surface des vaguelettes, dans la rade. De toute manière, peu importait, c’était un orage d’opérette.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ornette brandit les bannières, l’orage de tomber en miettes. Le jour soupèse ses chances, dans le faux petit jour gris, au-dessus du port d’Arcachon. Les plaisanciers ont délaissé leurs bateaux, qui tanguent comme des fourmis désœuvrées, malades peut-être. Les jetées à hauteur d’épaule se mouillent de cette écume inusuelle, tombée du ciel, et sans la saveur des envolées harmolodiques.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’espace constitué de milliers de minces points blancs colporte des cris, des rumeurs lancées contre les coques de bois. Les lueurs rougeoyantes sur fond de ciel pluvieux pétrole – à ne pas prendre au tragique. Trouée dans la nuit brune aux paupières lourdes, le seigle s’envole en feuilles de brume, puisque le jour enfin se lève, à force de se triturer les cornes, de tituber sous les coups de faux de la grisaille.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un envol lave l’air. Le soleil peine à poindre. Nous aurons d’autres insomnies, d’autres nuits à pleurer les embrassades, le traversin chiffonné de désespoir. Nous verrons d’autres gravelots griser les nuages, d’autres goélands croiser au large. Le cor d’Ornette fait taire même les mouettes.&lt;/p&gt; 
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                <title>Nothing doing</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 04 Dec 2007 12:15:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;b&gt;S&lt;/b&gt;ouvent, je me dis – surtout en ces petits matins d’insomnie où je me retrouve coincé et plutôt désœuvré dans le bureau-bibliothèque – qu’il y a des milliers de livres dans cette maison et qu’il est regrettable de ne pas constituer une sorte de répertoire de citations pour essayer de les tirer de l’oubli, voire d’inciter tel ou tel internaute à découvrir le livre d’où serait extraite une citation (et c’est dans cet esprit que j’avais créé la rubrique &lt;a href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/droit_de_cite/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Droit de cité&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;), de même&amp;nbsp; qu’il y a, au salon, sept ou huit cents disques de genres divers, dont je devrais chroniquer au moins l’impression qu’ils me font, histoire de tracer ma voie grise, malgré les ronces.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Sur l’autre bureau sont empilés plusieurs ouvrages que je dois ranger, notamment des livres de critique sur Sterne, deux textes essentiels d’auteurs africains dont je renonce à penser qu’un éditeur français voudra les publier (Amriika de M.G. Vas&lt;i&gt;sanji et Darkvisions&lt;/i&gt; de Sola Osofisan), et un volume ‘Budé’ des &lt;i&gt;Odes et épodes&lt;/i&gt; de Horace, que m’avaient offert F. et V. il y a déjà trois ans, et où je me plonge&amp;nbsp; de temps à autre.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;(Plus haut, j’ai orthographié « désœuvré » avec un &lt;i&gt;e&lt;/i&gt; dans l’&lt;i&gt;o&lt;/i&gt;, mais je me&amp;nbsp; demande si ce n’est pas abus de ma part… ou peut-être une résurgence d’un autre vieux projet, littéraire celui-là : &lt;i&gt;Eu dans l’eau&lt;/i&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Vacarmes tendus (verso 1070/1295)</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 07 Oct 2007 21:40:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;J&lt;/strong&gt;e m’effile en me rasant le fémur, je complote dans les coulisses. J’ai oublié mon trombone dans ma loge, dixit J.J.J. Elle s’est étouffée en entendant cette nouvelle effarante, le menton collé d’avoine et les mèches pleines de lait rance. Dans ce jeu de dupes, si je tire les ficelles, on me dira bon pour le service, à faire oublier les coups de crosse et les démangeaisons du pollen. Ce n’est qu’après avoir fait enlever le cadavre que l’inspecteur remarqua la cuillère à porridge grasse de beurre, comme si d’avoir mouillé le maillot, comme on dit vulgairement, lui avait donné le sentiment qu’il se passait quelque chose d’étrange et la conviction qu’il allait perdre son poste, se faire virer. &lt;em&gt;&lt;strong&gt;À qui est ce sac&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; la question allait de soi, mais pas la réponse. Je m’effile en me rasant le fémur, je guette, et regarde de tous côtés, jusqu’à voir ces deux enfants, de dix ans pas plus, qui se roulent, très professionnellement, un joint, avant de sortir d’un gros paquet de farine Francine de quoi s’envoyer en l’air cent fois sur les lignes long courrier. À l’arrière, arborant le 15 en lettres blanches dans le dos, je reprends pile où je m’étais arrêté&amp;nbsp;(je m’effile en me rasant le fémur, je complote dans les coulisses, expertement, avec l’ardeur des nouveau-nés), me roulant une pelle.&lt;/p&gt;
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                <title>Là bas syzygie</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 01 Sep 2007 19:25:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;L’&lt;/strong&gt;envie d’écrire n’a toujours pas repris le dessus, mais je n’ai pas non plus le moindre désir de publier l’un des (assez) nombreux textes écrits au cours des mois de juillet et d’août, notamment – frénétiquement – en deux ou trois jours dans le Finistère. Il n’a pas suffi de lire un mot inconnu jusqu’alors – &lt;i&gt;syzygie&lt;/i&gt; – sous la plume labile, et agaçante d’allitérations et d’assonances en verbigérations, de Patrick Quillier. Ni de constater que, si les 19 tomes de la partie macrop&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;æ&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia&quot;&gt;dia de la &lt;i&gt;Britannica&lt;/i&gt; de 1975 récupérée au printemps tenaient pile sur une des étagères de la chambre d’amis, les 10 volumes de la microp&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;æ&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia&quot;&gt;dia et les 3 volumes d’annexes avaient dû, quant à eux, se dégotter quelque emplacement au-dessus de leurs nobles confrères, et même près de vieux numéros de &lt;i&gt;Jazzman&lt;/i&gt;. Tout ça, parler pour ne rien dire, écrire pour ne rien écrire, écrire pour démentir l’absence d’envie d’écrire posée en postulat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Georgia&quot;&gt;Si, tout de même&amp;nbsp;: la grande, l’immense découverte du jour&amp;nbsp;: &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lesfeeriesinterieures.blogspot.com/&quot;&gt;des carnets entièrement dédiés au génial Saint-Pol Roux, &lt;i&gt;Les Féeries intérieures&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Je suis loin d’en avoir encore fait le tour, mais je vous en conseille vivement la fréquentation assidue. Ce peut être une porte d’entrée toute trouvée pour frétiller enfin dans cette &lt;i&gt;onde vive et lisse&lt;/i&gt;, l’écriture avide du Magnifique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Magnificat (Hommage au kazoo)</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                <category>Fall in Love</category>
                                <category>Unissons</category>
                                                <pubDate>Sun, 29 Apr 2007 10:20:49 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Georgia&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e mois bientôt sera clos, qu’on s’y fasse.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Trebuchet MS'; font-variant: small-caps&quot;&gt;Mais enfin les deux coexistent&amp;nbsp;!&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Georgia&quot;&gt;Le soir même du jour où j’ai lu la page de &lt;i&gt;L’Amour l’Automne&lt;/i&gt; où il est question de&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Alba&quot;&gt;l’affirmation de Pesson selon laquelle&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Georgia&quot;&gt;«&amp;nbsp;septuor est l’anagramme de Proust au subjonctif&amp;nbsp;» (p. 408), je regardai &lt;i&gt;Le Temps retrouvé&lt;/i&gt; de Raul Ruiz, que je n’avais pas vu, en son temps. Ici Marcel enfant filme Marcel adulte (tout est inversé).&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Calligraph421 BT'&quot;&gt;Dans &lt;i&gt;J.R.G.&lt;/i&gt; il y a l’initiale de Gabriel, prénom caché de&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Calligraph421 BT'&quot;&gt;Renaud Camus&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Calligraph421 BT'&quot;&gt;, signe de l’archange, arc bandé, statuaire sans fin, mais aussi le clin d’œil à Le Clézio et à G&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Calligraph421 BT'&quot;&gt;od&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Calligraph421 BT'&quot;&gt;ard.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Georgia&quot;&gt;Marcel est Marcel Proust (tout est aplati)&amp;nbsp;; du grand n’importe quoi.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Calligraph421 BT'&quot;&gt;Dans cet &lt;i&gt;Antoine&lt;/i&gt;-là, il y a le jardin aux carpes mais surtout l’amour avec Auguste (au printemps estival de la vie).&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Georgia&quot;&gt;Je ne mange pas de ce pain-là.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Trebuchet MS'; font-variant: small-caps&quot;&gt;Puisqu’on vous dit que &lt;i&gt;Fall in Love&lt;/i&gt; c’est l’automne en amour et non pas tomber amoureux&amp;nbsp;!&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Alba&quot;&gt;Pesson, vous le savez, est sans espoir (anglais latin de la Princesse Palatine).&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Georgia&quot;&gt;Quel dommage qu’il n’y ait pas de page 804 pour greffer encore l’un de ces 173 textes de 937 signes (émois&amp;nbsp;: noirs morts à Rüggen).&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Calligraph421 BT'&quot;&gt;Gros pré danse, grand-père S.O.S.&amp;nbsp;! grand os perse, gardon pressé, perd sans ogre,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Alba&quot;&gt;grès rond sapé&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Calligraph421 BT'&quot;&gt;, gré nord passé, Sponde regras.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Trebuchet MS'; font-variant: small-caps&quot;&gt;Mais cela ferait un 174&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; texte qui ficherait tout par terre, enfin&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Dans son bec un fromage</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                <category>Aujourd'hier</category>
                                <category>MAS</category>
                                                <pubDate>Sun, 14 Jan 2007 19:20:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;J&lt;/strong&gt;ardin du Ranelagh, deux heures moins le quart.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Flot ininterrompu de voitures, et pourtant enfants qui jouent au ballon, jusque sur la rue. Sur une rue où ne passe aucun véhicule, un bambin tape dans un ballon orange fluorescent que lui renvoie son père (grand-père), qui doit, sous son imperméable beige, avoir le bras en écharpe (forme protubérante et manche droite vide).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J’écris ceci sur l’une des places de l’hémicycle de pierre qui borde la statue de La Fontaine par Correia (1983). Il faudrait avoir un appareil photo avec soi, et puis non puisque je trouverai des reproductions de cette statue – pas très réussie d’ailleurs mais émouvante – sur la Toile. De la place où je suis installé, je vois le profil du renard qui se pourlèche et, si le corbeau penché vers lui m’est nettement visible, seul le quart supérieur du camembert (car c’est un camembert !) n’est pas caché par le socle. La statue a été fondue en Italie (références au dos du socle en italien, pour ceux que cela intéresse).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une vieille gitane trimbale ses trois poneys délabrés dans la partie nord du parc, sans qu’aucun enfant ne se préoccupe d’eux ni d’elle. De l’autre côté, une cabane fermée, rayée de blanc et de vert, aux couleurs des marionnettes du Ranelagh, annonce qu’il s’agit de la fermeture saisonnière d’hiver.&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/12/25/virer-au-violoncelle-version-1089-1295.html</guid>
                <title>Virer au violoncelle, version 1089/1295</title>
                <link>http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/12/25/virer-au-violoncelle-version-1089-1295.html</link>
                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>1295</category>
                                                <pubDate>Mon, 25 Dec 2006 21:55:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;[E&lt;/strong&gt;n reproduisant le texte manuscrit, je n’ai changé que trois mots : &lt;em&gt;figure&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;immense&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;basse&lt;/em&gt;. J’ajoutai &lt;em&gt;inaccessible&lt;/em&gt;, ôtai un &lt;em&gt;et&lt;/em&gt; qui prêtait à contresens.]&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le cerisier nu figure une colonie incessamment remuante de passereaux. Un chat de gouttière, fort repu et pas sauvage, a guetté près des &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/03/27/alles-in-ordnung.html&quot; title=&quot;Alles in Ordnung (27 mars 2006)&quot;&gt;thuyas&lt;/a&gt;. Allongé, écoutant &lt;em&gt;Alter ego&lt;/em&gt; d’Artem Vassiliev, je me vois gravir une montagne immense. M’imagine sur les pentes, les yeux rivés sur les détails des herbages, que le vent m’apporte. Dans cette rêverie douloureuse, j’essaie de me concentrer sur certains noms communs tels que &lt;em&gt;marc&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;martingale&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;girolle&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;solstice&lt;/em&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;[J’hésite à ajouter des points de suspension entre ces deux paragraphes. Combien ?]&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comme, pour me tirer de ma torpeur, je mangeais une clémentine, debout dans la cuisine, j’aperçus le chat qui, tout en me fixant de ses yeux jaunes, était occupé à manger sous la table basse orange. Pas de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/05/05/tu-retrouves-avec-la-plume.html&quot; title=&quot;Tu retrouves, avec la plume... (5 mai 2006)&quot;&gt;plume&lt;/a&gt;, ni de trace d’un quelconque combat. Après s’être purgé avec une longue tige gelée et avoir observé un merle inaccessible, il s’en alla nonchalamment vers le fond du jardin.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;[&lt;em&gt;Alter ego&lt;/em&gt; est une pièce très contemporaine pour violoncelle soliste. Elle n’a rien d’apaisant, ni qui incite à la paresse. Le chat, d’un magnifique gris uniforme, ne s’était jamais montré auparavant dans ce jardin.]&lt;/p&gt;
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                <title>Rub(r)ik's Kubb</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>1295</category>
                                                <pubDate>Sun, 24 Dec 2006 15:45:15 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;e matin, je reçus un coup de téléphone d’un éditeur, à qui j’avais envoyé un tapuscrit en septembre, et qui m’avait écrit, sans tarder, une lettre de refus pleine d’humour bienveillant et de remarques globalement justes. À l’époque, j’avais songé à reproduire dans ces carnets-ci plusieurs passages de cette lettre et à les commenter. Puis j’étais passé à d’autres fritures.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Or, ce matin, l’éditeur ne se rappelait plus s’il m’avait écrit ou non. Il venait de relire le manuscrit, fort bref, et trouvait surprenant de ne pas avoir coché mon nom, car, d’ordinaire, il indique toujours l’envoi d’une lettre de refus, à titre de pense-bête. Ce petit quiproquo fut l’occasion d’une brève conversation, très chaleureuse. Il m’a redit qu’il trouvait certains textes « vraiment très bien » et qu’il ne fallait pas que j’hésite à lui envoyer de nouveaux essais de ma main.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les lecteurs les plus fidèles de ces carnets connaissent déjà les textes en question, puisque ce sont ceux qui composent &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archives/category/59.html&quot;&gt;la rubrique &lt;em&gt;59&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. J’avais donné, pour titre de mon tapuscrit, &lt;em&gt;J’allaite le nouveau Kant&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Peu après cette conversation, relisant – afin de le publier dans &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/aujourd_hier/&quot;&gt;la nouvelle rubrique &lt;em&gt;Aujourd’hier&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; – un petit texte écrit hier, je vérifiai, machinalement, le nombre de mots grâce à l’outil de statistiques de Word : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/12/24/meme-un-poeme1.html&quot; title=&quot;Même un poème (écrit hier, paru aujourd'hui même)&quot;&gt;cinquante-neuf mots&lt;/a&gt;. Il fallait célébrer cette coïncidence bouffonne en créant aussitôt une nouvelle catégorie, sœur de la précédente, et, de ce fait, baptisée &lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/j_allaite_le_nouveau_kant_ii/&quot;&gt;J’allaite le nouveau Kant, II&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Et, en trichant à peine, je pourrai publier celui-ci dans &lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/1295/&quot;&gt;1295&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; !)&lt;/p&gt;
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                <title>Parenthèses (Vitraux, version 1089/1295)</title>
                <link>http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/11/20/parentheses-vitraux-version-1089-1295.html</link>
                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>1295</category>
                                                <pubDate>Mon, 20 Nov 2006 14:00:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;(À&lt;/strong&gt; vrai dire, je ne comprends pas comment un texte long de 105 mots peut ne compter que cent espaces. Ce sont peut-être les parenthèses qui jouent des tours, mais dans tous les cas, le projet consiste à faire confiance au dénombreur de Word, ce qui est certainement une erreur d’un point de vue statistique, mais permet une grande souplesse d’écriture tout en maintenant la rigueur des contraintes arithmétiques. Si faussée fût-elle, une norme savait toujours servir d’étalon. (Un ami s’étonne ici du recours à l’imparfait. &lt;em&gt;On&lt;/em&gt; n’est pas mort que je sache. (D’autres s’impatientent, justement et à juste titre, de ces parenthèses. Le texte – comme on le dit d’un spectacle – va-t-il enfin commencer&amp;nbsp;?)))&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J’y repense, on entrevoyait sur la première photo, à travers les vitraux teintés, les ombres fastueuses de la collégiale Saint-Ours.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le roi s’en bat l’œil, pensez.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Qu’on tire au corbeau du rêve des chants qui eussent pu illuminer la nuit, c’est très surprenant.)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Questionnez donc les freux, qu’ils avouent ce qu’ils faisaient dans ce champ de ruines (de mines). Ils s’envolent en lourds nuages célestes, plumes qui donnent l’image, finement ciselée, de l’artiste croquant ses crayons avant de les tailler, encore et encore.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’un d’entre eux freux m’assène qu’il fut un temps où j’étais souverain.&lt;/p&gt;
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