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                <title>Les Yeux de l’âme</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                <category>Aujourd'hier</category>
                                <category>J'Aurai Zig-Zagué</category>
                                                <pubDate>Wed, 06 Feb 2008 06:20:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;S&lt;/strong&gt;oul Eyes&lt;/em&gt; est un album enregistré en 1997 par le pianiste Mal Waldron. Comme j’aime beaucoup Waldron – mais aussi son batteur Andrew Cyrille et son bassiste Reggie Workman – cet album devrait me plaire. Or, non. Pas vraiment. Il ne me déplaît pas, mais peut-être est-il trop bricolé, trop hétérogène. Cinq des dix morceaux sont chantés, Steve Coleman fait une apparition (fantôme (car &lt;em&gt;rerecording&lt;/em&gt;)) sur deux titres et Joe Henderson sur un. L’ensemble manque vraiment trop d’unité&amp;nbsp;; pourtant, je ne suis pas un puriste, de ce côté-là.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'album offre aussi un contraste saisissant entre les deux voix, Jeanne Lee, qui chante trois chansons, et Abbey Lincoln, qui en chante deux. J’ai déjà eu l’occasion d’écrire, plusieurs fois, quel culte je vouais à la voix d’Abbey Lincoln. Or, tout sépare Lee de Lincoln. Jeanne Lee est tout ce que je n’aime pas&amp;nbsp;: maniérée, &lt;em&gt;bluesy&lt;/em&gt; d’une façon convenue, limite grue tant elle se croit distinguée. Abbey Lincoln, elle, est une immense chanteuse&amp;nbsp;: sa voix est tour à tour lourde et aérienne, fragile, profonde, bouillonnante, maniériste.&lt;/p&gt;
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                <title>Lourdement, déchu</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Aujourd'hier</category>
                                                <pubDate>Mon, 21 Jan 2008 10:22:48 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;ourdement, pesamment&lt;/p&gt; &lt;p&gt;tombant tombant lourdement&lt;/p&gt; &lt;p&gt;comme en un rêve dans l'étang&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La porte sombre ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;aux noyades étouffades&lt;/p&gt; &lt;p&gt;préférer les sourdines&lt;/p&gt; &lt;p&gt;lourdes d'avoir déchu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt;
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                <title>Lew Welch, quite a rare bit</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Aujourd'hier</category>
                                                <pubDate>Sun, 18 Nov 2007 20:23:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;P&lt;/strong&gt;longé une bonne partie dans l’après-midi dans les poèmes et les textes théoriques – hilarants – du poète américain Lew Welch, je continue de déplorer, sottement, sans aucune robustesse d’âme, la mollesse de mon indolence, l’étendue vasouillarde de ma paresse, et en cela la friche de mes traductions. Depuis septembre 2006, j’aurais dû, même sans contrat, traduire au moins un roman et un recueil de poèmes, ne serait-ce que pour moi. C’est lamentable de ne travailler qu’à la trique, ou, du moins, à l’éperon. Au moins, la grande fraîcheur des poèmes a-t-elle contribué à contrecarrer la noirceur de mes atermoiements. Il y a là des sauvageries de rythme, des pépites, une vraie pâte linguistique longuement travaillée, qui redonne vigueur au lecteur. De là – pour mon gouvernail – à me redonner du tonus créatif, c’est une autre affaire. (C’est ridicule, ce billet : on dirait que je cherche à pasticher Landolfi. Pas du tout.)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J’ai tout de même noté, dans les essais, quelques collusions intéressantes avec mes travaux actuels.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et aussi – en amont, lire Welch m’a incité à ouvrir de nouveau Spicer, ce que je n’avais pas fait depuis ma traduction – inédite et même perdue, je crois – de son &lt;em&gt;Graal&lt;/em&gt;. En aval, il me pousse à découvrir enfin Snyder et Corso, et aussi Whalen, dont je n’avais jamais entendu parler.&lt;/p&gt;
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                <title>« un petit nu masculin de De Pisis »</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Aujourd'hier</category>
                                                <pubDate>Sat, 08 Sep 2007 17:20:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;«&amp;nbsp;A&lt;/strong&gt;insi, par la porte de communication, il me fut permis de voir déjà alors quelque chose de cette pièce&amp;nbsp;: une partie du lit, sur lequel il y avait une couverture de laine à carreaux rouges et bleus, du type sportif, au pied du lit un pouf en cuir, &lt;img src=&quot;http://mumm.hautetfort.com/media/00/00/c0674378215b415fe0b9962495e94c27.jpg&quot; alt=&quot;c0674378215b415fe0b9962495e94c27.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-535114&quot; name=&quot;media-535114&quot; /&gt;et, accroché au mur à côté de la porte qui y était encastrée et qui donnait dans la salle de bains, porte elle aussi entrouverte, un petit nu masculin de De Pisis encadré par une simple baguette claire.&amp;nbsp;» (&lt;em&gt;Le Jardin des Finzi-Contini&lt;/em&gt;, traduction de Michel Arnaud. Gallimard, p. 152)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C’est le seul nu masculin de Filippo de Pisis que j’aie pu dénicher sur la Toile, mais cela, évidemment, ne signifie rien, d’autant que ce nu du récit peut être tout à fait imaginaire, chimérique. Seul De Pisis (né Filippo Tibertelli) n’est pas inventé, à coup sûr. Il est mort en 1956, année qui voit Bassani devenir célèbre grâce aux &lt;em&gt;Cinq histoires de Ferrare&lt;/em&gt; (si j’en crois le rabat de 2e de couverture de l’édition Gallimard).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Surtout, il a tout de même peint cet émouvant &lt;em&gt;Portrait d’Allegro&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; l’ami du narrateur, dans la chambre duquel se trouve le nu du récit, se prénomme &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Alberto&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Rien n’aura de fond que le nom.&lt;/p&gt;
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                <title>Fables de feu</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                <category>J'Aurai Zig-Zagué</category>
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                                                <pubDate>Wed, 15 Aug 2007 01:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Fire&lt;/strong&gt; Waltz&lt;/em&gt;, par le quintette de Dolphy. (16 juillet 1961). Il s’agit d’une de mes compositions favorites de Mal Waldron, et, comme je suis persuadé d’en détenir un enregistrement de Waldron en duo avec Steve Lacy, je cherche frénétiquement dans ma discothèque. Rien, évidemment, même de proche en proche, de clarinettiste en clarinettiste. Ai-je aussi été induit en erreur par les nombreux &lt;em&gt;vinyls&lt;/em&gt; écoutés, fin juillet, dans la maison de Chalosse&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Resterait à clore par un détour côté Mingus, dont j’ai fait mon miel (&lt;em&gt;Fables of Faubus&lt;/em&gt;, plus que jamais), au point de rapporter, de Chalosse toujours, six CD de Mingus, qu’il serait temps que je connaisse mieux, avec ce bail qu’on se fréquente, lui et moi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’autre jour, baigné d’une lumière pluvieuse, nageant en plein bonheur, je me disais qu’Archie Shepp ni Jimmy Giuffre n’ont joué la valse du feu ou ces &lt;em&gt;fables&lt;/em&gt;-là, mais que j’aurais, moi, donné beaucoup pour avoir composé l’un et l’autre de ces hauts morceaux (et savoir les bricoler différemment).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;[14 août.]&lt;/p&gt;
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                <title>Novionates (303/20)</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                <category>Diableries manuelles</category>
                                <category>Novionates</category>
                                                <pubDate>Fri, 27 Apr 2007 10:30:27 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;D'&lt;/strong&gt;exergues tardifs en complaintes, nous voici parvenus au bord de ce ruisseau qu'ombragent des vergnes. Je te raconte ma vie sentimentale par le menu, en allemand puis en italien. Tu reviens à l'anglais, plus sûr pour toi, surtout pour ces sujets délicats. Quand je te propose de goûter les fruits du sureau tu as peur de t'empoisonner. Que j'aime écrire à l'encre d'herbe au bord des rivières neigeuses, l'été.&lt;/p&gt;
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                <title>Autobiographie neuve</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 07 Mar 2007 08:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt;épondant aux ultimata de l’olibrius Cingal (en lien ci-contre, avec cinq autres privilégiés (il faudrait que je refasse ma liste de liens)), je livre ici dix phrases me concernant, dont une seule est fausse. J’ai un peu copié certaines idées de l’original, mais les faits n’appartiennent qu’à moi.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;1. En 1982, j’ai trouvé, dans un camping près de Crystal Palace, une cuillère à café finement décorée, que je possède toujours.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;2. En 1985, à la foire de Hambourg, j’ai mangé la dernière barbe-à-papa de mon existence.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;3. Fin juin 1987, j’ai passé plusieurs jours à pleurer après avoir dit adieu à mon meilleur ami, qui repartait en Suisse avec sa mère.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;4. En 1988 (vers le 1er août), nous avons atteint, en Renault 30 et caravane, un point plus septentrional que le Cap Nord : c’était un village de pêcheurs qui s’appelait Berlevåg (et que ma mère avait persisté, quelque temps, à rebaptiser Røndeslåv).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;5. En 1991, j’ai passé une semaine à Madrid à ne rien faire, tout cela aux frais du Conseil Régional d’Aquitaine.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;6. Une nuit de l’hiver 1995, en Irlande, j’ai fait sept fois l’amour, avec trois femmes différentes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;7. En 1997, j’ai joué le rôle du jeune homme dans &lt;em&gt;Lorsque cinq ans seront passés&lt;/em&gt; de Federico Garcia Lorca.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;8. En 2000, en Tunisie, j’ai failli mourir dans un accident de la route.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;9. Au printemps 2002, j’ai repris brièvement contact avec mon ami d’adolescence (suisse).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;10. En 2006, j’ai vu, pour la première fois, &lt;em&gt;Les fraises sauvages&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt;
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                <title>Appuyer sur le champignon</title>
                <link>http://mumm.hautetfort.com/archive/2007/03/03/appuyer-sur-le-champignon.html</link>
                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Aujourd'hier</category>
                                                <pubDate>Sat, 03 Mar 2007 10:00:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mumm.hautetfort.com/images/medium_Bayrou_prefere_les_giraulles.JPG&quot; alt=&quot;medium_Bayrou_prefere_les_giraulles.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Pourtant, je crois savoir que François Bayrou préfère les giraulles.&lt;/div&gt;
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                <title>Rooty potatoes</title>
                <link>http://mumm.hautetfort.com/archive/2007/01/30/rooty-potatoes.html</link>
                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Aujourd'hier</category>
                                                <pubDate>Tue, 30 Jan 2007 11:21:39 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;l y a neuf mois, j'avais (sans soulever de commentaire intrigué) employé, pour décrire ces micro-tubercules qui percent la peau de pommes de terre trop vieilles (ou &quot;passées&quot;), &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/05/08/filles-economes.html&quot; title=&quot;Filles économes, 8 mai 2006&quot;&gt;l'expression &lt;em&gt;faire des filles&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, que je n'ai entendu dire qu'à la grand-mère paternelle de c'était, et à c'était elle-même, quoique d'une façon plus parodique, ou, du moins, citationnelle. Eh bien, ne voilà-t-il pas que je trouve, au tout début de &lt;em&gt;Shalimar the Clown&lt;/em&gt;, une phrase que, si je ne la comprends pas de travers,&amp;nbsp;l'on pourrait traduire au moyen de cette expression.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;All of which was spoken while turning &lt;strong&gt;a rooty potato&lt;/strong&gt; in her hand. (Salman Rushdie. &lt;em&gt;Shalimar the Clown&lt;/em&gt;. QPD, 2005, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://paperbackdigital.com/t_ebook_excerpt.php?s=3&amp;amp;c=8&amp;amp;tid=8778&quot; title=&quot;Début du chapitre 1 de SHALIMAR THE CLOWN&quot;&gt;p. 9&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le hic, bien entendu, c'est que l'expression &lt;em&gt;faire des filles&lt;/em&gt; est tout à fait locale (landaise?), peut-être archaïquement même, et ne correspond en rien à &lt;em&gt;rooty potato&lt;/em&gt;, formule plus courante, ou, à tout le moins, compréhensible à qui ne la connaîtrait pas. Cela dit, la question reste entière : comment dit-on, en français courant, &quot;rooty potato&quot; ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Au demeurant, j'étais farci de doutes et tenaillé d'appréhensions en me décidant enfin à lire, suivant en cela les objurgations de ma soeur, &lt;em&gt;Shalimar the Clown&lt;/em&gt;, car, admiratif de &lt;em&gt;Shame&lt;/em&gt;, un peu moins de &lt;em&gt;Midnight's Children&lt;/em&gt;, mais infiniment du &lt;em&gt;Moor's Last Sigh&lt;/em&gt;, j'avais été affreusement déçu par &lt;em&gt;The Ground Beneath Her Feet&lt;/em&gt;, balancé avec colère &amp;amp; hurlements au bout de 300 pages (circa 1999).)&lt;/p&gt;
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                <title>Dans son bec un fromage</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
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                                <category>Aujourd'hier</category>
                                <category>MAS</category>
                                                <pubDate>Sun, 14 Jan 2007 19:20:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;J&lt;/strong&gt;ardin du Ranelagh, deux heures moins le quart.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Flot ininterrompu de voitures, et pourtant enfants qui jouent au ballon, jusque sur la rue. Sur une rue où ne passe aucun véhicule, un bambin tape dans un ballon orange fluorescent que lui renvoie son père (grand-père), qui doit, sous son imperméable beige, avoir le bras en écharpe (forme protubérante et manche droite vide).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J’écris ceci sur l’une des places de l’hémicycle de pierre qui borde la statue de La Fontaine par Correia (1983). Il faudrait avoir un appareil photo avec soi, et puis non puisque je trouverai des reproductions de cette statue – pas très réussie d’ailleurs mais émouvante – sur la Toile. De la place où je suis installé, je vois le profil du renard qui se pourlèche et, si le corbeau penché vers lui m’est nettement visible, seul le quart supérieur du camembert (car c’est un camembert !) n’est pas caché par le socle. La statue a été fondue en Italie (références au dos du socle en italien, pour ceux que cela intéresse).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une vieille gitane trimbale ses trois poneys délabrés dans la partie nord du parc, sans qu’aucun enfant ne se préoccupe d’eux ni d’elle. De l’autre côté, une cabane fermée, rayée de blanc et de vert, aux couleurs des marionnettes du Ranelagh, annonce qu’il s’agit de la fermeture saisonnière d’hiver.&lt;/p&gt;
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