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        <title>. - comment_je_n_ai_pas_celebre_le_centenaire_de_s.b.</title>
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                <title>XXXI</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Sat, 13 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;J'&lt;/strong&gt;ai fini par rencontrer, après de nombreuses pérégrinations, Barclay Beckett. Il allait fêter ses cent ans, radieux et joyeux, dans sa vieille demeure, en Irlande.&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Jamais je n'aurais pensé que vous seriez revenu en Irlande.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Mais je n'ai jamais quitté l'Irlande. Episodiquement, à peine.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Ah ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Notre bref dialogue fut interrompu par l'arrivée tapageuse de Donleavy, jouant de la clarinette. la vaste pièce s'inonda de monde. Plusieurs &lt;em&gt;slant-cha&lt;/em&gt; retentirent. En me lançant un clin d'oeil, Breyten me dit, dans un français rugueux et d'une beauté à couper le souffle :&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Je suis l'année de la mort de Freud. Tu n'avais jamais pensé à ça, n'est-ce pas ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Oh, ne m'appelez pas Mathieu, je vous en prie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- On ne se tutoie plus ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce fut une grande amicale beuverie. Il y avait là plusieurs femmes très élégantes et quelques véritables beautés. L'une, qui se présenta à moi comme la petite-fille de Barclay Beckett (qu'elle persistait à nommer &quot;Uncle Sam&quot;), s'avéra être Wanda Walrus, dont j'ai lu tous les livres et les poèmes et à qui j'ai consacré plusieurs articles dans des revues méconnues publiées par d'impécunieux centres de recherche universitaires français. J'eus avec elle une longue conversation. Elle me dit qu'elle connaissait un peu Enrique Vila-Matas. Quand nous sortîmes dans le jardin, il régnait une nuit noire, et elle me lança : &quot;Tu ferais un très bon centenaire, si tu ne mourais pas avant.&quot;&lt;/p&gt;
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                <title>XXX</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Fri, 12 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;e que dit Barclay :&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;La messe est dite, et la fesse est maudite.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;C'est une farce, dites ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Je m'enfonce dans la fosse, piochant allègrement avec ma plume.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Messieurs songent.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt;
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                <title>XXIX</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Thu, 11 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;jouter une demi-syllabe à un tanka ne doit pas être chose facile. Pensait Samuel Barclay Beckett un beau jour de décembre 1934 en contemplant la couverture ternie de l'édition originale de &lt;em&gt;More Pricks than Kicks&lt;/em&gt;. D'où me vient ce sentiment de fin du monde ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ses yeux tombèrent, au hasard d'un feuillettage, sur cette phrase qu'il avait marquée au crayon, et qui lui sembla ne pas être de lui : &quot;Past the worst of his best, there was nothing so very terrible in that, on the contrary&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quand mon âge se tiendra au centre de la trente-deuxième année, je recevrai une lettre d'un inconnu érudit, qui m'écrira que le docteur Seamus Freud est mort, lui aussi, à quatre-vingt-trois ans, mais qu'il est né cinquante ans avant moi. Ce sera à n'y rien comprendre, puisque Freud se prénommera encore, que je sache, Sigmund, et qu'il ne sera pas mort.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;The owner was out in the field, scarifying the dry furrows with a fork.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cap au pire.&lt;/p&gt;
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                <title>XXVIII</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Wed, 10 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;uand je commandai, au tout début du mois d'avril, un exemplaire du dernier livre de Margaret Atwood, &lt;em&gt;The&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Penelopiad&lt;/em&gt;, je pensais le ramener à ma mère (qui, contrairement à moi, aime cette écrivaine) lors des vacances de Pâques, et ce d'autant que mes parents rentraient d'un voyage à Chypre. Je ne savais pas alors que l'exemplaire mettrait plus d'un mois à me parvenir (à tel point d'ailleurs que j'avais oublié avoir passé cette commande), me donnant alors l'idée de le transformer en cadeau de fête des mères (cette divulgation n'a pas d'importance : ma mère ne lit pas ce &lt;em&gt;blog&lt;/em&gt;), et je n'avais pas non plus emprunté, plus ou moins par hasard, &lt;em&gt;Wittgenstein's Mistress&lt;/em&gt;, le roman de David Markson (je l'ai choisi sur l'un des rayonnages de la bibliothèque d'anglais des Tanneurs le 13 avril, pour le soixante-septième anniversaire de Seamus Heaney).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Or, il se trouve que, feuillettant l'exemplaire du roman de Margaret Atwood (qui n'a, une fois encore, pas l'air de casser des briques), je me suis rappelé que la narratrice de &lt;em&gt;Wittgenstein's Mistress&lt;/em&gt; cite à plusieurs reprises l'hypothèse selon laquelle l'&lt;em&gt;Odyssée&lt;/em&gt; aurait été écrite par une femme, hypothèse qu'elle n'attribue pas à son véritable auteur (car elle s'embrouille assez souvent, ce qui fait le charme du roman). Atwood, qui se targue pourtant d'une culture à toute épreuve,&amp;nbsp;ne semble pas avoir eu vent de cela. En tout cas, elle n'en souffle pas mot dans les notes qui closent l'ouvrage.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'ai donc pris mon plus beau clavier pour écrire un courrier électronique au professeur Seamus Waddington, qui m'a confirmé tout le bien que je pensais de l'auteur de l'hypothèse pourtant passablement farfelue et évoquée ci-dessus, et tout le mal que l'on peut dire de l'écrivaine canadienne. Le plus surprenant, c'est qu'Enrique Vila-Matas a aussi répondu à mon e-mail, que je ne lui avais pourtant pas adressé.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Voici ce que m'écrit le génial écrivain barcelonais :&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cher Mathieu,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;que l'&lt;em&gt;Odyssée&lt;/em&gt; ait été écrite par une femme ne fait aucun doute. D'ailleurs, Fleur Jaeggy m'a confié un jour n'avoir jamais pu traduire un seul vers de l'&lt;em&gt;Iliade&lt;/em&gt;. N'est-ce pas là une preuve irréfutable ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Toutefois, cher Mathieu, vous m'avez menti sur vos recherches, et, depuis, je vous appelle le mystificateur à la dernière gorgée de bière. Vous savez pourquoi : en me quittant, ce soir-là, vous avez prononcé cette phrase d'une beauté envoûtante : &quot;&lt;em&gt;Je prends cette dernière gorgée de bière, et après un taxi&lt;/em&gt;.&quot; Voilà pourquoi je vous nomme, depuis lors, le mystificateur à la dernière gorgée de bière, ce qui vous rend cher à mon coeur et me donne grand plaisir dès que je reçois un e-mail de vous, même si je préfèrerais vous voir creuser l'éventuelle parenté entre votre maudit Barclay et son petit neveu Justin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il n'est pas facile de ramper sans chaussures.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bien à vous,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enrique V.-M.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dois-je lui répondre en faisant une allusion savante au roman de Markson, ou simplement m'offusquer qu'il puisse répondre à un courrier que je ne lui ai jamais envoyé ? Ah ! il n'est pas facile d'être le confident d'écrivains géniaux. Quand j'aurai fini d'écrire ces pages pour ne pas célébrer S.B., je prendrai pour nom de plume Max B., histoire de montrer à tous mon visage de traître.&lt;/p&gt;
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                <title>XXVII</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Tue, 09 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e 13 avril 1939, Samuel Barclay Beckett fêtait ses trente-trois ans avec un mois d'avance, et n'osa toutefois pas parodier la Cène, au cours du repas d'anniversaire auquel il n'avait pas invité ses meilleurs amis, de crainte que l'un d'entre eux n'ait le regard acéré de Judas. William Barker Lymer mourait à Hawaï, à cinquante-cinq ans, pour être aussitôt oublié ; pour son enterrement, ils étaient cent treize à table. Le 13 avril 1939, pendant que Samuel B. se préparait à se remettre d'une mémorable gueule de&amp;nbsp;bois,&amp;nbsp;naissait Seamus Justin Heaney, poète irlandais&amp;nbsp;qui reçut le&amp;nbsp;Prix Nobel en 1995, vingt-six ans après son illustre et dublinois prédécesseur.&lt;/p&gt;
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                <title>XXVI</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Mon, 08 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;uand on visite le château de Combourg, on ne manque pas d'entendre prononcer le nom de Madame de Récamier.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Rien de plus (à moins que).&lt;/p&gt;
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                <title>XXV</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Sun, 07 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;« Ça&lt;/strong&gt; ne s’invente pas : dans le grand Robert, Obock se trouve immédiatement après Oblomov. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Que ces propos me soient tenus par un spécialiste renommé de Flann O’Brien, le professeur Seamus Waddington, aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Pourquoi aussi tous ces messieurs imbus de Beckett étaient-ils d’aussi parfaits francophiles ? Pourquoi le professeur Waddington avait-il, sur ses rayonnages, la même édition du grand Robert en douze volumes que mon beau-père ? Pourquoi m’étais-je embarqué pour les Etats-Unis, pour la première fois de ma vie, dans le seul but de glaner quelques conversations pour mon grand livre de souvenirs consacré au centenaire de la naissance de Beckett ? Pourquoi le grand-père de ma compagne, mort trois ans avant que je la rencontre et que je n’ai conséquemment pas connu, disait-il qu’il se « burclait » les mains avec son Opinel ? Quelles vaines chimères poursuis-je dans ces pages ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Avoir un petit vélo dans la tête : cette expression, dont notre spécialiste mondial de l’incongru, Pierre Jourde, semble faire peu de cas, m’évoque &lt;em&gt;The Third Policeman&lt;/em&gt;, délicieuse pochade métaphysique et roman d’espionnage littéraire de Flann O’ Brien. Sur la métaphore du cycle dans l’œuvre de Flann O’Brien, le professeur Waddington est intarissable. Il me rappelle un immense ours en peluche, qui me fit m’exclamer, un jour d’août 1992, à Londres : « C’est de l’orange ! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il n’est guère question de bicyclette dans les poèmes de Paul Eluard, mais, en ce jour d’août 1992, j’avais acheté, un peu par hasard, sur la foi des quatrièmes de couverture, plusieurs livres d’un auteur sud-africain alors inconnu de moi : Breyten Breytenbach. Le monde peut s’effondrer dans l’onde, et, sur les rivages de la Tamise, nous nous sommes tant aimés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je devrais prendre des notes, au lieu de divaguer. Je devrais me concentrer sur les prolixes débordements du professeur Waddington. &lt;em&gt;Le chagrin lâchait la bonde.&lt;/em&gt; Tout de même, je ne vois pas pourquoi, pour ce projet beckettien, je lirais les œuvres complètes de Henry de Monfreid.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;………………&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sous la pluie d’avril, je m’éloignai, songeant que j’avais mangé mon pain blanc, car il me restait si peu de jours pour ne pas célébrer Samuel B., et le 13 mai encore était loin.&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/05/06/xxiv.html</guid>
                <title>XXIV</title>
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                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Sat, 06 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;(&lt;em&gt;N&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;oir absolu. Deux voix qui pourraient être la même&lt;/em&gt;.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu as oublié de remercier Madame de Récamier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, elle gisait dans son salon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'appelait-elle Gisèle ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non : elle gisait. Du verbe &lt;em&gt;gésir&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah, la salade aux gésiers... Combien de temps s'est écoulé depuis que je n'en ai mangé ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arrête t'es malade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans point d'exclamation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une consonne pour une autre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des paronymes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Départ pour Nîmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'empêche que tu n'as pas remercié Madame de Récamier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(&lt;em&gt;Bruit de pas s'éloignant&lt;/em&gt;.)&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/05/05/xxiii.html</guid>
                <title>XXIII</title>
                <link>http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/05/05/xxiii.html</link>
                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Fri, 05 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;e zéhéros n’est pas n’importe qui.&lt;/em&gt; Qu’un certain Zero Mostel ait voulu réaliser une adaptation cinématographique d’&lt;em&gt;En attendant Godot&lt;/em&gt; (et que Beckett ait refusé), semble inimaginable, trop beau pour être faux. Emily Dickinson avait le sang glacé, zéro aux os. Que l’on me pèle une poire Williams.&lt;/p&gt;
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                <title>XXII</title>
                <link>http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/05/04/xxii.html</link>
                <author>noreply@ (MuMM)</author>
                                                <category>59</category>
                                <category>Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B.</category>
                                                <pubDate>Thu, 04 May 2006 13:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;a grand-mère de &lt;em&gt;c’était&lt;/em&gt; : « Quand j’étais en pension, à Aire, en haut de la côte du Mas, il y avait une salle avec les malles. C’est là qu’on se cachait pour fumer. »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce devait être au début des années 1930. Samuel Beckett était rentré en Irlande. Il ne se cachait pas pour fumer, mais pour le reste, oui.&lt;/p&gt;
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