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<title>. - yyy</title>
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<lastBuildDate>Tue, 13 Jan 2009 13:14:57 +0100</lastBuildDate>
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<title>Station balnéaire transformée en citrouille (version 1110/1333)</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 17:23:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;n midi ensoleillé d’hiver, une voiture vert pâle s’est arrêtée près de l’épicerie. Un homme en est descendu, qui acheta du magret fumé, du camembert et des pommes avant de demander le chemin de la boulangerie. Tandis qu’une femme et son fils jouaient sur le terrain du fronton – l’enfant faisait du vélo et la femme lui courait après en l’acclamant – il s’est dirigé vers le cinéma, a longé l’office de tourisme, tous deux fermés bien sûr. À la boulangerie, où – curieusement tant la petite ville semblait déserte – attendaient déjà trois personnes, il a acheté deux baguettes, puis, après s’être attardé quelques minutes à interroger du regard les affiches décolorées, les lambeaux de nuages gris, la peinture écarlate du fronton, il est reparti vers sa voiture, l’air songeur, inquiet peut-être. Il n’a pas redémarré tout de suite.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quelques heures plus tard, on l’a retrouvé pendu à un pin robuste quoique calciné, au bord de l’étang de Sanguinet, dont les flots désespérément bleus baignaient les plages désertes. Il avait mangé, sous forme de sandwiches et en un temps que les légistes ont estimé proche du record, la totalité des aliments qu’il avait achetés ce midi-là à l’épicerie. Un recueil de poèmes de Rose Ausländer dépassait de la poche gauche de son blouson.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On n’a jamais rien su de ces détails, dans son village natal.&lt;/p&gt; 
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<title>Gare de Facture (version 582/695)</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Wed, 27 Feb 2008 15:30:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;1 décembre 1962. New York. Ornette bande ses anches. &lt;em&gt;The Ark&lt;/em&gt; : l’arche. Noël vient toujours après Noé, d’autant que l’averse gronde. L’orage tombe en miettes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;19 février 2008. Le jour se lève sur le port d’Arcachon. Les promoteurs ont tout salopé, bien sûr ; l’anarchie règne dans la station balnéaire où Liszt et Manet passaient leurs fugues ; seuls quelques quartiers – quelques rues – ont gardé une part de leur harmonie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Voici que les lueurs rougeoyantes sur fond de ciel pluvieux pétrole dorment encore d’un sommeil tardif, à ne pas prendre au tragique. Trouée dans la nuit brune, bleue de lune, fulgurante aux paupières. Le seigle s’envole en arpèges, papier d’écume pour d’autres factures.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img width=&quot;500&quot; src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3131/2285217931_0ebf959073.jpg&quot; alt=&quot;Le bassin d'Arcachon, &amp;amp; port de pêche&quot; height=&quot;375&quot; /&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>Envolée</title>
<link>http://mumm.hautetfort.com/archive/2008/01/10/envolee.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Thu, 10 Jan 2008 01:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;[ &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;29.12.2007.&lt;/font&gt; ]&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;l n’est pas nécessairement agréable de se retrouver seul, dans l’obscurité, à écrire dans une maison qui, chauffée tout le jour par une cheminée un peu fumante, a pu être aérée mais conserve tout de même, dans son atmosphère, un je ne sais quoi de fuligineux, et ce d’autant moins que la mélancolie n’a pu manquer de se faire envahissante, après une heure passée à ramasser, sous une bruine crachinante, des feuilles et des cônes d’épicéa trempés, sauf à considérer que le souvenir, soudain revenu, des huit hérons garde-bœuf d’une parfaite blancheur entrevus près du chantier de la maison voisine ne suffise, pour l’heure, à empêcher la victoire des pulsions suicidaires.&lt;/p&gt;
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<title>Thoughts I nourish while emptying the dishwasher</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 16:23:46 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;nfant, je savais qu’un verre à moutarde arborait forcément des dessins d’Astérix. Désormais tout se complique, et, transparents, ils ont le pied vert, bleu, rouge, orange, rose ou même jaune, et se couvrent, dans le lave-vaisselle, de traces ensuite indélébiles, qui ont pour conséquence qu’on finit par s’en défaire, grâce aux conteneurs de verre à recycler. Et je ne dis rien de l’hebdomadaire &lt;em&gt;Courrier international&lt;/em&gt;, qui est en fait un mensuel, tant je lis, en divers recoins de la maison, au petit bonheur la chance, des articles datés de fin septembre, voire d’août ou même, l’autre jour – et trois fois de suite –, de juin. Bo Diddley peut continuer à gratter l’automne.&lt;/p&gt;
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<title>Murs de ce savant (vers 1044/1265)</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Sun, 07 Oct 2007 23:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;J’&lt;/strong&gt;ai beau regarder les ballets de Gallotta et relire inlassablement toujours le même article sur Fatos Kongoli alors que je n’ai jamais lu ni même ouvert le moindre livre de Fatos Kongoli mais parce que le journal est ouvert à cette page dans les toilettes, je sais que je m’effile, complote dans les coulisses. J’ai oublié. Elle s’est étouffée en entendant cette nouvelle effarante. Dans ce jeu de dupes, si je tire les ficelles, on me dira bon pour le service, à faire oublier les coups de crosse et les démangeaisons du pollen. Ce n’est qu’après avoir fait enlever le cadavre que l’inspecteur remarqua la cuillère à porridge grasse de beurre, comme s’il avait soudain eu la conviction qu’il allait perdre son poste. &lt;em&gt;À qui est ce sac&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;la question allait de soi&lt;/strong&gt;. Je m’effile en me rasant le fémur, je guette, et regarde de tous côtés, jusqu’à voir ces deux enfants, de dix ans pas plus, qui se roulent un joint, avant de sortir d’un gros paquet de farine &lt;em&gt;Francine&lt;/em&gt;, facilement de quoi s’envoyer des lettres longues de cent lignes. À l’arrière, arborant le 15 en lettres blanches dans le dos, je reprends pile où je m’étais arrêté&amp;nbsp;(je m’effile en me rasant le fémur, je complote dans les coulisses, expertement, avec l’ardeur des nouveau-nés) me roulant une pelle.&lt;/p&gt;
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<title>Pointe du dard</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Mon, 10 Sep 2007 18:49:55 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;P&lt;/strong&gt;eut-être le mieux, après tout, pour dire quelque chose de ce séjour en &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/05/11/arcanes-des-neurones.html&quot;&gt;Bretagne&lt;/a&gt;, est-il de commencer par le mouton mort sur le tas de terre, au bord de cette petite route de campagne. C’était une route anodine, sans charme particulier, que l’on empruntait chaque jour pour rallier – du bourg avec son église, son &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/09/16/toute-une-vie.html&quot;&gt;calvaire&lt;/a&gt; et son bar-tabac – le gîte loué pour la semaine ; après près de trois kilomètres à voir se succéder les tournées vers autant de hameaux en Kerzunou et Kergaer, on tournait à gauche, et c’était là, après un coude, près d’une pauvre triade de bouleaux et un hangar rouillé, le gîte.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Or, le second soir, après avoir regardé pour la troisième fois le panneau de sortie de village dont la partie en langue bretonne ne différait que d’une seule lettre de la partie française, le champ et sa &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/03/10/vjollca.html&quot;&gt;quarantaine&lt;/a&gt; de moutons laids vaguement marqués de croix rouges, les fermettes aux hangars sans charme, l’allée droite de peupliers qui elle seule pût retenir, sur ce trajet, l’attention, on avait vu, sur le côté gauche de la route, près d’une boîte à lettres, le cadavre évident d’un mouton posé sur un petit remblai terreux, ce qui n’avait pas manqué de susciter quelques questions.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme, dans un moment de répit, allongé sur le canapé à carreaux bleus et jaune clair du salon, j’avais lu les trente premières pages des &lt;em&gt;Larmes&lt;/em&gt; de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/08/26/cesar-aira-ira-a-la-cesure.html&quot;&gt;César Aira&lt;/a&gt; en écoutant la brise souffler entre les bâtisses du hameau, je m’étais demandé si le paysan qui avait ainsi posé son mouton mort – pour quoi d’ailleurs ? pour faciliter le chargement du bestiau crevé par l’équarrisseur ? – n’avait pas eu le sentiment de composer un rare bouquet, à l’instar du narrateur de ce récit cristallin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Du gîte lui-même, il faudrait mettre hors de cause &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/08/31/commissaire-astolphe-chieuvrou.html&quot;&gt;l’ameublement hétéroclite et fade&lt;/a&gt; (à l’exception de la commode et de l’armoire des deux chambres), ainsi que les trois reproductions artistiques du salon et de la salle à manger : un cadre minuscule avec quatre dessins de Sempé, un Gauguin méconnu (deux Bretonnes en coiffe traditionnelle devant un champ vert et une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/11/06/plaqueminiers-suite.html&quot;&gt;ferme&lt;/a&gt;) et un tableau de John Dyer apparemment intitulé &lt;em&gt;Beside the Wave Gallery&lt;/em&gt; (encore que le mot « Gallery », placé là comme partie du titre, permette d’avoir quelques doutes). Non, si le narrateur des &lt;em&gt;Larmes&lt;/em&gt; insistait – à juste titre – sur l’existence des poubelles comme objets réclamant d’être photographiés (et je ne pense pas seulement, pour ma part, à celles d’Urval), il fallait voir, dans ce &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/03/26/visions-de-printemps-viii.html&quot;&gt;mouton&lt;/a&gt; mort balancé sans ménagement sur une motte, un appel quasiment esthétique aux rares touristes demeurés, par ce froid de canard pis qu’automnal, dans la région après la mi-août.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;À temps triste, offrande d’artiste ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;[ 19 août ]&lt;/p&gt;
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<title>Later / Avalon</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Tue, 28 Aug 2007 14:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;ans la danse des touches, sur ce saxophone ténor auquel manquent l’alpha et l’oméga, de sorte que nul ne peut exprimer la gamme des émotions de A à Z, Sonny Stitt convulse calmement quelques nuages qu’il fait pleuvoir en orage sur les routes poussiéreuses et desséchées de l’Arizona, bizarre spectre venu d’autres ères, d’autres sphères (aztèque peut-être), au point d’en chasser le camion déglingué et bringuebalant de la famille Joad, et sans s’étonner d’apprendre, désormais perdu dans les blizzards farouches d’Azerbaïdjan, que la grand-mère, en fin de compte, n’est pas morte comme une pauvresse, elle qui eut droit aux plus sublimes envolées de cet instrument lumineux à faire pleurer les nimbus.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;[21 juillet]&lt;/p&gt;
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<title>Gorilla Biscuits / Dance and Grow</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Sun, 14 Jan 2007 17:15:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Georgia&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;V&lt;/strong&gt;ingt minutes avant le départ du train, il monte dans le TGV et, à peine a-t-il posé ses affaires à une place &lt;i&gt;dans le sens de la marche&lt;/i&gt; (car la sienne, la 64, se situe contre le sens de la marche et cela procure migraines et nausées dès qu’il veut lire ou tapoter sur le clavier de son ordinateur) que la seule autre passagère s’approche de lui, et, le regardant de travers, lui fait comprendre que cette place qu’il s’arroge, la 44, est la sienne. Il recule de deux sièges en espérant ne pas avoir à déménager quatre ou cinq fois. Pendant ce temps, à Mogadiscio, les habitants de la capitale dévastée par quinze ans d’anarchie et de guerre civile ont vu leur ville débarrassée des islamistes et de la charia grâce aux Éthiopiens, contre qui les Somaliens ont perdu deux guerres atroces, et aux Américains, qui ont beaucoup contribué au bordel des années 1990. Faut pas s’étonner si al-Qaida… Il se dit et se répète &amp;amp; se répète encore &lt;i&gt;je suis un monstre je suis un monstre je suis un monstre je suis un monstre je suis un monstre je suis un monstre je suis un monstre je suis un monstre&lt;/i&gt; mais c’est pire encore, c’est, il est un homme, et le voilà condamné à cela, et le pire est qu’il espère être condamné à subir sa propre monstruosité humaine trop humaine encore des décennies pour profiter des regards des soleils des vins des jambes et des sourires des femmes des poèmes des mots et de la joie de vivre avec ceux qu’il aime. Sur le banc de mauvais zinc avoir lu le chapitre 3 puis le début du chapitre 4 de &lt;i&gt;The Demon&lt;/i&gt; et avoir observé ce sinistre individu, cet olibrius de pacotille sur tous les écrans, aux unes de tous les magazines et journaux, et s’être dix fois &lt;i&gt;dit ce n’est pas possible ce type est un monstre&lt;/i&gt;. Mais si c’est vous, quand même, que ferez-vous&amp;nbsp;? Faut pas s’étonner si…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Nu gerces</title>
<link>http://mumm.hautetfort.com/archive/2007/01/04/nu-gerces.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Thu, 04 Jan 2007 21:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;L’&lt;/strong&gt;espace se ravine. Oh, l’espace prend des rides, des plis. L’espace se plisse, et le ciel de lit aussi, toute la toile du ciel noir, noir comme jais, toute la toile se plisse, se fend, se déchire et revient en lamelles, en lambeaux, en feux, en zébrures, en masques, en gargarismes, en flambeaux, flammèches, et encore l’espace se ravine, encore et encore il y a des fissures, avec les embruns aussi qui passent dans les cheveux, des mèches de feu, des flèches de feu, des flammes de feu furieux, des flammes de feu fatiguées mais guère espacées, comme l’espace se ravine. Le ciel noir encore naît en pics, monte en pics, monte en neige, et lui aussi monte en flèche, se fissure aussi, ciel de lit, toile noire, pleine d’étoiles démons, de flammes démons, de limons terribles.&lt;/p&gt;
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<title>De porche en porche</title>
<link>http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/12/06/de-porche-en-porche.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (MuMM)</author>
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<pubDate>Wed, 06 Dec 2006 20:20:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;M&lt;/strong&gt;ercredi dernier, avant mon départ pour Paris, je lisais – sur le canapé de la chambre beige, où je surveillais d’un œil les tribulations du train électrique –&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mumm.hautetfort.com/images/medium_Paris_006.jpg&quot; alt=&quot;medium_Paris_006.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;“The Visits”, la neuvième nouvelle du huitième volume de l’édition Edel des &lt;em&gt;Complete Tales of Henry James&lt;/em&gt;. Or, cet après-midi, dans le jardin, je lisais “Collaboration”, la onzième de ce même tome, dans laquelle il est question – entre autres – d’un projet de collaboration, au lendemain de la guerre de 1870, entre un musicien allemand et un poète français. Il s’agit d’un livret d’opéra, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mumm.hautetfort.com/archive/2006/12/05/de-fiel-en-anguille.html&quot;&gt;comme hier déjà&lt;/a&gt;, il avait été question de la librettiste de Britten et d’&lt;em&gt;Owen Wingrave&lt;/em&gt;, nouvelle de Henry James. Tout se tient.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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