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dimanche, 28 août 2016

Arban

Untung-untung

    28 août 2014

La polka d'Arban pour cornet à pistons et piano, c'est pas subtil.

 

28 août 2016

D'ailleurs, je n'ai pas dû la réécouter depuis.

Cependant, ce ne sont pas les partitions qui manquent.

23:30 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

à la lune d'os blanc, en plein milieu d'après-midi

Pour Michel Butor *

    les reflets des vertèbres

dans les vitres —

fait le pitre

cette lune en os (funèbres

 

chants à claquer au chapitre)

sur tes lèvres

autres sèves

pour coiffer sur moi d'autres mitres

 

la lune fait des flaques

d'ombre et de feu

comment dire cette ossature

 

du poème que tu claques

pour quel enjeu

& pour coffrer quelle rature

 

 IMG_20160828_214318.jpg

 

 

* Les deux premiers vers sont “partis” d'une réécriture (un seul mot changé) d'une phrase lue dans Mobile.

21:51 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 27 août 2016

Roulette folle

Untung-untung

    27 août 2015

Partie historique de roulette folle aujourd'hui (c'était avant d'aller galérer aux Tanneurs) :

* 1ère partie gagnée 1053 à 953 par moi (avec 1000 atteint au 10e coup, ce qui est rare)

* 2e partie gagnée par Oméga, 1037 à 438 (avec 1000 atteint au 10e coup)

* 3e partie, “belle” en 5 coups, remportée par Oméga, 1003 à 862 (avec 1000 atteint au 5e coup, Oméga ayant totalisé 519 sur un seul coup, le premier (on ne doit pas être loin du record))

 

27 août 2016

La partie d'aujourd'hui, en deux manches et remportée par moi, fut tout aussi historique.

Dans la 1ère manche, j'ai atteint la barre des 1000 dès le quatrième coup (1019) et gagné 1984 à 1253. Sentiment général un peu gâché par le score négatif au dixième coup, car j'avais 2001 points après le neuvième (soit une moyenne, exceptionnelle voire record, de 222,33). 2ème manche gagnée 1564 à 1397, plus serrée donc, avec barre des 1000 atteinte par moi au sixième coup (1154).

22:22 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

Flaubert, casse-toi

(ce matin)

    À la crème trame des saisons qui se défilent sans que l'on puisse saisir le message, il n'y a pas d'espace dans lequel se réfugier. De l'été, il ne restera bientôt plus que la trace jaunie, celle de ces pelouses et de ces carrés d'herbe qui se noient sous le soleil, et de ces lettres mortes comme des chambres ou l'amour passe trop vite. Une lourde clef plastifiée de chambre d'hôtel, peut-être. L'accent grave et l'accent aigu se confondent pour ne rien dire de notre monde. La géolocalisation est égarée parmi les papiers gras de teneur électronique.

Une bite en plastique blanc couchée sur le trottoir, ce n'est pas nécessairement un camion qui l'a pliée. Il en faut du temps, pour avoir un jour la barbe du Père Noël sur un débardeur sale et tâché de graisse.

Terre-plein central. Le ruban de pelouse jaunie sur lequel alternent, plantés irrégulièrement, des érables déjà âgés et des arbres plus frênes frêles, plus frustes. La flèche pointe vers le dehors, c'est-à-dire vers le futur. C'est une flèche blanche banale, qu'on ne remarque même plus.

Descendre vers la Loire revient à attraper des rêves, avec l'ozone et le gasoil.

Ce point au loin est-il un caniche dans un manteau bleu ou un caddie ? Cette canette posée sur la rambarde qui sert de glissière de sécurité, est-ce de la bière ou une boisson énergisante ? Rose fuchsia d'une tenue de jogging. Jaune pétard d'une sacoche de vélo. Puis toutes les couleurs en une fresque habile sur la longue palissade de métal du chantier des Beaux-Arts...

Flaubert, casse-toi avec tes fioritures, ou ton refus d'icelles.

18:46 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (0)

[ sans titre ]

    bientôt

ou dans longtemps

 

on te verra

tu te verras

de haut comme pris par un drone

 

en train de quoi

de lire ou de jouer

 

de grelotter de froid ou crever en sueur

sous les tuiles béton

ton œil là dans la brise

à ne plus rien pouvoir écrire ni maudire

 

tous projets avortés

ébauches toutes laissées en chantier en perdition

 

de haut comme surpris

par le grand œil de rien

repère sans contrainte et visage sans forme

 

dans longtemps

ou bientôt

 

08:05 Publié dans La 42e Clandestine, Le terne XXIe, Les Murmures de Morminal, MAS, MOTS | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 26 août 2016

Loca

Untung-untung

    26 août 2012

Au Carrefour Market de Charnay-lès-Mâcon : raisin de Carpentras, fromages de Normandie, vins de Languedoc et de Bordeaux. Shoot them.

 

26 août 2016

Je suis incapable de déterminer si, il y a quatre ans, on disait déjà locavore.

11:04 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 25 août 2016

Plombes

Untung-untung

    25 août 2013

Dole. Le blues du lave-vaisselle dont le programme court dure deux plombes dans une cuisine américaine.

 

25 août 2016.

Deux années de suite (2012 et 2013), nous avons fini l'été par une semaine de vacances dans un gîte, d'abord en Mâconnais, ensuite dans le Jura. Depuis, c'est plutôt en juillet, et nous ne “remontons” pourtant pas in extremis des Landes.

 

19:28 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 15 août 2016

Chasse aux poks

Untung-untung

    15 août 2014

Dès 8 h 30, grand débat scholastique afin de savoir si Moustillon est une évolution de Mateloutre, ou l'inverse.

 

15 août 2016

Un moustique m'a tiré du lit. Où s'échapper, dans la maison natale, sans faire crisser les fenêtres qu'on referme à la cuisine ou froisser les peintures des encadrements de portes ? Le vacarme atténué partout efface le souvenir du ciel d'été sous une lune trop vive, trop jaune, qu'on boit avec les yeux.

06:38 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 16 juillet 2016

Un peu de lovage

    En transit, de Cornouailles vers les terres du Somerset, le brouillard nous a d'abord accompagnés jusqu'à la lisière de l'Exmoor, avant qu'on puisse enfin faire halte à Dunster, village très beau-villagisé dans lequel, à tout le moins, on aura appris ce qu'était la livèche, au goût si proche du céleri, et par quelles déformations cette plante se trouve être nommée, en anglais, lovage.

À Cleeve Abbey, après un beau fou rire suscité par les suricates qui font du golf, le quatuor s'est déguisé en moines avant de poser pour la postérité dans un mode très tagada-voilà-les-Dalton. Le pavement somptueux du treizième siècle n'a dû d'être conservé jusqu'ici qu'au désir de splendeur d'un abbé prieur qui fit construire un nouveau réfectoire selon un schéma plus classique, de sorte que le pavement, mieux que celui de l'église — sans doute abattue sur les ordres de Henry VIII, l'histoire ne le disait pas —, s'était sans doute, dans l'intervalle, dissimulé aux regards indiscrets : les archéologues, de nos jours, ne recouvrent-ils pas les chantiers de fouilles les plus fragiles, afin de les dérober aux pillages ?

Toujours, ici, on admire le peu de scories abîmant les campagnes, le peu de panneaux gâchant les sites. 28317387336_3182b1f58f_z.jpg

Après le débarquement au cottage, long tour au supermarché Waitrose, histoire de faire des courses un peu conséquentes. Un homme énorme portait un sac sur lequel était dessiné un éléphant, avec le slogan "Strong & Stolid". Indeed. Le jeton vert donné par le caissier n'était pas un jeton de caddie, mais à affecter à une des trois associations caritatives locales que parraine le supermarché.

Je lis peu ici, passant du temps à télécharger des photographies sur Flickr, et j'écris moins encore. Hier soir, j'ai butiné entre le Trollope commencé il y a une semaine et deux livres anciens sur la Cornouailles, et même testé pour la première fois la fonction Partage du Kindle (c'est le Kindle de C***, je ne l'utilise quasi jamais). Toujours mal à la glotte (ou à la pomme d'Adam...).

22:45 Publié dans Cornvoncesterset | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 11 juillet 2016

Appartements solaires

    Ce lundi, avec moins de pluie mais toujours frais, un château-fort (de plaisance, en fait, édifié au XIIIe) en ruines, de plan ovale et dont on peut faire le tour, au nom étonnant : Restormel —

— Lanhydrock, très vaste demeure victorienne édifiée par les descendants de Richard Robartes, sur un domaine très beau, avec des jardins quasi suspendus —

— un mégalithe presque introuvable,27631425363_2fe3694edc_m.jpg

au bord d'un chemin pierreux, boueux, bordé de prairies peuplées par mille (et plus)

moutons.

 

(On voit des éoliennes, pas le solaire.)

22:55 Publié dans Cornvoncesterset | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 10 juillet 2016

Cornouailles, entre tonnelles

    Aujourd'hui première journée de promenade en Cornouailles, par des routes très belles mais très encaissées (ombragées, hautes haies, boqueteaux) et où se croiser est difficile. Trois ports, tout à fait différents les uns des autres : Fowey, Mevagissey, St Mawes. Dans le deuxième, dans les eaux du port, nous avons observé un phoque gris, sauvage mais pas très craintif. (C'est un problème : apparemment, les protecteurs tentent de déshabituer ces pinnipèdes de ces approches, et de leur intérêt pour les débris de poissons laissés par les chalutiers.)

Mevagissey, Cornwall — July, 10th, 2016  Plusieurs petites averses, et il ne fait pas très chaud...

Les routes sont parfois magnifiques, avec les arbres qui forment une tonnelle, et même les caravanes et campings-car qui se pointent en face en obligeant à des manœuvres compliquées (marche arrière sur 40 yards, voire plus...) font couleur locale.

À la librairie de Fowey (qu'on prononce [foï]), des rayonnages entiers de Daphne du Maurier (et de sa sœur moins connue, Angela, je crois), mais Quiller-Couch, si brocardé de son vivant et si sali depuis, n'est pas totalement oublié. Alpha y a trouvé un guide du zoo de Paignton datant de la fin des années 80, et un livre de photos anciennes rares du zoo de Londres.

22:29 Publié dans Cornvoncesterset | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 09 juillet 2016

Honiton

28176985536_317fa3954a_m.jpg    Petite ville anglaise comme il y en a tant, qui ne paie pas de mine, dont la longue rue qui descend n'a rien de particulier, mais qui — comme c'est souvent le cas — est la quintessence de l'Angleterre, résume l'anglicité, si j'ose dire. ——— Avec un pub très dans son jus, et de nombreuses inscriptions vantant de manière indirecte les mérites de l'alcool... et comme on peut le dire du vin de palme, tout dépend du degré de fermentation, on peut finir, en Angleterre comme ailleurs, par danser sur la table.

20:00 Publié dans Cornvoncesterset | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 08 juillet 2016

Carreyrou miel noix

Untung-untung

    8 juillet 2015

“J'ai rêvé que j'étais mariée à Gérard Carreyrou et qu'on vivait dans une ferme au fond du Périgord.”

“J'ai rêvé qu'on était dans une crêperie infâme et que je mangeais une miel noix dégueulasse.”

“J'ai rêvé que j'allais à l'école en slip.”

Et moi, le seul à ne pas rêver.

 

8 juillet 2016

D'ici peu de jours, en comparant la Cornouaille et l'Écosse, cette rubrique pourrait donner lieu à quelques croisements intéressants.

(En partance, préparatifs de départ.)

08:43 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 05 juillet 2016

05072016 / 2319

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    Pas atteint au niveau de l'arrêt Mi-Côte, en remontant à pied d'une soirée en ville — je n'aurai mis, en fin de compte, que quarante-deux minutes à rallier mon pavillon sous la neige de juillet —, on comptait quelques fêtards ou noceurs ou dîneurs qui, comme moi, venaient de rater le tramway.

23:55 Publié dans 3333 pas | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 02 juillet 2016

Voyage autour de mon bureau

Untung-untung

    2 juillet 2013

Scanné des documents envoyés par Sungkyunkwan pour les 2 étudiants qui vont y étudier à l'automne, cela pour l'étudiante actuellement en Colombie et qui ira directement en Corée depuis la Colombie.

 

2 juillet 2016

Aujourd'hui, j'ébauche la lettre que je dois écrire à l'étudiante dont le dossier d'admission dans une université japonaise m'a pris des heures depuis janvier, et dont il s'avère, à l'issue de la deuxième session, qu'elle n'a validé ni sa deuxième année ni les matières non validées de première année, et donc qu'elle ne peut partir en échange pour l'année 2016-7 comme elle le pensait, le désirait si fort (mais ne s'est pas donné les moyens de le faire).

10:18 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (2)

vendredi, 01 juillet 2016

Céramiques

    Borner la palissade. Dire la même chose. Dire la même chose qu'avant. Dire plusieurs fois la même chose en un seul mot. Dire la mort avec un chapeau. Borner la palissade. Berner la glissade. Être avec Bernard Palissy dans le four brûlant. Attendre à la vitre. Précipitation. Merci Bernard. Ce jeune homme qui dépense plus d'argent pour l'entretien de sa barbe que pour celui de sa voiture affiche un air de désarroi absolu. C'est dans la rue. Le moteur tourne. Précipitation. Dire la même chose. Sauter des étapes. Souffrir avec Bernard-Palissy de la chaleur du four. Le garçon barbu n'a plus cette expression de désarroi incongru.

09:19 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 29 juin 2016

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    Pas atteint rue Védrines (encore), en suivant, prestement, le fiston en trottinette, par le matin d'été frisquet, avec, dans la tête, pour rengaine du jour, “Deux ou trois choses pour elle” d'Yves Simon (c'est une camarade d'hypokhâgne, Maïténa, qui m'avait repiqué l'album Liaisons sur une cassette). — Il y a longtemps que la cassette est cassée ou perdue, ou qu'elle a été jetée, et dans quinze ans, qu'on ait pu écouter ça sur YouTube nous semblera pareillement brontosaurien. (Accélération technologique.)

09:45 Publié dans 1177 pas, Les Murmures de Morminal, MUS | Lien permanent | Commentaires (0)

Rançons

Untung-untung

    29 juin 2011

Le gamin qui, pris les doigts dans la confiture, bredouille "c'est pas moi, j'ai rien fait" a moins l'air de mentir qu'Alain Juppé, répondant à David Pujadas à 20 h 29 et disant "non, la France ne verse pas de rançon".

 

29 juin 2016

Il y a donc cinq ans que Ghesquière et Taponier ont été libérés, et presque cinq ans, aussi, par voie de conséquence, que j'ai acheté mon ciré d'été jaune pâle.

06:32 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 27 juin 2016

Hauteur limite

    Quel est le sens de la parole, quand le crépuscule s'embrase, pour tous les gens qui guettent l'orage ? Quelle folie s'empare de leur âme ? Le mystère en béton demeure entier .

On se demande bien qui va loger dans ces centaines de logements face au va-et-vient des camions dans la plus totale incertitude, dans la plus totale incertitude des phénomènes de forme ; on se demande si la plupart de ces appartements ne vont pas rester déserts alors que dans le quartier il y a tant de maisons à vendre qui ne trouvent pas preneur et de locaux commerciaux totalement désertés.

La broussaille autour des grandes bennes. Les fleurs mauves le long du gravier dépenaillé. Quel est ce mystère ? Quelles sont les forces de la résilience ? Quel est l'écho de la plaine ?

Hauteur limite on peut casser des briques. Arbre frêne on peut riposter par des bourrasques interminables.

14:50 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 26 juin 2016

Fin de pratique

    Les abeilles sont déjà à l'oeuvre dans les troènes, dont elles adorent le bouquet comme j'en aime le parfum. Un bourdon tourne autour de moi. C'est le comble ! Ratiboiser des étagères pour les faire tenir sous un toit en pente, dans un coin balayable, c'est un peu risqué. Le vieux cracha son mégot par terre, l'air de rien. Il y avait quelque morgue dans le geste de cette dame... Elle coupait les cheveux en quatre, c'est sûr. Moi, je lui demandais, non, j'exigeais d'elle qu'elle arrête de battre la campagne. Tant de ponts d'où se jeter, tant de tertres, tant de macchabées dans leurs chambres froides. Ce texte, j'y ai mis le plus grand soin. Elle faisait fi de mes exigences, n'exhibait que ses sottes quenottes.

10:31 Publié dans Dimanche pleurera | Lien permanent | Commentaires (0)

Je veux dire

Untung-untung

    26 juin 2009

Mais ça ne faisait pas au moins 20 ans qu'il était mort, Michael Jackson (je veux dire le chanteur) ?

 

26 juin 2016

Il y a aussi, je l'ai appris un autre 26 juin, un bar à Pithiviers qui se nomme Les Six Troènes. Pourquoi avoir peur de la répétition des adverbes ? De la répétition tout court, après Stein, Beckett, Pinget, Lobo Antunes, Markson ?

Je veux dire le chanteur. Alors répète.

07:29 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 25 juin 2016

Mes fistons

Untung-untung

    25 juin 2013

Ce qui est bien, quand tes fonctions de responsable pédagogique t'amènent à travailler avec des hispanistes, c'est que tu reçois des mails collectifs dont le texte est tel que suit : « También yo reitero mi participación mefistofélica. »

 

25 juin 2016

Oméga est dans le canapé, le nez bouché (s'enrhumer un 24 juin...), à lire un tome de La Cabane magique. Alpha, que je suis allé chercher à minuit passé à la “boum des 3e” au collège, consulte le site des Zoos dans le monde, dans sa chambre.

Tempus fugit...

11:31 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 24 juin 2016

Ruine presque

Untung-untung

    24 juin 2011

Je gribouille des dizaines de cartes bristol dans mes bouquins de Philip Roth.

 

24 juin 2016

Beaucoup, et si peu. Pour rester dans le domaine des livres, fini Les Exozomes, (bien) entamé La Ruine  presque cocasse d'un polichinelle. (Depuis le temps que je me dis que je devrais juste faire des vidéos de lectures, sans montage, sans rien, du brut...)

23:20 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 20 juin 2016

Intérieur jour

    Les empreintes dans le granit d'un monde intérieur imaginaire fuient devant la probabilité des heures, la pétrification des horizons. Il n'y a jamais un moineau dans le ciel quand le ciel interminablement reste gris, il n'y a pas un pinson pour surprendre la marche, pour promener ses trilles sur une portée tout aussi imaginaire que le monde intérieur fait d'effusions, d'étreintes, de châteaux en Espagne comme de road movies en Australie.

Passez muscade, pour la cavalcade des saisons.

Plus de printemps, rien que de mornes saisons. Jamais plus voir le pinson à la cime, contempler de nulle part l'abîme.

Chialer dans la cuisine, avec Flaubert et la possibilité intense du quadruple génitif, à contempler la disparition de la possibilité du pinson des arbres, quand il passe dans le trou béant de votre monde intérieur, à moins aussi qu'on ne soit géniteur, qu'on n'ait engendré une nouvelle vie, vivre pour les plus hautes amours.

Tout asservir.

Être tout asservi ?

Ce matin aussi, les arpèges ne sont pas les alpages, les carambolages ne vont pas en cavalcade, quand je franchis le rond-point pour m'aller abreuver aux arbres je fais toujours hyper gaffe.

Prosit, à la gentiane ou à la camomille.

Saisons inexistantes, tout est gris.

12:21 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 19 juin 2016

Co-cul

Untung-untung

    19 juin 2013

Reçu l'annonce d'une soutenance d'HDR sur "La question d'autrui dans l'espace de la co-culturalité". Et on se demande pourquoi je bartlebyse face à tout ce cirque.

 

19 juin 2016

Pourquoi ces longues friches de pure fainéantise ? Je compare, car je sors d'un silence de presque trois semaines, alors que l'écriture, contrairement à la recherche, ne demande pas d'organisation. La mise en forme ultérieure, il y a longtemps que j'y ai renoncé.

Toutefois, le sillon de bave terreuse de l'escargot, ce n'est pas difficile.

07:32 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 31 mai 2016

Nientesophie

    lacunes

lacustres

au débit, à sec

 

mazette la photo

 

un frisson (l’aube est longue à naître)

un soupçon

d’encens dans l’abreuvoir

(en être) à sec,

boue craquelée

du monde qui

se fissure

22:54 Publié dans Onzains germains | Lien permanent | Commentaires (0)

Quelque part à Argentan

Hier, 11 h 50.

    Quel abri reste-t-il contre les chevauchées fantastiques ? De quel monde héritons-nous quand nous tombons dans des débats tarabiscotés ?

La petite fille avait traversé l'enclos des fièvres sans un regard pour le bouc et sans cesser de chantonner la rengaine qui passait ce matin-là sur W9. Il lui arrivait de changer de disque, mais ce n'était jamais par hasard, c'était toujours parce qu'un coup de vent ou un coup de sang lui avait dicté une nouvelle mélodie, parce qu'elle s'était levée d'humeur joyeuse ou parce qu'elle avait perdu le nord en répétant ces exercices de violence. D'habitude, le bouc venait lui renifler le pantalon et elle lui parlait d'un air distrait tout en improvisant une musique qui permettrait à l'animal de se rappeler plus tard son passage et de savoir qui elle était.

Elle ne connaissait pas le nom du bouc, mais comme il ne connaissait pas son nom à elle, cela lui semblait normal. Les nombreuses fois où il était venu vers elle, matois et précautionneux, elle lui avait trouvé quelque chose d'italien, ce qui ne signifiait nullement qu'elle eût un quelconque don d'identification de nationalité, fondé peut-être sur la lecture de magazines de mode ou le visionnage de films, mais c'était là encore les exercices de violon qui lui avaient permis de répertorier toutes ses expériences dans de nombreuses catégories, tant et si bien que le bouc lui semblait plutôt italien par la vertu de quelque madrigal ou de quelque partita qu'elle avait eu l'occasion de jouer.

Avec le bouc, ce matin, ce qui se passait était un mystère. La fillette poursuivit son chemin sans semblers'en préoccuper. Elle chantonnait, toute la vérité du monde dans un chantonnement.

 

12:47 Publié dans Aujourd'hier, Élugubrations, Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (0)

Sans —

8 h 42 — 8 h 55

    Les lignes de fuite dans le gazon, les fleurs saccadées sous l'eau de la cascade, Les âmes secouées à la pointe des barricades, la teneur en sucre de l'existence, c'est fort, c'est très très fort. Caprice des fantômes, farandole des spectres, solitude de l'homme emprisonné dans le glacier. Les rongeurs s'activent dans le rouge.

Chaque fois que je frôle, de mon blouson, une branche d'acacia, je songe à tous les romans que je n'ai pas pu écrire. Presque systématiquement quand je vois une lézarde dans un mur, ou une clôture, j'imagine que dans aucune réalité parallèle je n'aurais pu devenir peintre. Questionner la matière, c'est trop dur, vraiment trop dur. Goulag des efforts avec Gulliver.

La cavité où s'enfonce mon temps de vieillesse, la tricherie des belles lettres, la dureté du soc qui fait des étincelles contre la pierre cachée, le fracas des odeurs malmenées par l'orage, la couardise de chacun de mes gestes, c'est très laid, franchement trop. On ne peut pas lutter contre le romanesque d'un Alexandre Dumas, il a tout envahi. Ainsi, la laideur me retombe dessus, sans faux-semblants, sans lapsus, sans que dalle.

Mêle-toi de tes oignons, je ne te cause pas, je ne pose pas pour toi mes couilles sur un tabouret, ça suffit, vraiment tu en as assez.

Le peintre travaille une autre matière, et d'ailleurs c'est fou d'en parler au singulier, les peintres ne cessent de s'éparpiller par, pour des matières insaisissables. Question pour les temps futurs, et pourquoi en sommes-nous encore à nous piquer de poésie comme on se pique sottement à une ortie.

Je ne veux plus être laid dans mes gestes, je veux être une ortie.

 

09:19 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (1)

Bombasse

Untung-untung

    31 mai 2013

Le mot bombasse est entré dans le dictionnaire. Alpha explique à son frère (6 ans) : « tu vois, c'est une super belle fille, genre Doria Tillier ».

Dois-je les priver de Canal + ou du Petit Robert ?

 

31 mai 2016

Aujourd'hui, l'averse pèse sur les chevelures. Contrairement à bien des derniers jours de mai, il faudra avoir l'œil acéré, celui qui traverse les parapluies, pour distinguer les bombasses.

09:13 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)