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samedi, 27 janvier 2018

152.4

    levé avec mal à la glotte, il y avait longtemps, levé surtout en insomnie, pas assez dormi, de sorte

qu’après avoir regardé mes messages et répondu aux mails pros je repêche un bout de papier dans le bac

à recyclage afin d’y jeter des notes sur Impatience que je viens de finir (oui ce matin calé dans

le fauteuil Régence (défoncé)) et j’allume l’ordinateur, y trouve le nouveau Service de presse publié il y a moins

d’une demi-heure, et donc avec la glotte et la nuque dolentes je pianote en écoutant (ou j’écoute en pianotant

(hier je m’interrogeai sous le soleil rue Bretonneau : est-ce qu’on mange en marchant, est-ce qu’on marche en mangeant))

et régulièrement je jette un coup d’œil dans la piaule de François, ainsi dit-il, avançant avec le piolet en

permanentes avancées des doigts sur le clavier, pas si loin des pins de La Baule (où on marchemange mangemarchant)

 

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jeudi, 25 janvier 2018

Le Goglu des prés

Texte anglais : Edna St. Vincent Millay

(Collected Poems, pp. 211-2)

 

Le Goglu

 

Oiseau noir qui files

Sous le ciel chargé de pluie,

Comme ton aile doit être détrempée !

Lisse et froide de pluie, ta petite tête, ô combien.

 

Ô, toi, goglu !

Toi qui chantes, pépies, dans le verger frappé

Par la chaleur d'été, et accuses le nuage lourd de pluie,

Un petit oiseau comme hébété,

Un oiseau qui a un secret.

 

Seul le goglu sur la fleur

De rhubarbe chargée de pluie

Connaît mon cœur...

Lui à qui le malheur n'a pas un mot audible à dire

Dans le vacarme de l'été.

La pluie ne nous a rien appris. Les sabots du bétail, le chat dans le gazon,

Ne nous ont rien appris.

 

Le faucon immobile au-dessus des collines

Dans le ciel pur, 

Posé là comme une planète noircie,

Ne nous a rien appris : le voir soudain replier ses ailes et tomber

En piqué ne nous a rien appris du tout.

Dans l'ombre du faucon nous remplumons nos nids.

 

Goglu, toi et moi, fou céleste et fou terrestre,

À pépier sous la pluie !

 

Plus jamais je ne serai triste.

Plus jamais je ne serai triste.

 

Ah, toi l'oiseau tendre, absurde,

Bien-aimé et dépenaillé !

 

Traduction, © Guillaume Cingal, 24 et 25 janvier 2018.

Poème traduit d'abord en version vidéo improvisée ici et .

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mercredi, 24 janvier 2018

i

i

25.01.2018

    On dit que la pluie permet de mieux voir, de découvrir autre le monde qui nous entoure. Cela est vrai mais ce matin, en marchant sous la pluie, la pluie qui tombe plus ou moins chaque jour depuis des semaines, j'ai découvert que la pluie qui tombe, sans former devant le marcheur un rideau (c'est là une formule éculée qui n'a de vérité, peut-être, qu'à grande vitesse), est comme opaque. J'ai donc décidé d'écrire ce livre, La Pluie opaque.

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mardi, 23 janvier 2018

ii

ii

 

    Combien de fois trouver un titre, puis ne pas écrire le texte. Je n'en suis plus à ça près.

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lundi, 22 janvier 2018

iii

iii

 

    Roubaud, citant Gertrude Stein, rappelle que si on n'écrit qu'une demi-heure par jour mais tous les jours, on se retrouve au bout de quarante ans avec un beau paquet de pages.

Il en va ainsi de la marche. On marche en dictant des textes à son téléphone, comme il m'est arrivé de le faire, et on se retrouve bientôt avec quelques brassées de feuilles. De même en lisant : si je me mets à marcher tout en lisant, non mon smartphone comme tant, mais un livre, j'aurai bientôt lu des Pléiade entiers.

Il n'en demeure pas moins que la pluie, ce matin, m'a soudain paru opaque.

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dimanche, 21 janvier 2018

iv

iv

 

    Il n'est pas fréquent, m'écrit une lectrice, de lire soudain et opaque dans la même phrase. Ce n'est pas si certain, mais au moins ai-je déjà la preuve qu'on me lit.

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samedi, 20 janvier 2018

v

v

 

    Ce matin, ce qui m'a frappé, outre la manière dont, entre la place Anatole-France et l'université-qu'on-ne-doit-plus-appeler-François-Rabelais-car-Rabelais-est-inconnu-à-l'étranger (et même, je devrais, plus précisément, écrire : le site Tanneurs (qui n'est pas toute l'Université), les divers piétons s'évitaient tout en évitant les flaques les plus profondes, c'est que la pluie ne tombait pas dru, et que malgré tout on entendait moins le bouillon du fleuve en contrebas. Il y avait l'odeur de graillon du vendeur de fouées, preuve que le bio peut également schlinguer (c'est rassurant). Au retour, sur les trois heures, après m'être cassé le nez, j'ai vu, en regardant la Loire depuis le parapet, que les bancs en béton avaient les pieds dans l'eau mais qu'ils n'étaient pas encore submergés au point de crue de juin 2016.

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vendredi, 19 janvier 2018

vi

vi

 

    La pluie nettoie les coquilles d'escargots morts depuis longtemps, et qui ont blanchi. La mort blanchit les coquilles d'escargot jusqu'à effacer presque la lisière, le liseré, comment dire, le trait qui remonte en spirale sur la coquille, tandis que la mort racornit les cadavres des araignées et qu'elle gonfle le corps du moineau à moitié enfoui dans les feuilles de néflier et qu'on ne découvrira pas non plus au printemps, car il aura pourri, se sera consumé, et comme évaporé.

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jeudi, 18 janvier 2018

vii

vii

 

    On peut dire tant de choses sur la pluie, et d'ailleurs “on” ne s'en prive pas, dans les transports en commun, à la boulangerie, dans les couloirs de l'université, et jusque dans les toilettes pour hommes et handicapés du couloir rouge.

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mercredi, 17 janvier 2018

viii

viii

 

    Avec tout ce que j'écris, qui tombe en longues laisses, en longues traînées, comme la pluie dans le célèbre calligramme d'Apollinaire, qui coule de moi, s'écoule, meurt et blanchit à peine quelques jours sont passés, j'ai la matière de vingt ou trente livres. Le seul achevé s'est vendu à 20 exemplaires, pas même ça peut-être. Ainsi, même pour archivage, ça n'a guère de sens.

On le voit, la pluie est opaque, mais elle rend lucide.

C'est peut-être depuis que je ne porte plus de lunettes.

Depuis quand est-ce que je ne porte plus de lunettes ? Je serai bien en peine de le dire. En tout cas, c'était la plaie quand il pleuvait.

Curieusement, être chauve ne m'a jamais gêné (par jamais, je veux dire, depuis que je suis chauve), et au contraire même, être chauve quand il pleut est très commode : a-t-on oublié son parapluie, c'est la seule partie qui sèche aisément. La plaie, c'était les lunettes, et puis c'est tout bonnement de devoir se trimbaler un parapluie.

Je vois que le texte dégouline un peu.

La bouilloire s'est arrêtée. Il faut aller verser l'eau.

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mardi, 16 janvier 2018

152.3

    ce qui s’est passé quand votre âme s’est posée sur mon ombre, pas donné à tous de le voir

ce qui se passe quand le vent ouvre les vitres claquemurées seuls le voient les parasites sur la pipistrelle

et ce qui s’est passé s’est passé et ce qui se passera se passe déjà dans ce qui passe

ce qui s’est passé quand tu m’as tenu la porte et quand tu m’as regardé de tes yeux violents

ce qui se passe il n’est pas donné à tous de le voir, l’ombre se posant sur le nombre

et ce qui s’est passé s’est passé et ce qui se passera se passe déjà dans ce qui passe

ce qui se passera ou ce qui se passe parfois parfois se passe dans l’œil ou parfois dans l’ombre

& parfois dans l’ombre où passe un souffle de vent à arracher les murs, tous ne le voient pas

 

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lundi, 15 janvier 2018

ix

ix

 

    Le thé, c'est du lapsang souchong, comme dans ce texte que j'ai écrit en 1994 ou 1995 et dont le titre général était, je crois, Féerie.

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dimanche, 14 janvier 2018

x

x

 

    De la cuisine où j'ai attendu qu'infuse le thé – je mens un peu, mais pas beaucoup car si je n'ai pas fait ça réellement aujourd'hui jeudi 25 janvier 2018 à cinq heures moins le quart, ça m'est arrivé suffisamment souvent pour que ce soit vrai d'un point de vue autobiographique général – j'ai vu passer un jeune type, 25 ans peut-être, peut-être moins, qui trimbalait, non, qui promenait, avec quelque difficulté même, un énorme saint-bernard. Cinq minutes après, je l'ai vu passer dans l'autre sens.

Cinq ou dix minutes plus tard, je n'avais pas l'oeil sur la montre, j'ai vu ce même type passer, tenant en laisse, cette fois, un solide patou des Pyrénées.

Un tel gag s'explique, sans doute : le plus probable est que ce jeune homme garde des chiens, ou même que ce sont ses chiens et que, vu la taille des bêtes (et la difficulté qu'il avait déjà à s'en traîner un seul), il est contraint de les promener un par un. En revanche, les promenades sont des virées express, certainement à cause de la pluie.

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samedi, 13 janvier 2018

152.2

    après quelles orties jeter sa ligne, l’enfant qui dort en moi ne le dit pas, pas plus que ne

parle après coup la fumée de la cigarette clandestine, qu’on l’ait fumée ou pas, pourtant il fallait la tenir

entre les doigts après l’avoir volée dans le paquet, tout comme chronométrer le temps que mettait le grand-père ou

la tante ne suffisait plus, comme c’était bien d’aller près du pont sur l’autoroute et de compter les poids

lourds jaunes, après avoir refusé de fumer la cigarette, l’avoir déchirée puis dispersé le tabac brun ou plutôt roux

sur les poids lourds imaginaires, compter dans sa tête le temps que ça prenait au grand-père de fumer une

clope et compter les poids lourds jaunes, pas forcément tout jaunes mais il en fallait, teinte dominante dira-t-on, la

dernière miette de tabac brun collée à l’index qui comptait comme battant la mesure, doigt mordu de lumière, après

07:30 Publié dans 152 | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 12 janvier 2018

xi

xi

 

    En attendant, avec ou sans gugusse promenant d'improbables et colossaux clébards, la pluie continue de tomber. Il faudra aller compter les flaques, demain, dans les ornières de la rue Torricelli, ou contempler la Loire, dont le débit ne cesse de s'accroître.

La pluie a offert à Apollinaire un de ses plus célèbres calligrammes, mais c'est aussi un des plus faciles, un des moins inventifs.

Et si la pluie, opaque, écran insaisissable devant les yeux du marcheur, lui rappelait plus de scènes de sa vie que tout autre événement ?

La Pluie opaque, autobiographie(s).

17:33 Publié dans La Pluie opaque | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 16 décembre 2017

152.1

    la fonte des glaciers effraie bien entendu grands ébrasements comme ça échappés engloutis et qu’on ne revoit plus, fondus

comme au passage d’une lave, oui un torrent de lave invisible emporte ces blocs de granit faits de telle

eau, on n’en voit plus la fin, le glacier de granit prend la poudre à recomposer toutes les étoiles

grands ébrasements dans la folie du monde, pour que vous ne sentiez plus rien à en étouffer trop fragiles

où irez-vous crécher quand le feu viendra étouffer vos larmes et que votre peau se craquellera comme de l’argile

grands étonnés idiots de n’avoir rien vu venir, à la vie submergée par ces glaciers disparus, tout un monde

effacé de la mémoire tandis que, rayées de la carte, tant de contrées et d’espèces persisteront en membres fantômes

fonte hante dans l’attente la honte et le dépit de l’impuissance, échappés engloutis ébrasés et qu’on ne revoit plus

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dimanche, 01 octobre 2017

Images de troncs 17/365

Troncs d'arbres 17/365

 

    Dans le flou du temps qui passe

véloce à ne rien entreprendre

 

Dans la tiédeur des apparences

on cherche où s'affiche la tache

 

avant de passer son chemin

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samedi, 30 septembre 2017

Images de troncs 16/365

Troncs d'arbres 16/365

 

    Après la fête il

ne reste rien

de nos discussions enflammées

 

du blanc brûlé de ton regard

sur ma main qui ne cherchait plus

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vendredi, 29 septembre 2017

Images de troncs 15/365

Troncs d'arbres 15/365

    Dans la compagnie

d'autres

 

on s'attend

 

à quoi ?

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jeudi, 28 septembre 2017

Images de troncs 14/365

Troncs 14/365

    Au loin,

mais pas si loin,

 

Cette statue s'attire

le regard

 

malgré l'écorce.

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mercredi, 27 septembre 2017

Images de troncs, 13/365

Arbres 13/365

 

    À cette fourche

on s'asseyait

 

On s'y assoit

un peu en dedans

 

avec la tête au temps qui passe.

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mardi, 26 septembre 2017

Images de troncs, 12/365

Troncs 12/365

 

    Ce parc

vaste recueil de pensées fugitives

 

où s'élève monumental

ce non-séquoïa

 

en fin de non-recevoir.

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L'Espérance

    26 septembre 2014

Et donc, au Kaa (le nouveau nom du bistrot est un hommage à la série Kaamelott (j'ai donc raconté aux serveurs que mon fils aîné et leur patron pourraient échanger des répliques cultes de tête pendant des heures)), le vendredi midi, soit tu écoutes des conversations d'amateurs de black metal qui comparent les mérites du Hellfest et du Motokultor, soit tu entends trois jeunes filles parler des séries-culte du moment, et ce d'une façon qui te confirme que, quoi qu'en disent les branchouillards qui ne cessent de parler de la créativité des auteurs de séries, de la complexité narrative et psychologique gnagna, eh bien, les séries-culte de 2014 sont aussi débiles (aussi répétitives et superficielles) que Dallas ou Santa Barbara en leur temps.

 

26 septembre 2016

La poignée de porte qui mène au sous-sol qui se casse dans ma main une fois la porte refermée, le matin où j'emmène mon fils à l'école en bus, c'est une semaine qui commence bien. Heureusement que le volet roulant de la porte d'entrée est ouvert : on pourra rentrer dans la maison ce soir avec la clé du perron... et je pourrai passer ma soirée à démonter la poignée, aller en acheter une etc.

 

26 septembre 2015

Aujourd'hui, je me retiens de partager des articles du Daily Mash, mais pas de mater le rugby ni de publier, par exemple, huit statuts en 17 minutes. Le roller, cela peut être un sport ou un genre de bic, crois-je savoir, j'aurai toujours un commentateur snobinard pour faire la part des choses. La purée n'est pas une salade, il y aura bien une bonne âme pour éventer le pot-aux-roses.

 

26 septembre 2017

Aujourd'hui, en regardant la dernière vidéo publiée de François Bon (la première d'une série consacrée au site de Grand-Lieu), j'ai vérifié qu'il y aurait matière à faire un film en écho, du côté de Semblançay, tout près : un autre lieu-dit aussi nommé L'Espérance

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lundi, 25 septembre 2017

Images de troncs, 11/365

Troncs 11/365  25.09.2017. 16 h

 

    Au milieu du bitume infini de la ville,

pris comme dans une gangue

 

poumon d'acier

ou de béton,

 

l'arbre penche en défiant notre regard blindé.

 

16:17 Publié dans Images de troncs | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 24 septembre 2017

Images de troncs, 10/365

Troncs 10/365

 

 

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samedi, 23 septembre 2017

Images de troncs, 9/365

Troncs 9/365

 

    Sans envers

au décor,

 

s'enfoncer dans le glacis épais

d'un fantôme de forêt

 

Cela fait peur.

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vendredi, 22 septembre 2017

Images de troncs, 8/365

Troncs 8/365

 

    Toute la camelote

& la saleté

 

d'une place grise de ville ainsi ensevelie,

 

ce câble seul

enguirlande.

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jeudi, 21 septembre 2017

Images de troncs, 7/365

Troncs 7/365

 

    Ça tombe,

et pas même comme la pluie :

 

Sous le regard.

Sous le sens.

 

Sous l'oblique.

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mercredi, 20 septembre 2017

Images de troncs, 6/365

Troncs 6/365

 

    Envier le vertical

 

N'a rien de machinal :

Souvent, l'arbre penche

 

À savoir que le tronc

Jamais n'ouvre de brèche.

 

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