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samedi, 24 juin 2017

plapimseste

    au-delà de l'attente

au-delà de cette tente que tu plantes

dans mes rêves peut-être

sur l'île Simon

 

sinon d'être allongés

sous la tente

et dans l'attente d'une nuit partagée

 

au-delà de nos corps

& des vérités formidables, effroyables qui

pénètrent même le

silence de l'attente

07:35 Publié dans Brun socle déformation | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 23 juin 2017

pelempseste

    pour savoir sa leçon

pour connaître à jamais le frisson

de l'aube lorsqu'elle

évanouit les tertres

 

pour savoir

pour s'émouvoir

à l'aube ou dans le carillon lumineux du zénith

être à soi-même évanoui

 

comme un torrent

qui oublie tout

à mesure de galets

pour connaître à jamais le frisson

de l'aube rouleuse de pierres

07:36 Publié dans Brun socle déformation | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 22 juin 2017

sestalimpep

    pas une fioriture

n'échappe à l'œil acéré

de la vigie dans sa mâture

du néant déséquilibré

 

pas un sonnet ne s'écrit

à fleur de page

humeur désenchantée, aigrie

d'avoir abandonné, carnage

 

le texte de juin ——

quel est donc ce tintouin,

toi la voix passive agressive

 

est-ce qu'on entend dans ton refus

de parler la dent incisive

& ton soliloque confus

 

07:40 Publié dans Brun socle déformation, Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 21 juin 2017

pulimpsaste

    détourné du désastre par

la phrase encastrée du marasme

tu castres dans le marécage

d'autres astres que ton soleil

 

plastronne autant que tu veux

baste et bastringue pour la figure

atteinte du cadavre

cadastré pour l'éternité

 

englué dans le marécage

détouré dans le marécage

égrenant sans pitié ses phrases

dans le marécage

08:58 Publié dans Brun socle déformation | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 20 juin 2017

palmpsieste

avec les déplacements

avec les emplacements

 

avec les empiètements

avec les dégagements

 

avec les foudres

avec les jean-foutres

 

avec les termites

avec les taupinières

 

avec le fer avec le feu

avoir le moral, c'est

hasardeux

08:56 Publié dans Brun socle déformation | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 19 juin 2017

palmempsiste

    comme par enchantement

comme étonnée de ces ravages

à la forme au souffle des vagues

à la cambuse à l'arquebuse

la jeune femme se pré-

-vaut d'amitiés passées

-lasse sur la plage au zénith

 

& passant du rire aux larmes

dérive vers son

propre anéantissement

théologique, puisqu'il n'y a 

plus de sens à ce qu'elle dégoise

 

08:52 Publié dans Brun socle déformation | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 18 juin 2017

polimpseste

    dans l'os

dans l'oscillation

dans cet os pointu qui me ronge au-dedans

courent les meutes

appellent en pleurant des cadavres d'étourneaux

 

étoilés

dans l'os & dans leur vol

singulier à milliers rassemblés de miroirs

en copeaux

 

vol qui ronge au-dedans le meurtrier de soi

l'héautonmachinchose

& ses os désempaquetés par la déflagration

dans l'oscillation

16:03 Publié dans Brun socle déformation | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 17 juin 2017

palampseste

    dans l'art

dans l'arbre

sous l'ardoise

oh dans l'arbre sous l'ardoise

le doigt noir me parle & me toise

 

c'est une triste affaire

mourir qui indiffère

à la clameur du vent l'air qui brûle un peu plus

 

chaque année

dans l'art

 

16:01 Publié dans Brun socle déformation | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 16 juin 2017

palimpseste

    dans le trou

dans le trouble

dans le trou où je fomente mes erreurs

forme les jugements de ceux qui deviendront

mes aînés

&

de ceux qui n'étant pas tout à fait les contemporains

seront aussi

mes orphelins

 

dans ce trou

dans ce trouble

ai-je perdu la vue pour quelque radicelle

ai-je perdu la                lucidité,

martinet découpant sur fond de crépuscule

la silhouette qui l'annule ?

16:01 Publié dans Brun socle déformation | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 05 avril 2017

Surcharge

Untung-untung

    5 avril 2014

Nettoyage de disque. 9.19 gigaoctets. Hmmmm, j'avais laissé passer une ou deux semaines, je crois.

 

5 avril 2017

Hier après-midi, au cours de mes déambulations, je n'ai pas même dicté le moindre texte, et si j'ai échafaudé un livre, pas une ligne n'en sera écrite. Là, pour le coup, ce n'est pas la surcharge.

Est-il possible, comme mes cauchemars tendraient à le prouver, que la situation politique mondiale et nationale soit à l'origine de cette profonde inquiétude paralysante ?

06:26 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 02 avril 2017

Le Squirrelocéros, et autres fumeuses bestioles

Untung-untung

    2 avril 2016

Bilan partiel du 1er avril dans les zoos :

- le zoo de Maubeuge a annoncé la naissance d'un petit Nasin (animal pas du tout photoshoppé, lièvre de Patagonie avec trompe d'éléphant)

- le zoo de la Haute Touche, idem : cérathon de Numidie

- le zoo d'Erfurt a publié une photo d'un zèbre à pelage carrelé

Voilà, voilà...

 

2 avril 2017

Pas la force de rassembler de semblables informations, mais ce fut pareil hier : toujours la vanne de l'animal fabuleux. Il y a eu, sur un site américain je crois, un squirreloceros (écureuil à corne de rhinocéros).

07:30 Publié dans Untung-untung, Zoozéro | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 25 mars 2017

À la rose, à l'encre

Untung-untung

    25 mars 2013

Facebook était aussi morne et endormi que la calotte d'un vieux moine tombée dans la culotte d'un novice quand soudain : la Quatrième de Rubbra par Hickox.

 

25 mars 2017

J'ai décidé, ne sachant pas jeter, d'utiliser deux par deux de vieux sachets de thé à la rose pas très bons, afin d'en débarrasser le placard (qui me remerciera). De reprendre peu à peu les chantiers d'écriture, bien que ce soit bien douloureux, au fond, mais peut-être comme cette image que j'expliquais hier en cours et qui est à l'origine de l'expression anglaise an inkling of (à cause de the first inkling of, dans H.G. Wells).

08:22 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 23 mars 2017

Le Fiston

Untung-untung

    23 mars 2016

Les ados bourges au look de minet (comme on disait) qui se saluent au conservatoire, basson et violoncelle en évidence, en se disant « ça va, gros ? » ....... on n'en peut mais.

 

23 mars 2017

On y repart — au Conservatoire — dans une demi-heure — toujours au moins une fois par semaine — souvent deux — parfois trois. On y repart — mais aujourd'hui — après avoir entendu Jean Topart lire Pinget — on passe aussi — encore — aux Tanneurs.

16:06 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 21 mars 2017

Sens plante parasite

Untung-untung

    21 mars 2015

« — Oh! répondit, d'un ton froid, M. Jean Richepin, le sens n'est qu'une plante parasite qui pousse, quand même, sur le trombone de la sonorité. »

 

21 mars 2017

C'est à cela qu'il faut se ratteler : faire pousser le sens parasite.

07:01 Publié dans Droit de cité, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 20 mars 2017

Bag face

Untung-untung

    20 mars 2012

Got my own bag of tricks. (And Belgian beer, whyonearth.)

 

20 mars 2017

C'est difficile, de faire face.

10:56 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 16 mars 2017

Au ciel : Nimrod : In the sky

AU CIEL

IN THE SKY

Je tiens en haute estime ce fils de chien

I hold in high esteem that son of a dog

qui me fait aboyer dans la cité solaire

who makes me bark in Sun City

 

malheur à cette bouche mienne

woe to this mouth of mine

qui aboie

that barks

 

malheur à cette bouche mienne

woe to this mouth of mine

qui fait honneur aux aboyeurs

that honours those who bark

 

je me suis découvert grandiloquent

I have found myself to be bombastic

sous des ponts grands foutraques

under bridges big & shambolic

 

je cherchais à dire

I was trying to voice

la course vers l'avenir

the rush towards the future

 

lorsque le banian s'élève

when the banyan rises up

à la verticale de l'azur

along the vertical lines of heavens

 

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Ce poème en six distiques, qui ouvre l'anthologie personnelle de Nimrod que publie Gallimard ce mois-ci, a donné lieu à une traduction improvisée avant la version (un peu) peaufinée ci-dessus.

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16:05 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 12 mars 2017

Rebattues

13-16 mars 2017

 

Les vieilles chaussures, on les balance à Labenne, alors qu'on pourrait très bien ne pas les balancer à la benne, et ce n'est pas dans l'océan qu'on les balance, ce n'est pas à la figure des balances, on balance les chaussures, comme on balance les jambes au bord du ravin, au bord de la dune, à Labenne, ce n'est pas les chaussures qu'on balance mais c'est l'espoir et la mémoire, on balance ce qu'on veut à la poubelle, on est chez nous, on se balance de ce qu'on veut au bord de ce qu'on veut, et c'est ça le don de courte vue.

 

* * * * * * * * * * * * * * * * 

 

---------------------J’ai vu languir, au fond de la vallée,
---------------------Un arbrisseau qu’oubliait le bonheur.

Paul, en se levant, apperçut un pavillon blanc arboré sur la montagne de la Découverte. À la place de mon arbalète, l’albatros était suspendu à mon cou.

Le carrosse se couvre et se remplit d’hommes, se hérisse d’arquebuses, se transforme en redoute... et vous, habitants de la montagne, qui picorez l'olive sauvage ou l'arbouse, accourez vite à mon appel ; trioto, trioto, totobrix. — Mon âme veuve les jalouse.

 

Dans la salle d'attente où je lis Nimrod une mère avait besoin d'aller chercher un cartable dans la voiture garée non loin, et j'ai donc proposé de garder un œil sur Mélodie, qui n'avait pas l'air enthousiaste mais qui, en deux minutes, m'a confié qu'elle était en grande section avec Mme Tonka (?) qui est 《 aussi gentille qu'une Maman et mieux gentille que le papa Noël 》. Plus tard, la mère revenue, je prête à Mélodie mon ballpoint noir pour qu'elle puisse dessiner, en une intéressante synesthésie.

 

* * * * * * * * * * * * * * * * 

 

Their Clergy rouz'd from Laziness
Laid not their Charge on Journey-Bees.

__________________________

Dans le premier mouvement du Concerto pour cor anglais de Josef Fiala, après la façon dont les mesures de cor solo ouvrent délicatement la voie à l'entrée du véritable soliste, tout est plat, rebattu.

 

* * * * * * * * * * * * * * * * 

 

 14 mars. Première fois de l'année que je profite du soleil sur la terrasse, et, dans un essai d'exagération de mon côté Rilke, ce n'est pas un poète que j'ai, mais trois poètes : l'excellent Nimrod, le dernier recueil de proses brèves de Maulpoix, et, last not least, les poèmes de Warsan Shire dans la traduction toute chaude sortie des presses de Sika Fakambi.

 

 * * * * * * * * * * * * * * * * 

 

Toi, Thymber, le glaive de Pallas a fait rouler ta tête sur la poussière, beau débrideur de messes, beau décrotteur de vigiles. Il se mit à vagir et à hurler, et les commères accoururent, croyant qu’elle avait voulu le tuer.

Sur la table de marbre ou sur un bloc de glaise
························Donc honorons Hermès.

Les glaives, les couteaux, sont déjà préparés.En ces sortes de feinte il faut instruire & plaire. Les cochons renversèrent sa bière pendant qu’on chantait les vigiles, et l’enfant roula sur le lit, entre ses cuisses, au milieu d’une mare d’excréments et de glaires sanguinolentes.

Le Ciel est rose et bleu pour plaire à la Marquise.

16:07 Publié dans Les Murmures de Morminal, MAS, MUS, Unissons | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 07 mars 2017

Marche grise

    On a jeté la bouteille en plastique dans la poubelle jaune, les peaux de bananes dans la poubelle verte, fini de récurer le fond de la poubelle grise, puis on a pris la route, à pied, après avoir enfilé les souliers avec le chausse-pied, qui est, techniquement parlant, une corne à chaussures allongée. Une corne en métal, toutefois. Les travaux dans le terrain vague où quelques dames faisaient auparavant courir leur labrador ou leur berger allemand, semblent bien partis, avec les pelleteuses orange, pour ajouter une résidence affreuse dans le paysage urbain, de sorte qu'il n'y aura bientôt plus le moindre carré d'herbe, au mépris certainement de la législation. Mais tout le monde finit par penser que la législation n'existe plus. C'est comme ça que tout s'achève.

Il n'y a pas de lapin qui gambade, ce matin, derrière les clôtures de Touraine Habitat. En revanche, des employés municipaux en gilet orange s'affairent sur le vaste rond-point à nettoyer les nombreuses branches tombées suite à ce nouveau coup de vent d'hier et d'avant-hier. La route n'est jamais longue, et on a beau rêver qu'il suffirait de poursuivre la marche et d'aller de l'avant, jamais on ne ferait demi-tour, jamais on ne le fait.

Au début de la rue Arthur Rimbaud, l'espèce de bunker ensauvagé est, plus que jamais, recouvert de petits arbustes qui donnent à voir, plus que jamais, la sauvagerie grise du béton mangé par le temps, et pourtant immortel. On n'a jamais vu personne pique-niquer à l'une des trois tables en bois, dans le “parc” du Quick Palace.

La mémoire manque au promeneur, c'est le lot de tout marche grise.

12:02 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 21 février 2017

———— méprendre

Septain épiphanique zénithal 4, 17 février

    Pour se méprendre

de son sort,

un piège tendre.

La viande tendre

Pleut sur nous, sur la cendre

— Scolopendre —

À roc fendre.

10:33 Publié dans Septains épiphaniques | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 20 février 2017

... le mythe que tu écornes ...

17.02.2016.

    confondre les salicornes

avec les algues téméraires

verser des larmes funéraires

sur les clamsés en bicornes

 

le mythe que tu écornes

par des saillies salutaires

c'est au chaud du fond de voltaires

tapissés de sphinx et licornes

 

ça te va bien sous les ors

de la République cet œil

qui s'afflige de toute offense

 

le vert noircit au dehors

de ta peau et sur le seuil

du palais fond cette provende

15:44 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 19 février 2017

[que le café percole]

12.02.2016.

    tandis que le café percole

& que s'écoule un continent

j'écris un vers hallucinant

mais pour moi seul comme à l'école

 

mort à la bataille d'Arcole

sang lentement dégoulinant

un chien est là & opinant

du chef mon cadavre picole

 

ces poèmes que l'on bricole

fétus en lames concentriques

fabriquent-ils un univers

 

nous naviguons ô mes divers

& je vous fous des coups de triques

tandis que le café percole

09:27 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 18 février 2017

Épipolaire

    Je me ronge l’esprit en pensant à une certaine

Mme Corneuil, c’est bien ainsi qu’on la nomme.

Jamais on n’a tenu la dragée si haute

à notre pauvre espèce humaine.

 

Le fabuliste recommande aux heureux amants

de ne voyager qu’aux rives prochaines :

une femme qui décrit des brouillards, qui

compose des sonnets et qui, j’en suis certaine,

 

a eu dix aventures au moins.

 

Vous rappelez-vous notre première

excursion à Gizeh, cette grande plaine

nue ? vêtue d’une sorte de burnous en laine

blanche, le cou libre.

 

Par une inspiration soudaine,

On n’oublie pas longtemps son La Fontaine.

Je ne manque pas d’une certaine

vivacité.

Horace tenta vaine-

-ment de le faire rester.

 

18:00 Publié dans Centons du jeu de dés | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 17 février 2017

Rodéo exclut — lourd exocet

    Gérande demeura sur le seuil.

 

Installés dans un bon fauteuil

comme s’ils eussent été le feuil

lage de ces vieux bois de chêne

dont mon portefeuil

le est rempli,

Les marins du brick,

la tête découverte,

lui montrèrent le pavillon de deuil.

 

Ce livre, il le feuil

leta avec avidité.

10:55 Publié dans Centons du jeu de dés | Lien permanent | Commentaires (0)

Ritournelles

Untung-untung

    17 février 2015

Entendre une femme politique prononcer le mot d'“aggiornamento” et savoir qu'on va avoir Innamoramento de Mylène Farmer dans la tête toute la matinée.

 

17 février 2017

Ne pas savoir ce qu'on va entendre. Ne s'attendre à rien.

Pourtant, les heures dans le tramway, dans les diverses salles de classe, vont apporter leur lot de ritournelles. (Ritournelles : ce mot qui devait être le titre d'un des 12 romans de la série fomentée en 1995.)

05:55 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 16 février 2017

Les faits sont têtus

23 janvier 2017, 18 h

    Ami, toi que j'ai repris au

Rebond de ta discutaille,

Ton argument bidon me daille.

Pourquoi dire "choriseau" ?

 

En face de moi lire Izzo

Ou — les faits ont des tenailles —

Un long dimanche de fiançailles

De Sébastien Japrisot ?

 

Les faits sont têtus ! Au Con-

Servatoire de Tours, j'écris

En affûtant mon roseau

 

Pour graffiter "mort aux cons"

Avec des airs jipébacris

Et la fumée au naseau...

14:10 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 15 février 2017

Foi qui sauve

15.01.2017.

    toujours pas écrit ces foutus sonnets

se remettre aux sonnets ou aux quatorzains

ou à toute autre forme de rigueur

il n'y a que la foi qui sauve

un monde de fatigue me

clôt les mirettes

je n'irai pas pour qu'on me drape

ou sur le trottoir qui dérape

livrer la blancheur aux aigrettes

l'onde au flot écumeux

la rage de rugir aux fauves

la pince-monseigneur au monte-en-l'air à l'arnaqueur

pas de force j'en suis zinzin

pour ne plus m'emprisonner

23:05 Publié dans Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 13 février 2017

Appel à quelques routiers inattentifs, composé fictivement à Marcilly

23 janvier 2017

    Au lieu de flairer l’anémone

Dans ce Rendez-vous des routiers

J’aimerais que vous écoutiez

Un peu mon poème à Pomone.

 

À quoi sert que je m’époumone

Et sois du Verbe bijoutier

Pour que jamais dans le moutier

C’est le Paraclet qu’on ramone ?

 

Rien ne sert, pauvre flibustier

Lyrique, ici de balbutier.

On ne te fera pas l’aumône

 

D’une oreille attentive. C’est

Qu’à l’estaminet sur la Maulne

Le papier ne sert qu’aux vécés.

09:13 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

Cadet

Untung-untung

    13 février 2016

Le cadet chante à tue-tête, dans son bain, un couplet du Conditionnel de variété.

 

13 février 2017

Le cadet s'est époumoné, vers six heures, car il est décidément malade : gorge très irritée, mal de tête, un peu de fièvre. Du coup, j'écris au bureau. Les éboueurs passent, emportant, je l'espère, les deux chaises cannées défoncées.

Mon père a 72 ans.

06:39 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 12 février 2017

Quel est cet antre

In memoriam Philippe Chardin

16 janvier 2017

 

    quel est cet antre

où j'entre seul

pour la parade

& le silence

des masures

des colombes

par milliers

faut-il plier

sous votre tombe

et la morsure

de la romance

faut-il — cagade ! —

ton linceul

pour se méprendre

.

20:05 Publié dans Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)