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samedi, 25 mars 2017

À la rose, à l'encre

Untung-untung

    25 mars 2013

Facebook était aussi morne et endormi que la calotte d'un vieux moine tombée dans la culotte d'un novice quand soudain : la Quatrième de Rubbra par Hickox.

 

25 mars 2017

J'ai décidé, ne sachant pas jeter, d'utiliser deux par deux de vieux sachets de thé à la rose pas très bons, afin d'en débarrasser le placard (qui me remerciera). De reprendre peu à peu les chantiers d'écriture, bien que ce soit bien douloureux, au fond, mais peut-être comme cette image que j'expliquais hier en cours et qui est à l'origine de l'expression anglaise an inkling of (à cause de the first inkling of, dans H.G. Wells).

08:22 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 23 mars 2017

Le Fiston

Untung-untung

    23 mars 2016

Les ados bourges au look de minet (comme on disait) qui se saluent au conservatoire, basson et violoncelle en évidence, en se disant « ça va, gros ? » ....... on n'en peut mais.

 

23 mars 2017

On y repart — au Conservatoire — dans une demi-heure — toujours au moins une fois par semaine — souvent deux — parfois trois. On y repart — mais aujourd'hui — après avoir entendu Jean Topart lire Pinget — on passe aussi — encore — aux Tanneurs.

16:06 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 21 mars 2017

Sens plante parasite

Untung-untung

    21 mars 2015

« — Oh! répondit, d'un ton froid, M. Jean Richepin, le sens n'est qu'une plante parasite qui pousse, quand même, sur le trombone de la sonorité. »

 

21 mars 2017

C'est à cela qu'il faut se ratteler : faire pousser le sens parasite.

07:01 Publié dans Droit de cité, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 20 mars 2017

Bag face

Untung-untung

    20 mars 2012

Got my own bag of tricks. (And Belgian beer, whyonearth.)

 

20 mars 2017

C'est difficile, de faire face.

10:56 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 16 mars 2017

Au ciel : Nimrod : In the sky

AU CIEL

IN THE SKY

Je tiens en haute estime ce fils de chien

I hold in high esteem that son of a dog

qui me fait aboyer dans la cité solaire

who makes me bark in Sun City

 

malheur à cette bouche mienne

woe to this mouth of mine

qui aboie

that barks

 

malheur à cette bouche mienne

woe to this mouth of mine

qui fait honneur aux aboyeurs

that honours those who bark

 

je me suis découvert grandiloquent

I have found myself to be bombastic

sous des ponts grands foutraques

under bridges big & shambolic

 

je cherchais à dire

I was trying to voice

la course vers l'avenir

the rush towards the future

 

lorsque le banian s'élève

when the banyan rises up

à la verticale de l'azur

along the vertical lines of heavens

 

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Ce poème en six distiques, qui ouvre l'anthologie personnelle de Nimrod que publie Gallimard ce mois-ci, a donné lieu à une traduction improvisée avant la version (un peu) peaufinée ci-dessus.

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16:05 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 12 mars 2017

Rebattues

13-16 mars 2017

 

Les vieilles chaussures, on les balance à Labenne, alors qu'on pourrait très bien ne pas les balancer à la benne, et ce n'est pas dans l'océan qu'on les balance, ce n'est pas à la figure des balances, on balance les chaussures, comme on balance les jambes au bord du ravin, au bord de la dune, à Labenne, ce n'est pas les chaussures qu'on balance mais c'est l'espoir et la mémoire, on balance ce qu'on veut à la poubelle, on est chez nous, on se balance de ce qu'on veut au bord de ce qu'on veut, et c'est ça le don de courte vue.

 

* * * * * * * * * * * * * * * * 

 

---------------------J’ai vu languir, au fond de la vallée,
---------------------Un arbrisseau qu’oubliait le bonheur.

Paul, en se levant, apperçut un pavillon blanc arboré sur la montagne de la Découverte. À la place de mon arbalète, l’albatros était suspendu à mon cou.

Le carrosse se couvre et se remplit d’hommes, se hérisse d’arquebuses, se transforme en redoute... et vous, habitants de la montagne, qui picorez l'olive sauvage ou l'arbouse, accourez vite à mon appel ; trioto, trioto, totobrix. — Mon âme veuve les jalouse.

 

Dans la salle d'attente où je lis Nimrod une mère avait besoin d'aller chercher un cartable dans la voiture garée non loin, et j'ai donc proposé de garder un œil sur Mélodie, qui n'avait pas l'air enthousiaste mais qui, en deux minutes, m'a confié qu'elle était en grande section avec Mme Tonka (?) qui est 《 aussi gentille qu'une Maman et mieux gentille que le papa Noël 》. Plus tard, la mère revenue, je prête à Mélodie mon ballpoint noir pour qu'elle puisse dessiner, en une intéressante synesthésie.

 

* * * * * * * * * * * * * * * * 

 

Their Clergy rouz'd from Laziness
Laid not their Charge on Journey-Bees.

__________________________

Dans le premier mouvement du Concerto pour cor anglais de Josef Fiala, après la façon dont les mesures de cor solo ouvrent délicatement la voie à l'entrée du véritable soliste, tout est plat, rebattu.

 

* * * * * * * * * * * * * * * * 

 

 14 mars. Première fois de l'année que je profite du soleil sur la terrasse, et, dans un essai d'exagération de mon côté Rilke, ce n'est pas un poète que j'ai, mais trois poètes : l'excellent Nimrod, le dernier recueil de proses brèves de Maulpoix, et, last not least, les poèmes de Warsan Shire dans la traduction toute chaude sortie des presses de Sika Fakambi.

 

 * * * * * * * * * * * * * * * * 

 

Toi, Thymber, le glaive de Pallas a fait rouler ta tête sur la poussière, beau débrideur de messes, beau décrotteur de vigiles. Il se mit à vagir et à hurler, et les commères accoururent, croyant qu’elle avait voulu le tuer.

Sur la table de marbre ou sur un bloc de glaise
························Donc honorons Hermès.

Les glaives, les couteaux, sont déjà préparés.En ces sortes de feinte il faut instruire & plaire. Les cochons renversèrent sa bière pendant qu’on chantait les vigiles, et l’enfant roula sur le lit, entre ses cuisses, au milieu d’une mare d’excréments et de glaires sanguinolentes.

Le Ciel est rose et bleu pour plaire à la Marquise.

16:07 Publié dans Les Murmures de Morminal, MAS, MUS, Unissons | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 07 mars 2017

Marche grise

    On a jeté la bouteille en plastique dans la poubelle jaune, les peaux de bananes dans la poubelle verte, fini de récurer le fond de la poubelle grise, puis on a pris la route, à pied, après avoir enfilé les souliers avec le chausse-pied, qui est, techniquement parlant, une corne à chaussures allongée. Une corne en métal, toutefois. Les travaux dans le terrain vague où quelques dames faisaient auparavant courir leur labrador ou leur berger allemand, semblent bien partis, avec les pelleteuses orange, pour ajouter une résidence affreuse dans le paysage urbain, de sorte qu'il n'y aura bientôt plus le moindre carré d'herbe, au mépris certainement de la législation. Mais tout le monde finit par penser que la législation n'existe plus. C'est comme ça que tout s'achève.

Il n'y a pas de lapin qui gambade, ce matin, derrière les clôtures de Touraine Habitat. En revanche, des employés municipaux en gilet orange s'affairent sur le vaste rond-point à nettoyer les nombreuses branches tombées suite à ce nouveau coup de vent d'hier et d'avant-hier. La route n'est jamais longue, et on a beau rêver qu'il suffirait de poursuivre la marche et d'aller de l'avant, jamais on ne ferait demi-tour, jamais on ne le fait.

Au début de la rue Arthur Rimbaud, l'espèce de bunker ensauvagé est, plus que jamais, recouvert de petits arbustes qui donnent à voir, plus que jamais, la sauvagerie grise du béton mangé par le temps, et pourtant immortel. On n'a jamais vu personne pique-niquer à l'une des trois tables en bois, dans le “parc” du Quick Palace.

La mémoire manque au promeneur, c'est le lot de tout marche grise.

12:02 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 21 février 2017

———— méprendre

Septain épiphanique zénithal 4, 17 février

    Pour se méprendre

de son sort,

un piège tendre.

La viande tendre

Pleut sur nous, sur la cendre

— Scolopendre —

À roc fendre.

10:33 Publié dans Septains épiphaniques | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 20 février 2017

... le mythe que tu écornes ...

17.02.2016.

    confondre les salicornes

avec les algues téméraires

verser des larmes funéraires

sur les clamsés en bicornes

 

le mythe que tu écornes

par des saillies salutaires

c'est au chaud du fond de voltaires

tapissés de sphinx et licornes

 

ça te va bien sous les ors

de la République cet œil

qui s'afflige de toute offense

 

le vert noircit au dehors

de ta peau et sur le seuil

du palais fond cette provende

15:44 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 19 février 2017

[que le café percole]

12.02.2016.

    tandis que le café percole

& que s'écoule un continent

j'écris un vers hallucinant

mais pour moi seul comme à l'école

 

mort à la bataille d'Arcole

sang lentement dégoulinant

un chien est là & opinant

du chef mon cadavre picole

 

ces poèmes que l'on bricole

fétus en lames concentriques

fabriquent-ils un univers

 

nous naviguons ô mes divers

& je vous fous des coups de triques

tandis que le café percole

09:27 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 18 février 2017

Épipolaire

    Je me ronge l’esprit en pensant à une certaine

Mme Corneuil, c’est bien ainsi qu’on la nomme.

Jamais on n’a tenu la dragée si haute

à notre pauvre espèce humaine.

 

Le fabuliste recommande aux heureux amants

de ne voyager qu’aux rives prochaines :

une femme qui décrit des brouillards, qui

compose des sonnets et qui, j’en suis certaine,

 

a eu dix aventures au moins.

 

Vous rappelez-vous notre première

excursion à Gizeh, cette grande plaine

nue ? vêtue d’une sorte de burnous en laine

blanche, le cou libre.

 

Par une inspiration soudaine,

On n’oublie pas longtemps son La Fontaine.

Je ne manque pas d’une certaine

vivacité.

Horace tenta vaine-

-ment de le faire rester.

 

18:00 Publié dans Centons du jeu de dés | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 17 février 2017

Rodéo exclut — lourd exocet

    Gérande demeura sur le seuil.

 

Installés dans un bon fauteuil

comme s’ils eussent été le feuil

lage de ces vieux bois de chêne

dont mon portefeuil

le est rempli,

Les marins du brick,

la tête découverte,

lui montrèrent le pavillon de deuil.

 

Ce livre, il le feuil

leta avec avidité.

10:55 Publié dans Centons du jeu de dés | Lien permanent | Commentaires (0)

Ritournelles

Untung-untung

    17 février 2015

Entendre une femme politique prononcer le mot d'“aggiornamento” et savoir qu'on va avoir Innamoramento de Mylène Farmer dans la tête toute la matinée.

 

17 février 2017

Ne pas savoir ce qu'on va entendre. Ne s'attendre à rien.

Pourtant, les heures dans le tramway, dans les diverses salles de classe, vont apporter leur lot de ritournelles. (Ritournelles : ce mot qui devait être le titre d'un des 12 romans de la série fomentée en 1995.)

05:55 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 16 février 2017

Les faits sont têtus

23 janvier 2017, 18 h

    Ami, toi que j'ai repris au

Rebond de ta discutaille,

Ton argument bidon me daille.

Pourquoi dire "choriseau" ?

 

En face de moi lire Izzo

Ou — les faits ont des tenailles —

Un long dimanche de fiançailles

De Sébastien Japrisot ?

 

Les faits sont têtus ! Au Con-

Servatoire de Tours, j'écris

En affûtant mon roseau

 

Pour graffiter "mort aux cons"

Avec des airs jipébacris

Et la fumée au naseau...

14:10 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 15 février 2017

Foi qui sauve

15.01.2017.

    toujours pas écrit ces foutus sonnets

se remettre aux sonnets ou aux quatorzains

ou à toute autre forme de rigueur

il n'y a que la foi qui sauve

un monde de fatigue me

clôt les mirettes

je n'irai pas pour qu'on me drape

ou sur le trottoir qui dérape

livrer la blancheur aux aigrettes

l'onde au flot écumeux

la rage de rugir aux fauves

la pince-monseigneur au monte-en-l'air à l'arnaqueur

pas de force j'en suis zinzin

pour ne plus m'emprisonner

23:05 Publié dans Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 13 février 2017

Appel à quelques routiers inattentifs, composé fictivement à Marcilly

23 janvier 2017

    Au lieu de flairer l’anémone

Dans ce Rendez-vous des routiers

J’aimerais que vous écoutiez

Un peu mon poème à Pomone.

 

À quoi sert que je m’époumone

Et sois du Verbe bijoutier

Pour que jamais dans le moutier

C’est le Paraclet qu’on ramone ?

 

Rien ne sert, pauvre flibustier

Lyrique, ici de balbutier.

On ne te fera pas l’aumône

 

D’une oreille attentive. C’est

Qu’à l’estaminet sur la Maulne

Le papier ne sert qu’aux vécés.

09:13 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

Cadet

Untung-untung

    13 février 2016

Le cadet chante à tue-tête, dans son bain, un couplet du Conditionnel de variété.

 

13 février 2017

Le cadet s'est époumoné, vers six heures, car il est décidément malade : gorge très irritée, mal de tête, un peu de fièvre. Du coup, j'écris au bureau. Les éboueurs passent, emportant, je l'espère, les deux chaises cannées défoncées.

Mon père a 72 ans.

06:39 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 12 février 2017

Quel est cet antre

In memoriam Philippe Chardin

16 janvier 2017

 

    quel est cet antre

où j'entre seul

pour la parade

& le silence

des masures

des colombes

par milliers

faut-il plier

sous votre tombe

et la morsure

de la romance

faut-il — cagade ! —

ton linceul

pour se méprendre

.

20:05 Publié dans Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)

PMZ

Untung-untung

    12 février 2015

N'ayant pas eu mon smartphone sur moi, ai donc raté la photographie de la pompe à essence où je venais de prélever 43,43 litres pour une somme de 55,55 €.

Toute l'œuvre d'une vie s'estompe ainsi sans preuve.

 

12 février 2011

Viens d'acheter un best of 3 CD de Higelin, et il n'y a même pas L'Attentat à la pudeur dedans !!!!

 

12 février 2017

Pour nouer les deux fils, je peux (me) rappeler qu'on avait écouté Higelin dans la foulée, en allant à Burgos, et qu'au retour, j'avais, comme souvent, fait le plein sur une aire Servicios, sans noter le montant de la facture tel qu'affiché sur la pompe. Dans l'échoppe, comme souvent, des Espagnols râblés mangeaient des bocadillos à quatre heures de l'après-midi.

09:26 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 11 février 2017

Pagano

Untung-untung

    11 février 2015

« Les filles battaient les cocons noyés et brûlés avec un balai de bruyère ou de chiendent. » (p. 21)

Après le Savitzkaya, le nouveau Pagano — qui commence très fort.

 

11 février 2017

Je sais que la “suite”, en quelque sorte, est parue, mais ne l'ai pas encore achetée.

11:40 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 10 février 2017

ÉgalitéE

Untung-untung

(billet dédié à M. Patrick Chartrain, spécialiste de Claude Mauriac

& auteur, aussi, il y a quelques jours, d'un billet réjouissant

sur le sujet des E parasites)

    10 février 2014

Et les conneries continuent. D'un côté, tous les abrutis phallocrates (dont pas mal de femmes d'ailleurs) qui manifestent pour revenir cinquante ans en arrière, et de l'autre les féministes (ou faut-il écrire “les féministEs”) qui ajoutent un E à la fin du mot égalité pour faire plus-mieux-trop-gender... entre autres inepties (j'ai lu récemment “les enfantEs”).

 

10 février 2017

À l'époque, j'avais mis en lien, sur Facebook (je rappelle que, dans cette rubrique, le point de départ est toujours une notule tirée des limbes de Facebook, à la même date), la page Web correspondant à un concours proposé par le site ÉgalitéE sans y prêter plus d'attention. Constatant aujourd'hui que le lien est toujours actif, je suis allé y voir et ai constaté, outre que l'auteurE de ce blog était fâchée avec la grammaire française, qu'elle n'était pas très au clair dans sa petite tête. En effet, elle réussit à écrire, dans la présentation de son blog, l'énormité suivante :

Mis à part mon petit côté féministe (et encore) je vous propose des astuces beauté et bien être au quotidien. Je vous ferais partager mes conseils pour prendre soin de votre corps de femme. Apprenez à vous sentir bien, à avoir de beaux cheveux, une belle peau et finalement à être séduisante.

Il est certain que pour prétendre être féministe et penser qu'une femme doit penser en priorité à avoir une belle peau et être séduisante, il faut beaucoup avoir pratiqué Beauvoir et consœurs. Moi qui n'écris pas les mots qui ne prennent pas de E final avec un E, il m'arrive de me définir comme féministe, ce qui signifie, entre autres, que je lutte quand il le faut contre la structuration parfois phallocratique de ma profession, que je suis favorable à ce que les femmes disposent librement de leur corps, que je dénonce (y compris au travers de textes à traduire dans mes cours) les inégalités salariales, ou que, si cela devait arriver en ma présence, je ne laisserais pas un “dragueur de rue” emmerder une fille.

05:21 Publié dans Droit de cité, Narines enfarinées, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (1)

jeudi, 09 février 2017

Loving by Will

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    At last I got my copy of Sir Timothy's outstanding LOVING BY WILL. What a work ! Fabulous ! Hurry up, all of you, and buy this smashing book with its 154 "sunbursts".

 

(ystrday, 5 p.m.)

10:40 Publié dans Aujourd'hier, Brille de mille yeux, MAS, Narines enfarinées | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 08 février 2017

Nulla dies

Untung-untung

    8 février 2016

Expo Grands singes avec Edgar Lungu et Ségolène Royal, qui ont fait mine de ne pas me voir.

 

8 février 2017

Cette date du 8 février revêt surtout une importance particulière, car c'est l'anniversaire de la première publication dans ce carnet anthracite. Onze ans déjà !

 

06:43 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 07 février 2017

ce tablier en calicot...

    ce tablier en calicot

espalasé sur le gazon

rappelle Luynes Montbazon

à qui n'a pas pris son fricot

 

pose ta bosse de bison

au noyau comme l'abricot

dans l'herbe - la veuve-clicquot

ranime ton espoir frison

 

étais-tu (si oui : comment ?) seul

face aux Radziwill de Varel

la mer gelée pour pique-nique

 

comme allongés nous dégoisons

en nous taquinant la tunique

nos espoirs coquilles d'oisons

22:37 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 06 février 2017

sur un texte de Modiano...

    sur un texte de Modiano

avant de s'allonger dessus

ma chatte se lèche le cul

vous imaginez le tableau

 

dans ma maison pas de piano

ni assez de coussins mœlleux

il faut le croire puisque le

fin du fin est sur un rouleau

 

de très anciens textes de thèm

(récupérés dans le bureau

38 parmi la poussière)

 

de se pourlécher le fourneau

après dix minutes pas plus

d'y étendre son félin joufflu

08:39 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 04 février 2017

Planted Ground :: Red Shuttleworth

    Ce poème, j'en ai improvisé une première ébauche à une heure de l'après-midi, sur un échafaudage. En voici une version plus travaillée, bien que plusieurs éléments restent frustrants (notamment le titre).

 

Planted Ground

Plantations

Grotesque turn of tractor

Grotesque tour de roues, un tracteur...

and a leg is gone:

et voilà une jambe d'embarquée :

someone else's fact.

réalité de quelqu'un d'autre.

Wood cloud... a radio song

Nuages en bois... à la radio, une chanson

featuring high platform heels,

où il est question de talons hauts à plateforme *

love gone to muscatel-sobs.

et d'un chagrin d'amour avec des larmes moscatel.

For you it's morning...

Pour toi, c'est le matin...

dryland wheat fields

champs de blé sur des

at every blacktop

terres non irriguées

curve-’n-swerve...

à chaque virage d'asphalte...

graveyard rows

les sillons d'un cimetière.

 

(Red Shuttleworth)

_______________________________________

 * Vers changé suite aux remarques de VS ci-dessous. J'avoue ne pas avoir vérifié cela, et avoir ignoré jusqu'à aujourd'hui qu'on pouvait dire “chaussures à plateforme”. Plutôt que chaussures à plateforme, qui semble désigner des chaussures plus ordinaires, j'ai donc préféré talons hauts à plateforme, qui me semble correspondre. (Mais bordel que c'est laid !)

14:54 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (2)

L'archer atomique

Untung-untung

    4 février 2015

& donc je lis plusieurs § qui parlent tous de prothèse en palladium, j'atteins la fin des Mémoires d'un atome et toute la journée j'ai la chanson de Léo Ferré, Au Palladium, dans la tête, la dentisterie rejoint le tir à l'arc pour navrer mes neurones.

 

4 février 2017

Tempête, vent fort, branches nues du néflier qui s'agitent contre l'échafaudage. On n'oubliera pas qu'un des noms qui circulent pour un éventuel remplacement de François Fillon à l'élection présidentielle est... Gérard Larcher.

11:14 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 02 février 2017

How To Be Both

Untung-untung

    2 février 2015

Bon, bon, bon, j'ai procrastiné bêtement, comme d'habitude, et je dois rendre à la B.U. How to be Both et The Prisoner of Paradise, sans avoir pris le temps d'écrire quelques notes au sujet de ces deux livres. Comme ils m'ont tout de même marqué, je note ça ici. Et aussi thank Nobodaddy for libraries, or else I would be buried under books.

2 février 2016

Cover me, come on baby, cover me

Well I'm looking for a lover who will come on in and cover me

 

2 février 2017

Deux heures intenses. Ce qu'il faut pour tout accomplir, lire une existence — conjugaison de corps.

16:23 Publié dans Les Murmures de Morminal, MUS, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 01 février 2017

L'oubli de Levet

Untung-untung

    1er février 2012

En face de moi, dans le néflier : draine mâle ou merlette ? pas eu le temps de distinguer. Trop furtif oiseau.

 

1er février 2017

Ces jours-ci, je me suis enfin lancé dans l'Ornithologie du promeneur. Un peu déçu, après Mes langues ocelles, mieux tenu dans son foutoir — si j'ose dire. Le chapitre sur les corneilles est excellent. Celui sur les merles et les étourneaux plus pongien. On sent que la note juste point. D'ailleurs, poigne est l'anagramme de pongien. Mais il n'est pas question de jouer les pongistes.

(Jouer au ping-pong avec des nèfles vraiment ? Avec des draines qu'on observerait ?) — Coupons court.

21:30 Publié dans MOTS, Pong-ping, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)