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samedi, 15 juillet 2006

Livres à meneaux

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    Cher Joachim,

puisque je ne reçois qu'aujourd'hui ta très brève missive, je peux y répondre : non, tu ne m'avais jamais dit ainsi que tu m'aimais. Je serais évidemment curieuse d'en savoir plus.

Ta vie me passionne, et je sens en toi un être d'exception. (Si je me trompe, c'est que je suis amoureuse, n'est-ce pas ? )

Sinon, j'ai songé à un titre pour le livre que tu as commencé d'écrire et qui, à ce que je comprends, n'a rien à voir avec Pauvres Pyrénées : le Manuscrit trouvé près de la forteresse... Trop référentiel, peut-être ?

Je t'embrasse,

Ada

12:35 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (2)

vendredi, 14 juillet 2006

Vivy aux lèvres

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    Chère Ada,

je ne sais si je te l'ai dit, mais j'ai une très bonne amie qui vit à Vivy. Vivy est l'une des bourgades les plus mortes que je connaisse. Mais bon, elle y vit, dit-elle. Peut-être qu'elle joue sur les mots, parce que tout est froid, mort, là-bas.

Elle joue aussi sur les morts, c'est une sorte de coutume là-bas. Mieux que le Loto sportif, si tu vois le genre.

Tu n'as pas répondu à ma question. Je n'ai pas repris l'écriture du roman, mais, dès que je me remets au trombone, je me trouve très en lèvres.

Crois en moi,

Joachim

12:20 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 13 juillet 2006

Vivre oraison

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    La roue tourne dans la nuit. Toujours dans la nuit, la roue tourne. Aucun échec n'a foiré, même si Judith te regardait d'un air goguenard pendant que tu prenais cette photo. C'est comme si tu avais été soudainement détrôné de ta position de force, alors tu as tout lâché.

Pourquoi pas, d'ailleurs ? Je comprends qu'on en ait assez de risquer de se faire renverser par des brutes pour finir par se faire engueuler par des blaireaux qui te reprochent d'être en retard, eux ils sont affamés et ils veulent leur pizza, etc.

Mais lâcher ton roman, même en abyme, je ne sais pas, vraiment. La bulle de savon s'est envolée au-dessus de la mare et s'est fichée, finalement, dans la haie. A éclaté. Mais une autre est restée dans l'herbe, contre un bouton d'or.

C'est celle-là dont j'attends tout. Le bouton d'or tourne dans la nuit. Toujours la bulle nous guide.

                       Ton Ada

12:05 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (1)

mercredi, 12 juillet 2006

Nirvana...?

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    Ada,

 

t'ai-je dit que je t'aimais ?

 

J.

11:50 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 11 juillet 2006

Au fond de l'Arno

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    Très cher Joachim,

l'Arno ne coule pas à Angers. Il y a l'astre du jour pour tous les malheureux. Le gel ne guette pas. Au fond des rues bonnes pour le coupe-gorge et pas pour danser le guilledou, aucun guet-apens à craindre.

Sais-tu qu'enfant j'ai longtemps cru que guet-apens s'écrivait gai tapant ? La bastonnade en joie, autant dire.

Même le soleil chauffe sur Regensburg endormie.

Je te laisse,

Ada

11:35 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 10 juillet 2006

Sans rime

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    Mon ardeur,

 

je me noie et je brûle, on connaît la chanson. Mais quand même, manquant de temps, il faut que je te dise que je n'ai jamais pu blairer l'art déco. Tu ne me demandes pas de déblatérer, heureusement.

Crois en moi,

Joachim

11:20 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 09 juillet 2006

Ivre sans raison

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    Joachim, mon ami,

je sais que vous vous battez comme un lion et ce soir, recevant votre lettre, je bois à votre santé, je picole, me pochtronne, dégringole dans l'escalier. Un grand gringalet comme vous doit être aussi poli que la Loire à Bouchemaine. Je sais ce que je dis, malgré l'ivresse. Vous aussi, vous comprenez, même pas à demi-mot. Quand la laine sera aussi dure que pierre, le gel vous aura purifié de vos défauts.

Follement,

Ada

11:05 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 08 juillet 2006

Première livraison

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    Chère amie,

je vous écris sur mon scooter, à l'abri de l'abîme. Je me suis rangé des voitures, alors je lis Butor, même si les lourds volumes de l'édition de ses oeuvres ne sont guère maniables. C'est toujours mieux que de livrer des pizzas les soirs de Coupe du Monde. Je me demande quand même ce que je vais faire de ma vie, maintenant. Peut-être reprendre, un jour, après un galop d'essai, mon roman sur les pauvres Pyrénées (pauvres, oui, d'être délaissées).

Croyez-en moi comme je crois en vous,

Joachim

10:50 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)