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mercredi, 15 février 2017

Foi qui sauve

15.01.2017.

    toujours pas écrit ces foutus sonnets

se remettre aux sonnets ou aux quatorzains

ou à toute autre forme de rigueur

il n'y a que la foi qui sauve

un monde de fatigue me

clôt les mirettes

je n'irai pas pour qu'on me drape

ou sur le trottoir qui dérape

livrer la blancheur aux aigrettes

l'onde au flot écumeux

la rage de rugir aux fauves

la pince-monseigneur au monte-en-l'air à l'arnaqueur

pas de force j'en suis zinzin

pour ne plus m'emprisonner

23:05 Publié dans Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 12 février 2017

Quel est cet antre

In memoriam Philippe Chardin

16 janvier 2017

 

    quel est cet antre

où j'entre seul

pour la parade

& le silence

des masures

des colombes

par milliers

faut-il plier

sous votre tombe

et la morsure

de la romance

faut-il — cagade ! —

ton linceul

pour se méprendre

.

20:05 Publié dans Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 24 janvier 2017

562.1

24 janvier 2014

il tombe des trombes ·

la fenêtre ouverte ·

sur la pluie qui tombe ·

trombes sur le plexiglas ·

du centre souterrain flambant neuf

 


· la fenêtre ouverte ·

néon allumé ·

moi, dans mon pull bonbon sucé ·

voudrais fixer autre ·

chose que ce mur blanc ·

face à moi

 

 

· mur bleu ·

aussi face à mes yeux

·

14:40 Publié dans Comètes pour Sophie | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 04 janvier 2017

Sur vérins

    c'est reparti tu baratines

fichaises partout du blabla

le givre collé à ta langue

est-ce le moment de crier

est-ce le temps de la révolte

Capri c'est fini oui ta gueule

bruit de fond dans les surterrains

 

roulotte montée sur vérins

ce mot dans ta mémoire seule

fait taire la rumeur en volte-

face mais sans pouvoir trier

ton cerveau dur comme une gangue

Obélix avec Falbala

tes neurones se ratatinent

 

09:28 Publié dans Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 02 janvier 2017

... par le givre ...

    je passe au pied du calvaire

mon crâne sous la peau se fend

ce n'est plus la vie ancienne

qui restait toujours à venir

peau brisée par le silence

langue frappée de disette

où entendre ces accents

 

promenade à Saint-Maixent

par le givre comme en 17

le ciel noyé sous la laitance

va-t-on bientôt en finir

semaines passées à Sienne

mon crâne sous la peau se fend

nage aussi dans la poussière

13:13 Publié dans Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 17 novembre 2016

Deux sizains sabbatiques (du 16.11.2013)

me réveillant avec douceur

je me rendors pour ne rien dire

je suis le fauve griffeur

le jaguarondi dur à cuire

à tout félin son empire

son farceur au verre baveur

 

**********************

 

replis sur amnésie

payer rubis sur l'ongle

pour que la poésie

fine pointe tête d'épingle

la creuser d'un autre angle

se fasse (oubli) sans frénésie

07:47 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 15 novembre 2016

& au sec fissa

16 novembre 2013

    je débauche je tombe

Débauché je tomberai

muet comme une carpe

froidement tombé

rien découvert de mes arrières

 

Ici nous assommons les murailles

arrosoir du soleil

débauche de couleurs

& au sec fissa

douché sous l'ébauche

17:42 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 11 octobre 2016

Galops

    paroles, ce sont des galops d'essai

à tourner sans fin sur le tapis roulant

l'hésitation qu'il y a de la lèvre à la coupe

& la conquête du cheval

prend une autre mesure quand

on pense à ces milliers de bouquins tout d'écume

leur dos même se fripe

 

& te voici fumant ta pipe

en t'abreuvant de sa brume

réchauffé seul par ta toque en astrakhan

tout devenu égal

pour aller servir en poèmes niais la soupe

à un monde d'idées stérile croulant

tu veux baiser y a que ça de vrai

 

14:40 Publié dans Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 10 octobre 2016

l'esprit qui turbine...

    l'esprit qui turbine

court à la fois 14 lièvres

par la grâce de la venaison

hôpital hostile à la charité

(sur Loire) un pont pour le plaisir

de l'esprit lave en fusion

ne cesse jamais de trouver qu'on se traîne

 

l'esprit bat la Brenne

et la campagne est-ce une solution

baguenauder à loisir

à débusquer les lièvres (c'est la rareté

du gibier en cette saison)

après de nouveaux vers nouvelles fièvres

à trouver toujours qu'on lambine

09102016

22:52 Publié dans Aujourd'hier, Quatorzains concentriques | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 15 février 2016

Fessé

    Bègue d'être passé par trop d'amour, il pleurait pour rien.

Bogue d'être passé par trop d'amour, il pleurait pour rien.

Bogue d'être passé par trop d'amour, il pleuvait pour rien.

Rogue d'être passé par trop d'amour, il pleuvait pour rien.

Rogue d'être passé par trop d'amour, il pleuvrait pour rien.

Rouge d'être passé par trop d'amour, il pleuvrait pour rien.

Rouge d'être lassé par trop d'amour, il pleuvrait pour rien.

Rouge d'être laissé par trop d'amour, il pleuvrait pour rien.

Rouge d'être laissé par trop d'amour, il œuvrait pour rien.

Rouge d'être fessé par trop d'amour, il œuvrait pour rien.

Rouge d'être fessé par trop d'amour, il œuvrait pour rire.

Rougi d'être fessé par trop d'amour, il œuvrait pour rire.

Rougi d'être fêté par trop d'amour, il œuvrait pour rire.

Rougi d'être fêté parti d'amour, il œuvrait pour rire.

Rougi d'être fêté parti d'amour, il œuvrait : fou rire.

Rougi d'être fêté parti d'amour, il œuvrait : fourrière.

Rougi d'être fêté parti d'amour, il cuvait : fourrière.

Rougi d'être fêté, meurtri d'amour, il cuvait : fourrière.

Rougi d'être fêté, meurtri, amer, il cuvait : fourrière.

 

 

03:35 Publié dans Bégaiements | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 14 janvier 2016

Fâcheux

    Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt.

Il ne vaut pas se cacher derrière son petit doigt.

Il ne faut pas se lâcher derrière son petit doigt.

Il ne faut pas se fâcher derrière son petit doigt.

Il ne fut pas se fâcher derrière son petit doigt.

Il ne fut pas se fâcher derrière son petit pois.

Il ne fit pas se fâcher derrière son petit pois.

Il ne fait pas se lâcher derrière son petit pois.

Il n'a pas fait se lâcher derrière son petit pois.

Ce lâche n'a pas fait derrière son petit pois.

Ce lâche n'a pas fui derrière son petit pois.

Puis ce lâche n'a, lui, terni son petit pois.

Puis ce lâche n'a, lui, terni son petit bois.

 

21:55 Publié dans Bégaiements | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 12 janvier 2016

Fessetête

    Sa tête ne passe plus les portes.

Sa fête ne passe plus les portes.

Sa fête ne passe plus les mortes.

Sa femme ne passe plus les tortues.

Sa femme n'efface plus les tortues.

Sa femme n'efface plus les tortures.

Sa femme n'effare plus les tortures.

Sa femme n'effare plus mes tortures.

La femme n'effare plus mes tortures.

La fesse n'effare plus mes tortures.

 

21:57 Publié dans Bégaiements | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 11 janvier 2016

———— sont des

Septain épiphanique 5, 6 janvier 2016

 

    ces deux amies sont des

mi—jumelles

(je me comprends) — prédelles

d'un très fardé

retable — lance un dé

de sorte qu'elles

rient — anciennes nouvelles

07:57 Publié dans Formes singulières, Septains épiphaniques | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 08 janvier 2016

———— cinq tas

Septain épiphanique 2, 6 janvier 2016

 

    sur la table cinq tas

magazine

des devoirs en débine

or tu ôtas

dans notre galetas

(vision calcine)

ta chemise voisine

09:49 Publié dans Formes singulières, Septains épiphaniques | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 17 avril 2015

126 d’espièglerie

 

la

valse en                            voie nos silences

à des                             années sans ma

juscule                             ça danse avec

les mots                             les tremblements

pour                             tant

se taire

 

est-ce

un en                             vol de cigognes

chalou                             pé, pesant ? non

accepte                             la douce ivresse

de rien,                             des mots fermés

par                             nos

ratures

 

donc

dire une                             admiration

aussi                             folle, se col

tiner                             quatre strophes

envols                             ou pas de ci

gognes :                             che

veux noirs

 

la

terrible                             intransigeance

de ce                             regard tu l’as

donnée                             par ta jeunesse

espiègle,                             l’âme un peu sa

lope                             de

ta clope

12:30 Publié dans Formes singulières, Septains christiques | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 13 avril 2015

165 du regard

chignon                         noué que

tu as                          pointé sur

le fleuve                         au très loin

rivage                         admiré

miré                         ricochant

sur la                          rive allure

                                                   irisée

 

il danse                         perroquet

parfait                         invisible

dans le                         cercle de

ton pro                         fil, je te

vore                         oui dévore

tout toi,                         l’oiseau me

                                                  mène au bal

 

je suis                         pris au piège

c’est ça                         un poème

quand le                         stratagème

heureux                         prend ce risque

se re                         ferme la

mâchoire                         à tout ça

                                                  qu’ajouter

 

sur le                         sol de verre

la belle                          envolée

décide                          un matin

quelle âme                          embrasser

s’arrache                          à la nuit

entame                          un périple

                                                    la voir

 

trou au                         pantalon

mon œil                          s’effiloche

péri                         le genou

battu                          par les vents

pour y                         voir encore

un astre                         exigeant

                                                   battu froid

14:08 Publié dans Formes singulières, Septains christiques | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 19 mars 2015

▬7▬

    paysages

rapidement défilent

inutile monde

nulle vie

toutes traces

encrées dans le paysage

marinades de mondes

pétris par la nuit

sales de gésir

.

18:45 Publié dans Diableries manuelles, Formes singulières, Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 21 février 2015

Impératif montagnard

    parle

◙○◘•

 

contre

les raisons

les rations

les trahisons

les tractations

 

monte

aux éperons

lorsque nous verrons

du grand aigle les ailerons

ensemble volerons

 

montre

-moi les monts

les sommets que nous aimons

voici le départ

notre envol, un feu sans fard

 

raconte

ce qu'habituellement nous taisons

le vacarme dans les maisons

silence saisons

 

mon absente,

raconte pour que je ressente

cet espoir

de nouveaux frissons

à ces sommets nous nous hissons

 

le vol du harle

la dérobade du marle

(dans la saumure son rempart

est d'harponner les cougars)

longue migration le brouillard

à affronter aussi le blizzard

 

◙○◘•

tes cheveux blonds

ce sourire qui n'a pas d'ombre

tu tiens le cap, tiens bon

20:53 Publié dans Ligères | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 25 novembre 2014

Avec des cédilles.

22.11.2014., 23 h 15

 

    soirée restes

marée parcimonieuse de gestes

 

une cloche çonne çonne

le cheval me désarçonne

 

quelle est donc cette monture

quelle est donc cette morsure

 

la nuit lourde de fruits

clavier bruits

 

la cavalière friçonne

dans l'église où j'hameçonne

les pieuvres de l'allégresse

 

soirée restes

danseuse gaie gestes prestes

 

à peine une rature

clavier la cloche rassure

08:31 Publié dans Formes singulières, MUS | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 08 novembre 2014

Dans les limbes, avec Landru

05.07.2014.

 

    Et je retrouvai mon souffle

Et je retrouvai mon foie

Et je retrouvai mon harmonie

 

Je trouvai mon équilibre

Et je retrouvai mon silence

Et je retrouvai mon chant

Et je retrouvai mon néant

 

« Pauvre petit salon ! Que de tristes et anxieuses journées passées entre ses murs, d'où l'ébranlement du canon faisait tomber les cadres, au milieu des livres ficelés en paquets, et près de ce feu de bois vert, le feu parisien des mois de décembre et de janvier 1870-1871 !

Ce salon était à la fois ma chambre à coucher, ma cuisine et tout, et j'y vivais en compagnie d'une poule, la dernière survivante de six volailles : toutes les provisions que j'avais faites, hélas ! — moi qui mange avec les yeux, et ne pouvais m'habituer au rose noirâtre de la viande des tire-fiacres. »

 

faudrait tout dire tout filmer

faudrait tout voir tout décrire

faudrait faudrait

faudrait tout sécher tout mouiller

faudrait tout aplatir faudrait tout punaiser

faudrait tout filmer tout capturer

faudrait captiver tout écrire

faudrait faudrait

faut dru faux drame

faudrait tout cramer tout stigmatiser

j'épingle un monde à mon veston

faudrait faudrait

faudrait un chant à fleur de peau

 

09:27 Publié dans Droit de cité, Formes singulières, Les Murmures de Morminal, Ma langue au chat, MAS | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 31 octobre 2014

LULLABY AND BY

23.09.2014.

    From the city of •••••Elephantine••••• as one goes up the river there is country which slopes steeply. Then I'm shown in over the Turkish rugs to a solid lift and shot up to the ••••umpteenth•••• floor. But then, we Americans are so hysterical and •gullible•. They will find nothing in their surroundings to act as an ••incentive•• to tempt them further; they seemed to have been derived rather from a •••••••gallimaufry••••••• of familiar models.

Rob made the ••••••cinch•••••• as tight as he could. Surely the •••lullaby••• touch in the title is a mistake?

 

11:29 Publié dans Tercentons | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 25 octobre 2014

Off with the Beats !

29 septembre

 

    utterly deadbeat

was travelling slowly to the north and west on a zigzag course

and I am deadbeat

languidly raise first one purple leg and then the other

 

felt cold and deadbeat

11:15 Publié dans Tercentons | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 22 octobre 2014

Sucrenacre

27 septembre

 

    Dis donc, elle t'a cassé du sucre sur le dos.

Dis, donc elle t'a cassé du sucre sur le dos.

Dis donc, elle t'a cassé du sucre dans le dos.

Dis, elle a brassé du lucre dans ton dos.

Dis, elle a brossé du lucre dans le tas.

Dis donc, elle a brossé du lucre dans le tas.

Dis donc, elle a brillé de nacre dans le tas.

Elle a brillé, de nacre dans le tas.

Elle a brillé, de nacre sur le tas.

Elle a brillé, de nacre sur la crête.

 

Elle a braillé, le crâne sous la crête.

11:06 Publié dans Bégaiements | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 07 octobre 2014

Avions

Votre vacarme recouvre Wagner,

atroces avions puants —•—

Votre kérosène qui schlingue

sous votre carcasse carlingue,

Ô cadavres dégueulasses,

Empuantit tout le sublime

d'un salon ensoleillé

où —•— travaillant, même en vers je

ne vous embaume.

2 octobre

17:42 Publié dans Vains neuvains | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 12 mai 2014

Trois quintils banals

& donc je me targue

de bouger moins

(mon reflet dans la vitre)

que les branches du néflier

(de l'autre côté de la vitre)

 

 

~ après la tilde il y a

cet autre écran

(où mon visage ondule)

où la vieille branche bouge

avec le mouvement lent et lourd d'un pendule

 

 

on n'a pas juré ses grands dieux

(sur l'hiver)

mais les a vus

hier

au Petit Faucheux

.

23:18 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 30 décembre 2013

╠ Étretat ╠

    Sape-toi mieux respecte-toi

pas de gants pas de chocolat

Parle mieux parle à douce voix

pas de folie ni coups d'éclat

Ne ris pas trop non ne ris pas

pas de rire pas de tracas

Marche ou crève allez marche droit

au bout c'est beau c'est Étretat

22:54 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 10 décembre 2013

Off with the Celts !

Before I could finish my yawp, off he pelts —

All in rags and dirt and raw welts,

Carrying sheepskin cloaks and wampum belts.


13:57 Publié dans Tercentons | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 25 novembre 2013

◄ voici le boulier ◄

dizains thespiens, iii

voici le boulier

grâce auquel je compte les offrandes

au dieu Bacchus

——— grappes, guirlandes

autour de l'abacus ———

saoûl comme un roulier

« amis, mes folies furent grandes ! »

je dénoue mon soulier

droit, donnant au vulgum pecus

la vue du gauche singulier

23.11.2013.

08:28 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 24 novembre 2013

► je connaissais le dugong ◄

dizains thespiens, ii

je connaissais le dugong

avatar ancien des sirènes

aux feulements pitoyables

(poème = sable d'arènes

pour aventures incroyables)

mais j'ignorais le binturong

et sa démarche sereine

ainsi au dernier coup de gong

la figue aux héritiers noyables

s'offre dans ma tasse d'oolong

23.11.2013.

22:27 Publié dans Aujourd'hier, Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (2)

samedi, 23 novembre 2013

◄ langue à clics ►

langue à clics 

poème du clavier

douteuse sonatine 

verbes dans le ravier 

confits de gélatine 

épluchures au bic 

Mais ça vous le saviez 

auf einem Augenblick 

table à tartines 

langue à clics

dizains thespiens, i

16:47 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 16 novembre 2013

replis ▬

   replis sur amnésie

payer rubis sur l'ongle

pour que la poésie

fine pointe tête d'épingle

la creuser d'un autre angle

se fasse (oubli) sans frénésie


▬ sizains sabbatiques, 1 ▬

06:48 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 14 novembre 2013

bien tankée ▬

bien tankée la gon-

-zesse en desigual

(Le diable bat sa femme)

ma calvitie au poil

je nage dans le lagon

(Pluie et soleil sur le gasoil)

ton poème infâme 

pas vraiment swag va me

rendre fou (tel Harpagon)


neuvains joviens, III

16:56 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 13 novembre 2013

▬ dans vos sillages,

dans vos sillages, galaxies

j'ai consumé prunelles et rêves

 

dans vos villages, amis

j'ai bu l'eau — à tous les lavoirs


dans vos lignages, mésanges

j'ai vu la promesse de l'aube

 

et la beauté du crépuscule

dans vos envols, engoulevents

 

···· huitains mercuriels, 1 ···

18:58 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 12 novembre 2013

▬ des lilas

des lilas pour rien au monde

des quolibets pour ronger l'âme

des louanges par contumace

"les cris indignés des archimandrites"

16:16 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

▬ Vous ▬ qui ▬ connaissez ▬

Vous qui connaissez la tristesse

Dites-moi cette forme était-ce

Le bleu du bic sur un roc

L'escapade dans les massettes

La pesanteur de ton corps

07:29 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

petit cercle bleu ▬

petit cercle bleu petit cercle rose 

▬ se tournent autour ▬

pour quoi pour rien 

╩ ça rame on dit ╩

on dit ça rame 

¹ petit cercle bleu à droite ¹

³ petit cercle rose à gauche ³

et vice-versa in-


-lassablement 

■ jusqu'au message ■

d'erreur 

`volent oiseaux` 

de nos tombeaux 

ı bleuroses rosebleutés ı



(sonnets martiaux imparfaits, 1)

07:22 Publié dans Formes singulières, Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 11 novembre 2013

Tardifs sommets ↓

Tardifs sommets au creux des vagues

Tels des néfliers qu'on élague 

Nuages d'or en haute pente

Pour d'autres fins de vie tziganes 

Et le sang me battra les tempes

22:31 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 12 juillet 2013

Antisomnie 1

7 juillet, bientôt minuit


    Pour célébrer le mot micocoulier,

Pour célébrer la reverdie,

Je pose ici de lourdes pierres

Qui longtemps ricochent dans l'air,

Oui ! -- dans l'air lourd de mimosa,

L'air aux cils de gitane.

Et j'invente l'antisomnie 

Pour ne pas retrouver le mot traversin,

Ni le matelas des amarres.

08:24 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 11 juillet 2013

Deux portraits, à La Tour

c'est ça la gueule que t'as

tirez dans le tas

la bougie fume sur mes cervicales


* * *


je viens de pondre un douzain

j'ai pas la tronche à rigoler 

la flamme m'active au burin

je ne suis PAS à Oë

08:23 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 08 juillet 2013

Dans le virage

    Ce type avec dans sa remorque 

Un godet de pelleteuse 

Passe sur fond de chants de merles 

Dans le virage, et dans le vent

Des appels de tourterelles,

Son godet bringuebalant,

Cri de muezzin agnostique.

Une mouche véreuse 

Autour de moi bourdonne.

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jeudi, 13 juin 2013

Treizain mille-feuilles

7 juin

 

    je suis en bleu

dans le fil bleu

sous le ciel bleu

fou aux pieds bleus

sans océan 

chaussures bleues 

jean's et chemise 

en jean's souvent 

moi tout en bleu

pas de canson 

ni de cresson 

dans le fil bleu 

babil en bleu

13:20 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 10 juin 2013

83

83 sommeils 

83 semonces 


vagissements dans l'azur brun

paraphes dans le soir 


83 ombrelles 

83 morsures 


des lacs morts où se noient les yeux 

Nous rendrez-vous le crépuscule ?

.

10:10 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 09 juin 2013

et le merle

et le monde qui se tait désespérément

confit dans son bruyant bavardage

merle hagard dans le cerisier

pluie sur la table en métal noir

le monde toujours désespérément

détourne le regard reluque en caquetant

pluie acide rongeant le métal

merle mort dans le cerisier


11:08 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 07 juin 2013

Trois haïkaï imparfaits

un monde fou au

marché attifé je vais 

à l'abordage

 

la ville en vacarme

n'éteint pas la saveur des

bigarreaux de juin

 

scylla ou charybde :

la pestilence du gazole —

— gratin de chou-fleur ?

19:09 Publié dans Formes singulières | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 13 mai 2013

Lenora 1

 

immense                    armée de fauves

dont                          éclate la

splendeur

rouge                        armée folle

essaie                        de la décrire

                               un

peu mieux                  que moi cette

                                foule

21:21 Publié dans Lenoras & Aversis | Lien permanent | Commentaires (1)

Septains berlinois, 2

8 mai

    Je suis l'Enfant de l'Ange et de l'Alérion

(le monde solennel traîne sa valise)

Et nulle note ne sort du psaltérion

(de l'étang s'envole, azur, un agrion)

afin que la phrase, dès lancée, s'enlise

parmi les colifichets, les brimborions

(dans le flot impétueux des orgues d'église).


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vendredi, 10 mai 2013

Huitains du diocèse, 1

    La lune biglait de guingois

Sur le sonotone du monde

Guingamp était trop monotone

Quand on hisse le grand pavois 

À Lorient Plymouth Trébizonde

Pour la Safrane qui s'étonne

Roulant dans la nuit cette fois 

De ne pas être de la ronde 

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jeudi, 09 mai 2013

Tristiques heuristiques, 1

16 avril

    La lune touilla lentement dans le mucus :

La voiture passa, maigre diplodocus

Écrasant de son gazole azalées, crocus.

... ...

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mercredi, 08 mai 2013

Neuvains du 43, #1

16 avril

    Sol renardeux,

un jaune plat,

du vert peinturluré :

vivant près de Bléré,

on veut se pla-

cer deux par deux.

Cette autre verdure,

au teint cafardeux,

faites qu'elle dure.

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mardi, 07 mai 2013

Septains berlinois, 1

16 avril

   Lune dans un tapon jaune de nuages

Un peu fou je me photographie en flou

Mardi passé ce sera l'aveu sauvage

Après le bruit des tondeuses : l'écobuage 

sur une page bleue tapée de verrous

jaunes comme le ciel par-dessus Brouage 

(Vous m'offrez au débotté vos yeux filous)

...  ....

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