Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 16 janvier 2018

152.3

    ce qui s’est passé quand votre âme s’est posée sur mon ombre, pas donné à tous de le voir

ce qui se passe quand le vent ouvre les vitres claquemurées seuls le voient les parasites sur la pipistrelle

et ce qui s’est passé s’est passé et ce qui se passera se passe déjà dans ce qui passe

ce qui s’est passé quand tu m’as tenu la porte et quand tu m’as regardé de tes yeux violents

ce qui se passe il n’est pas donné à tous de le voir, l’ombre se posant sur le nombre

et ce qui s’est passé s’est passé et ce qui se passera se passe déjà dans ce qui passe

ce qui se passera ou ce qui se passe parfois parfois se passe dans l’œil ou parfois dans l’ombre

& parfois dans l’ombre où passe un souffle de vent à arracher les murs, tous ne le voient pas

 

18:37 Publié dans 152 | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 13 janvier 2018

152.2

    après quelles orties jeter sa ligne, l’enfant qui dort en moi ne le dit pas, pas plus que ne

parle après coup la fumée de la cigarette clandestine, qu’on l’ait fumée ou pas, pourtant il fallait la tenir

entre les doigts après l’avoir volée dans le paquet, tout comme chronométrer le temps que mettait le grand-père ou

la tante ne suffisait plus, comme c’était bien d’aller près du pont sur l’autoroute et de compter les poids

lourds jaunes, après avoir refusé de fumer la cigarette, l’avoir déchirée puis dispersé le tabac brun ou plutôt roux

sur les poids lourds imaginaires, compter dans sa tête le temps que ça prenait au grand-père de fumer une

clope et compter les poids lourds jaunes, pas forcément tout jaunes mais il en fallait, teinte dominante dira-t-on, la

dernière miette de tabac brun collée à l’index qui comptait comme battant la mesure, doigt mordu de lumière, après

07:30 Publié dans 152 | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 16 décembre 2017

152.1

    la fonte des glaciers effraie bien entendu grands ébrasements comme ça échappés engloutis et qu’on ne revoit plus, fondus

comme au passage d’une lave, oui un torrent de lave invisible emporte ces blocs de granit faits de telle

eau, on n’en voit plus la fin, le glacier de granit prend la poudre à recomposer toutes les étoiles

grands ébrasements dans la folie du monde, pour que vous ne sentiez plus rien à en étouffer trop fragiles

où irez-vous crécher quand le feu viendra étouffer vos larmes et que votre peau se craquellera comme de l’argile

grands étonnés idiots de n’avoir rien vu venir, à la vie submergée par ces glaciers disparus, tout un monde

effacé de la mémoire tandis que, rayées de la carte, tant de contrées et d’espèces persisteront en membres fantômes

fonte hante dans l’attente la honte et le dépit de l’impuissance, échappés engloutis ébrasés et qu’on ne revoit plus

08:29 Publié dans 152 | Lien permanent | Commentaires (0)