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dimanche, 27 novembre 2016

20

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Ainsi, au moment où apparaît un vers, à moins que ce ne soit carrément une phrase ou que ce ne soient plusieurs vers, une strophe, on pourrait légitimement demander ce que je fabrique (ce qui se fabrique en soi).

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vendredi, 25 novembre 2016

19

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Déjà deux erreurs sur des accents corrigées grâce au soulignement par le logiciel de vérification orthographique : tempêtueuse, affèterie. Dans la fabrique où montent les sons, le seul accent qui compte est celui qu'on n'entend pas : la fabrique est muette.

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jeudi, 24 novembre 2016

18

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Peut-être qu'avec l'écran la transcription de ce qui monte en soi (en moi) est plus preste. Peut-être.

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mercredi, 23 novembre 2016

17

17

Les sons montent. C'est-à-dire une tourmente. Une tourmente tempétueuse de sons se fait entendre, et ne peut rester en soi (en moi), demande à être transcrire, couchée sur le papier ou l'écran.

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mardi, 22 novembre 2016

16

16

Ce n'est ni ruse ni afféterie de dire que certains poèmes naissent dans la caboche, dans cette partie de soi (de moi) où des sons montent.

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lundi, 21 novembre 2016

15

15

Il m'est impossible d'écrire en état de totale désespérance, dans la noirceur. Si je suis triste et si j'arrive à écrire, c'est que je ne suis pas assez triste. Le poème, si je peux l'écrire, ne me guérit pas de ma mélancolie ; c'est plutôt ma mélancolie qui a commencé à se dissiper au moment même où j'ai ébauché le geste de penser le poème (ou au moment où le poème a commencé à se faire entendre en moi avant de le transcrire).

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dimanche, 20 novembre 2016

14

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Il faut que la joie vienne au poème. Qu'une joie même désespérée advienne du poème.

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lundi, 31 octobre 2016

13

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Pourtant, ces considérations sont parties de la rime, de l'idée qu'il m'arrive d'avoir que chaque nouveau poème rimé mis en chantier est, au fond, au profond, la volonté de retracer ce qui s'est produit le jour (que je ne me rappelle pas du tout) où j'ai saisi ce qu'était la rime, avant de m'en saisir.

Même quand un poème n'est pas rimé, il se passe quelque chose, dans la langue, qui est de l'ordre du jeu des rimes.

–– Pas question ici des poèmes en prose farcis de rimes internes. Même quand il n'y a aucune rime, aucun jeu sur les sonorités (je déteste cette expression, pourquoi d'ailleurs?), l'acte poétique consiste à se situer hors du moment présent pour habiter un autre lieu, ou même le créer, par un acte d'irréalité dont le meilleur exemple est la rime.

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dimanche, 30 octobre 2016

12

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Définition possible d'une poésie (d'une poétique?) : du joyeux n'importe quoi.

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samedi, 29 octobre 2016

11

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Eh bien, c'est du joyeux n'importe quoi, tout ça.

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vendredi, 28 octobre 2016

10

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Mettre un poème au repos, serait-ce tenter de lui arracher même cette retenue, ce hors-lieu où la déflagration de plusieurs mots qui n'allaient pas de soi, qui n'allaient pas ensemble, qui se gourmaient forcément, l'avait situé ?

Arracher la source de l'écriture à sa situation : poésie.

Situer la langue dans un hors-lieu à partir d'une déflagration de mots conflictuels : action poétique.

Résultat (de cendres) de cet acte : poème.

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jeudi, 27 octobre 2016

9

9

Poser plusieurs axiomes :

on ne peut pas, aujourd'hui, écrire d'art poétique sur un netbook

on ne peut pas, aujourd'hui, écrire d'art poétique sans connexion Internet

et pourtant, elle tourne

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mercredi, 26 octobre 2016

8

8

J'étais parti pour écrire un billet au sujet d'un roman. Me voici à jeter les premières bases – aphoristiques – d'un art poétique.

Le comble du ridicule.

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mardi, 25 octobre 2016

7

7

Sans la métaphore, on choit dans la philosophie « pure ».

Or, la philosophie aussi est affaire de métaphores.

Par exemple, prête-t-on assez attention au jeu particulier du pluriel et du singulier, la façon dont ils se combattent au sein d'une même phrase ? Le singulier a souvent valeur de fiction, je veux dire de « chose figée ». Il introduit cette dimension modelée dans une phrase ouverte sinon à tous les vents des pluriels.

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lundi, 24 octobre 2016

6

6

Pénible, les arts poétiques en métaphores.

Impossible autrement.

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dimanche, 23 octobre 2016

5

5

Ecrire de la poésie n'a de sens qu'à partir d'une conflagration de mots. Des mots, des paroles s'entrechoquent. On essaie de se saisir de la flamme, de la capturer un peu mais sans la diriger complètement. Le poème, souvent, n'est que calligraphie de cendres.

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samedi, 22 octobre 2016

4

4

Pas de mystique, donc.

Pas de piqûre de mystique.

On est dans la langue, on cherche à échapper au lieu précis, au moment précis qui nous voit écrire (que c'est dur à dire), mais rien du derviche tourneur.

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vendredi, 21 octobre 2016

3

3

L'extase n'est pas une excuse, dites-vous.

Mais si. Sans extase, pas de poème. Je ne peux tout de même pas écrire dans ce genre de langue en me tenant là où je me trouve. Pour avoir de la tenue, le poème doit s'arracher.

Il y a aussi la leçon de Guillevic, ou, différemment, celle de Ponge : s'en tenir à ce qui est là et l'arracher, l'exprimer, le traduire. Cette retenue compte au nombre des extases.

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jeudi, 20 octobre 2016

2

2

On pourra enchaîner autant qu'on voudra.

La passion du mot juste n'atteindra jamais l'extase du mot qui sonne juste. Toutes les reprises de brouillons, tous les tapuscrits portent le spectre de cela.

Enchaîner = ligoter = condamner à gigoter.

On gigote dans la gangue de la langue.

Enough said.

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mercredi, 19 octobre 2016

La Part oétique, 1

1

Quelle pierre à l'édifice, quelle pâte à dentifrice.

Ce bijou d'un sou.

Interroger la rime, interroger ce qu'il y a de risible en elle. Vestige d'un temps enfui (pas collectif, personnel : quand j'écris en rimes, j'essaie toujours – je crois – de retrouver la journée où j'ai compris ce qu'était la poésie rimée).

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