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jeudi, 12 novembre 2015

I:c* ——{une seule idée en tête}

Première neuvaine, 11-19 novembre 2015

 

    Les 18 et 19 février 2009, Louis Sclavis et Aki Takase enregistraient l'album Yokohama, avec ses treize compositions, dont certaines reprises de projets antérieurs de l'un ou l'autre musicien. Aujourd'hui, réécouter, attentivement, tout en conduisant, sur de multiples petits trajets, cet album, en chantant presque simultanément et in petto je roule & je glisse & je pense & je glisse en roulant je pense en roulant car c'était ce disque-là que j'écoutais alors, dans cet hiver froid, avec ses éclats de soleil fous, un hiver particulier, on prenait des poses de statues devant la cathédrale en convoquant les caméras (n'était-ce pas le 19 ? non, le 10), on postait des paquets à Sarkozy en convoquant la presse écrite (n'était-ce pas le 18 ? non, le 11), et aujourd'hui encore j'écoute le sax soprano et la clarinette de Sclavis, le piano d'Aki Takase & je roule & je glisse & je pense & je glisse en roulant je pense en roulant.

 

08:57 Publié dans J'Aurai Zig-Zagué, La 42e Clandestine, Self-Be/Portrayal | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 28 novembre 2014

Square Flandin

    Rentrant d’un tour minuscule dans le Vieux-Tours, se saisir d’un des trois livres dans le sac plastique, ce recueil de Ryoko Sekiguchi que tu ne connaissais pas – pourtant paru il y a neuf ans –, lire la première page (impaire, les pages paires sont blanches et les marges sont variables) qui s’achève sur ces mots : la même chose nous est advenue. Et c’est vrai, la même chose advient, l’advenir n’est pas l’avenir, mais son contraire. On philosophe pour rien en traçant sa route dans les rues – et non l’inverse – et brouille les pistes en beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup  beaucoup plus de quatre-vingt sept mots (non, écris-le en chiffres : 87, voilà, c’est beau), vu que ceci devrait se trouver dans l’autre carnétoile, mais on s’en fout, ta vie est un foutoir, je m’écrie silencieusement à toutes les voix et avec des lettres n’existant dans aucun alphabet, la même chose est advenue, la même aventure continue, l’autre avenir n’a pas son pareil. Vu que je ne vois rien, écrire par terre tracé.

12:37 Publié dans 721, Les Murmures de Morminal, MAS, Self-Be/Portrayal | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 01 juin 2014

2156 — En quarantaine (anticipée)

    Voici pourquoi j'ai longtemps confondu Paul Guth et Jean Guéhenno :

Le Naïf aux quarante enfants

Journal d'un homme de quarante ans

 

→ J'ai lu, adolescent, ces deux bouquins, ça traînait en édition de poche, papier jauni, chez moi, adoncques chez mes parents. ←  ╝ ╗ Moi, qui aurai bientôt quarante ans, serai bientôt quadragénaire, après des décennies à scribouiller sur papier quadrillé (ou pas), il me reste à lire un conte de Voltaire. Et je n'ai pas vu, de ma vie, le présidial de Guerlesquin.

11:33 Publié dans Les Murmures de Morminal, Self-Be/Portrayal | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 09 décembre 2013

Combiné nordique

1111-1333 

« Resté seul sur son plateau de calcaire, Sven se consacra alors à l’unique activité qui lui devenait chaque jour de plus en plus vitale, la seule qui, à ses yeux, importait : écouter. » (Bertrand de la Peine. Bande-son. Minuit, 2011, p. 21)

 

« Au centre du séchoir, Sven Langhens a scellé le miroir d’obsidienne à la verticale sur une colonne de marbre cipolin. » (ibid., p. 122)

 

    L’aventure du texte bref, du récit même pas à sec.

J’ai lu ce roman dans le train, à la mi-septembre. Il faisait un temps maussade, presquededébutd’automne, rafales de bruine glaciale au retour le soir sombre. Je note ces deux phrases antipodales à la quasi-mi-décembre, avant/afin de pouvoir ranger le livre sur les rayonnages de plus en plus encombrés, en regardant les nèfles qui ne sont pas encore tombées (l’arbre est dénudé de ses feuilles), après être rentré dans le froid et le grand soleil éclatant (ainsi, je crois que l’hiver est la saison qui me donne la plus grande joie).

[Afin/avant.]

Tandis que j’écoute le premier mouvement de la Symphonie n° 1 de Rued Langgard, j’entends, même en forçant le son, Soazig s’affairer dans la cabinededouche, briquer. C’est lundi. Il fait beau. Hier aussi, grand soleil chaud et coupant tandis qu’avec mon fils on faisait la tournée des poinçons.

Si le téléphone sonne, je raccrocherai seulement l’espérance.

14:33 Publié dans Droit de cité, Self-Be/Portrayal, YYY | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 04 avril 2013

a season in hell (version française)

 

une saison en enfer un printemps paradisiaque – le cerveau éclaté par des foutaises

aucune raison (seul dans ta coquille) de désirer la belle Gervaise.

Rien de pire qu’un poème d’amour (comment peut-on écrire un truc

pareil ? La seule pensée suffit à ce qu’on) se transforme en

statue de sel... « Oprah, les opéras, fini pour moi » — c’est le bel canto qui te guide

si tu n’y prends garde (au compte-gouttes), si tu joues les blasés (une pour la route !),

ou si tu es poète. Laisse donc Gervaise se limer la fraise !

 

Un nouvel essai d'autotraduction. Le poème anglais original, écrit et publié hier, se trouve ICI.

Cherchant des synonymes de se masturber, j'ai constaté qu'il en existait fort peu pour la masturbation féminine — je vous suggère toutefois le Wiktionnaire ou le forum Yahoo, assez savoureux.

10:21 Publié dans Darts on a slate, Self-Be/Portrayal | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 25 mars 2013

Brief an den alten Dichter (version française)

n'écris pas de sonnets – méfie-toi

des sestines – ne va pas

je t'en prie succomber au plaisir

puéril de pondre une série de haïku –

évite surtout de mettre au

goût du jour les ballades lyriques

(bordel de bleu, on est en 2013) –

laisse tomber ton amour des limericks –

et arrête de te complaire

dans ces contrepets que tu oses

nommer poèmes en prose – jette

au panier rondeaux et odes –

et surtout – je te jure

ce n'est pas un conseil facile –

écris pour un vrai lecteur pas

pour ces bribes guillemetées


    Ce poème est une vraie première. Hier, dimanche, à sept heures du matin, j'ai composé un poème en anglais pour le nouveau recueil en cours, et, le relisant, recomptant, révisant, j'ai aussitôt eu envie de le traduire en français, ce que j'ai fait en quelques minutes. Les 16 vers ci-dessus sont donc ma première auto-traduction. Comme j'ai envie, depuis quelque temps, de traduire en plusieurs langues mes Douzains d'aise, voire d'autres textes plus anciens de ce carnétoile, ce n'est probablement pas la première.

09:25 Publié dans Aujourd'hier, Darts on a slate, MAS, Self-Be/Portrayal | Lien permanent | Commentaires (0)