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mercredi, 29 août 2007

Point d’ironie

    La puissance qui émane de l’Étude sur les masques n’est pas si différente du vibrato langoureux de Roland Kirk, dans l’album Now Please Don’t You Cry Beautiful Edith. On ne peut s’aveugler, sur la seule foi d’une coïncidence chronologique ou temporelle, mais il faut, au contraire, entendre, sous les quatre instruments joués simultanément, la déprise vocale dont est victime Svortsov, ventriloque malgré lui, polyphone par aliénation, et voir, sous les lunettes noires du grand Rahsaan, les mille et cent masques de César « le masquier ». Qui a dit qu’il faudrait inventer une notation, un signe de ponctuation nouveau afin de signaler toute formulation ironique à l’attention des lecteurs ? Un imbécile. Point d’ironie s’il y a un point d’ironie. Plus d’ironie du tout. Quoi. César fragmente ses phrases, les coupe au mauvais endroit, ou marque trop de pauses. (La question de l’intonation n’a aucun sens : les vrais ironistes ne laissent aucunement deviner le sens de leurs propos par un ton ironique. Le « ton ironique » n’est pas un non-sens, mais un oxymore. Où l’on en revient à la polytonie de Rahsaan, dans “Blue Rol”, par exemple.) Et je ne veux pas t’entendre. Rouscailler.

 

[21 juillet.]

 

14:25 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Jazz, Littérature

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