dimanche, 13 juillet 2025
SecEM, 11 _°_
30 août
8 h 30
Pas foutu grand-chose hier, et beaucoup de tâches à accomplir en septembre commencent à me stresser. Le stress me tétanise toujours, avant que je ne me mette à donner un grand coup de collier pour accomplir ce qui doit l’être, peu ou prou, plus ou moins bien.
Le chapitre 2 de The Second Emancipation est long de 19 pages : j’ai fixé son « délai de traduction » au 10 septembre au plus tard. Même son titre m’embête : “Black Is a Country”. Pour l’instant, j’ai calqué : Noir, c’est un pays. (Avec l’écho totalement sans rapport d’e.e. cummings, “yes is a pleasant country”…) Je viens de lire attentivement les dix premières pages, soit plus de 25 000 signes, une « ration » trop importante pour une seule journée. French y cite notamment une phrase d’Edward Wilmot Blyden évoquant “the disenthrallment and elevation of the African race”. Décidément, cet usage ancien de thrallment/disenthrallment comme synonymes d’esclavage et d’affranchissement me/se poursuit.
Au troisième paragraphe, j’ai réussi à traduire de façon très synthétique (avec effacements donc) une phrase plutôt redondante : In terms of its genesis, the search for the origins of African nationalism is a complicated one. > Il n’est pas facile de remonter aux sources du nationalisme africain. On passe de 96 signes à 70. Ça pourrait faire un bon exemple pour mon cours magistral de traduction/traductologie en L2. Je pourrais montrer comment le réagencement (avec différence de thématisation) permet de traduire ensuite les sèmes genesis et search for the origins au moyen d’une seule expression (« remonter aux sources »).
10 h 10
La première section du chapitre 2, très brève, voit un foisonnement de 6% (5.398 > 5.714).
12 h 15
Impression de me traîner, mais j’ai traduit cinq pages (et étendu deux lessives). Ma foi…Je m’interromps pour signaler ce qui me semble être une erreur de syntaxe dans le texte-source, ou, à tout le moins, une répétition qui risque d’être source de confusion. Dans cette phrase, les deux génitifs (the country’s) surlignés en jaune correspondent à deux pays différents : le Libéria, puis les États-Unis. J’ai donc préféré préciser : « Frustré de voir le faible nombre d’Afro-Américains émigrant au Libéria, Blyden, qui était alors ministre de l’Intérieur du pays, lança en 1864 que même la perspective imminente de l’émancipation des esclaves américains ne devait pas susciter de faux espoirs chez les Noirs des Etats-Unis. »
Mais ce genre d’erreur m’interroge à deux titres : tout d’abord, il est trop tard pour la signaler (le livre est sorti mardi dernier aux États-Unis) ; ensuite, suis-je en train de travailler sur le texte définitif, ou va-t-il falloir que je repasse au peigne fin la quarantaine de pages déjà traduites afin de m’assurer que French n’a pas ajouté, retiré ou modifié entre ce PDF de l’éditeur qui date de mai dernier et la version publiée ?
12 h 35
Pour les trois pages supplémentaires traduites, mon coefficient de foisonnement est moins bon (9.151 > 9.949, presque 9%). Je vais aller relire avec mes petits ciseaux virtuels. Par ailleurs, en repensant à l’inquiétude de l’éditrice qui me disait, jeudi de la semaine dernière, ne pas pouvoir calibrer le texte ni, par conséquent, le nombre de feuillets prévu pour la traduction, je me suis livré à une estimation : 2 500 signes par page ; 470 pages dans le PDF, moins 40 environ de pages blanches, soit 1 075 000 signes > 1 182 500 en appliquant un coefficient de 10% > 788 feuillets.
Je vais essayer de ne pas flancher et de poursuivre la traduction cet après-midi.
13:00 Publié dans The Second Emancipation | Lien permanent | Commentaires (0)
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