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mardi, 08 mars 2016

Atelier, 1

    Tous ces textes s'alignent, et je les accumule dans le désordre le plus total.

Je n'ai même aucune idée du nombre de pièces que comptera le projet, car certains recoins qui peuvent être des pièces peuvent aussi ne pas en être — ou ne pas en devenir. Les pièces qui comptent sont celles du texte, et comment je les multiplierai, avec les redites.

(Mon modèle, pourtant, n'est pas House of Leaves.)

 

Passé ce préambule, j'en viens à l'atelier, sans doute la pièce la moins fréquentée — quasiment pas fréquentée par moi, et moins encore par les autres, à moins de se rappeler que c'est là qu'est généralement entreposé le sac de roller d'Oméga. (Sac de roller, car ce n'est pas seulement le sac des rollers : s'y trouve aussi l'équipement, le barda habituel qui va avec cette activité.) L'atelier, éclairé par un minuscule vantail oblong (au niveau du jardin, du plus central des néfliers), se trouve au sous-sol : quand on entre par la porte du garage, il se trouve à droite après le meuble à chaussures et avant l'escalier, à partir du minuscule couloir qui ouvre soit sur la buanderie soit sur l'atelier.

Pour diverses raisons, la buanderie est plus mon repaire que l'atelier : je ne suis pas (du tout) bricoleur.

Plus haut, j'aurais pu écrire, avec quelque justesse, que mon père est peut-être celui qui aura passé le plus de temps dans l'atelier, bien qu'il ne passe, dans cette maison, qu'une poignée de jours par an — peut-être une semaine en mettant bout à bout tous les passages.

L'atelier est donc un lieu de débarras, et de grand capharnaüm. Serpent de mer, l'antienne selon laquelle au printemps je rangerai l'atelier.

Je le fais parfois. Mais c'est un peu décourageant, comme le sont ces innombrables étagères parfaitement fichées ou encastrées sur leurs non moins innombrables montants en ferraille, et qui se recouvrent régulièrement d'une sciure de bois qui témoigne forcément du travail sourd et pugnace des cossons, travail dont j'attends peut-être qu'il conduise à un effondrement, à un effritement de toutes ces étagères où rien de primordial ne se trouve relégué (sans quoi je n'userais pas, justement, du verbe reléguer), à un émiettement qui me réduirait, moi, au rôle de balayeur de fatras, tout à la benne.

 

ça n'est pas vraiment un opéra — Cette traduction, c'était il y a longtemps. Une décennie. La montre bleue ne marche plus depuis longtemps, et je n'utilise plus du tout de montre. (Il y en a quatre ou cinq, malheureuses, à gésir au fond d'un tiroir (je sais lequel).) Ce billet du 5 juillet 2006 démontre à l'envi combien, pour moi, le mot atelier est métaphorique. J'ai trop lu Ponge, et pas assez travauté bricolé avec mon père.

 

Au vu des incises, c'est mal barré. — La structure de ma Comédie malsaine est si proliférante qu'il est heureux que je tente, de temps en temps, quelques boutures et quelques coups de sécateur.

 

21:45 Publié dans 16 en 16 | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Les cossons? Je ne connaissais que le cours d'eau de ce nom en bas de la côte, entre St Gervais et Blois.

Écrit par : VS | mercredi, 09 mars 2016

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