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mardi, 26 janvier 2016

Pong-ping, 10

    Pourquoi j'ai toujours écrit vilenie avec un accent aigu, et persisté à le faire même après avoir découvert ma méprise – alors que, lorsque j'ai découvert, à la faveur d'un compte rendu de lecture comme notre professeur de français de première (celui qui est parti en congé maladie début novembre) nous demandait d'en faire, dans un petit cahier, que succinctement s'écrivait avec un c devant le t, j'ai tout de suite et sans remords adopté cette orthographe —, je ne le sais. Comme je n'ai pas la moindre idée (ou guère d'idée, en tout cas) de ce que j'avais vraiment en tête, il y a bientôt dix ans, en écrivant la dernière phrase du dix-huitième texte de Voici venir Samuel B. (dont 3 chapitres restent toujours à écrire !), peut-être le maintien de l'accent aigu était-il délibéré, avec “l'accenteur” dans la même phrase ?

Toujours est-il que me voici à scruter mes fariboles. Et il y en a ! Ce mot a dû me traverser. Sur ce site, on le retrouve, dès 2006, en juin aussi, pour une notule dont je n'ai aucun souvenir (décidément) mais qui préfigurait un peu ce qu'il m'arrive de tenter dans les Translatology snippets.

Mieux, même. Trois mois auparavant, j'établissais un lien très net entre les Murmures de Morminal et ce substantif. Fadaises ? non. Menteries, fictions, détours, mensonges.

Plus près de nous, on retrouve fariboles dans un poème de la série des Douzains d'aise, puis, dans un bref texte en prose écrit sous le coup d'un drame, d'une angoisse, d'une impression de fin de route, qui ne fut que cela — une impression. Mais la noirceur en demeure.

Tout ce que je fais, au fond, me semble faribolesque, faribolien, faribolant, faribolard, faribolide et fariboliforme. Mais ce sont des fariboles nécessaires.

22:44 Publié dans Pong-ping | Lien permanent | Commentaires (0)

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