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jeudi, 26 mars 2020

244–Filipec–Piano

 

    Elle a rêvé du fennec, alors elle m’en a parlé, au téléphone évidemment.

Distanciation sociale.

Avoir traduit un poème sous ce titre aujourd’hui, et être toujours aussi bête.

Une amie qui rêve d’un fennec, du fennec, je ne sais plus.

Et moi je me rappelle soudain que le tournant du livre, désormais, le quinzième tournant du livre ou peu s’en faut, ce devait être le hérisson.

La portée de hérissons sous la terrasse.

L’an dernier, il paraît, j’aurais dit il y a deux ans.

La portée de hérissons, et qu’importe le flacon.

Qu’emporte la sonate ces pages arrachées à la nuit.

On est face à son clavier ainsi, et l’amie raconte ses escapades provençales, le rêve du fennec, tandis que les photos du tinamou huppé, du vanneau tréro et du tatou pichi.

Vagues rouges, ça ne s’invente pas.

Verre cassé.

Socialisation distante, comme l’étoile de mon luminaire.

 

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