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jeudi, 26 février 2026

2026 ֍ Effigies, 9

    Après tout, pourquoi pas ?

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Lire, au crépuscule commençant, la biographie de Nina Simone, sur la terrasse, en tentant de se rappeler toutes les espèces d’oiseaux entendues, ou plutôt captées par l’application Merlin, dans le quart d’heure de promenade jusqu’au fond du terrain (du côté du Campot) : pourquoi pas ?

Pourquoi pas user, abuser de ces autoportraits diffractés que je publie sur BeReal ?

Ici même, pour les Effigies, veux-je dire.

L’application a donc identifié ce soir-là les deux espèces de grimpereaux, alors que je n’ai entendu que le grimpereau des jardins, comme chaque jour. Le chant du grimpereau des bois n’a été saisi que très furtivement. Comme je l’ai dit à mon père, même visuellement je ne saurais pas les distinguer ; c’est un peu comme les deux espèces de roitelet. J’ai aussi entendu, longuement, le sifflement puissant de la mésange nonnette, sans jamais réussir à apercevoir la ou les chanteuses.

La semaine dernière, n’ayant pas réussi à emprunter Manne – aux Mandelstams, aux Mandelas je l’ai téléchargé (illégalement bien sûr), et c’est le texte que j’imaginais : infiniment problématique. Je songe à cela en me disant que je préfère aujourd’hui lire la biographie de Nina Simone avant d’aller approfondir, dans les semaines qui viennent, sa discographie. Aujourd’hui j’écoute les deux grimpereaux (ou je feins d’avoir entendu un des deux, grâce à l’application tricheuse), et demain je prends le volant. Aujourd’hier (c’est-à-dire demain) je partage—ais—rai sur Facebook une vidéo enregistrée il y a trois ans et dans laquelle j’évoquai (oui, au passé simple) les livres de la série Aujourd’hui de Dominique Meens, le plus ornithologue des écrivains français (avec Fabienne Raphoz), et le projet vite avorté de co-traduction : c’est lui qui m’avait contacté, c’est lui qui m’a laissé le bec dans l’eau.

 

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