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lundi, 27 avril 2026

2026 ֍ Affiquets, 17

    Dans le tiroir-niche

 

Quelle misère.

C’est ainsi que s’interrompt le narrateur de Malone meurt, épuisé de devoir raconter ou navré du caractère affligeant de ce qu’il invente : « Quelle misère. »

Ainsi aussi me suis-je interrompu. Pourquoi ? parce que ça me fatigue de devoir expliquer l’expression « tiroir-niche », comme si je devais expliquer le nom de mes habits : stouf, néo-ghesquière, rag’. La solution, évidemment, est de ne rien expliquer.

 

Dans le tiroir-niche il y a bien de menus objets qui pourraient venir suppléer l’absence de babioles en nombre suffisant sur mon bureau pour pouvoir tenir l’année. 52 babioles, imaginez. 52 textes, quelle misère. Au tiers de l’année, donc, au tiers du texte – si je prends ce mot au singulier pour désigner la totalité de la série –, je m’avise que ce serait mal avisé. Je vais tirer sur la corde, il y a les tiroirs du bureau, et surtout les petits réceptacles dans lesquels je n’ai pas farfouillés.

 

Le tiroir-niche recèle des babioles, utiles pour la plupart.

Si ces objets sont utiles, ce ne sont plus des babioles.

 

Le temps rafraîchira en fin de semaine : il sera temps de remettre le néo-ghesquière.

 

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