dimanche, 22 février 2026
2026 ֍ Bobines, 8
Décidément, c’est une manie, de publier le dimanche un texte inspiré d’un film que j’aurai vu le lendemain.
La jeune fille prie pour que le temps s’arrête.
La voilà toujours revenue à ce point du temps.
Elle marche malhabilement en petites socques, frigorifiée par la neige, épuisée par les allées et venues dans les escaliers.
Le film s’arrête le lundi soir. On revient à dimanche.
Un autre point du temps, ça n’avance en rien.
Galerie de personnages burlesques, caricaturaux : on se croirait dans la Manga de Hokusaï.
Dimanche soir, le jeune homme veut partir en France apprendre la cuisine française.
Lundi il fuit ou tente de fuir avec la jeune femme, accusée de sorcellerie.
Les deux amis n’en peuvent plus de se gaver de riz.
Dimanche prochain ce sera comme dimanche dernier, c’est-à-dire aujourd’hui.
Le non-retour est l’inverse du départ : un chant fait de buée.
L’auteur de feuilletons a enfin trouvé une idée en éprouvant la douleur de sa propre mort.
La jeune femme serre un billet sacré entre les doigts, prend une grande inspiration, se retourne vers le cellier.
La jeune fille serre quelque chose entre les doigts, de la buée s’échappe de ses lèvres, et elle se retourne vers le cellier.
La jeune femme serre entre les doigts une petite perle, inspire, a l’air déroutée se retourne vers la réserve de bière.
On est déjà dimanche en quinze, ce qu’on ne peut écrire qu’un autre jour que dimanche.
Pourtant c’est dimanche.
C’est toujours dimanche.
21:14 Publié dans 2026 ֍ Bobines | Lien permanent | Commentaires (0)


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