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dimanche, 09 septembre 2012

1848 - Manquer, marquer la date

    Marquer la date, manquer la note.

Une soudaine bourrasque nous pousse, ici ailleurs, au gré du soleil, à la faute.

Et vous bondissez.

La buée qui s'échappe de vos narines,

le souffle court de votre déprime

exténue toute antérieure odyssée.

Manquer la note semblait, en ce temps-là aussi, quelque impardonnable crime.

C'est en haut,

en haut de la montagne, à la cime,

où seuls les rocs prennent racines :

Marquer le lent decrescendo.

16:09 Publié dans MUS | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 08 septembre 2012

À vélo

    Tandis que j'achevais, avant-hier, la lecture d'Echappée, livre dans lequel Agnès Dargent imagine, à plusieurs reprises, de manière assez cliniquement morbide, comment elle pourrait périr sur la route, décrochée de son guidon, l'assassin de Chevaline flinguait le malheureux cycliste qui s'était simplement trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, et ne s'appelle pas Fabrice.

09:29 Publié dans MAS | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 07 septembre 2012

Dépasser l'événement.

    Dépasser l'événement.

La nuit est ce purgatoire, ce fond de purgatoire où l'on écrit pour s'enfoncer encore plus près de l'enfer. L'enfer, pourtant, on n'y arrive pas à coups de plume. Rien ne sert.

22:40 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 06 septembre 2012

Echec et mat

    Après un mardi Debussy, un jeudi Stravinsky.

Caché dans les orties, le petit campagnol s'entendait à merveille à débusquer les courtilières égarées. On ne l'y reprendrait plus. L'églogue le terrifiait, comme les longues plages complexes que nous devons élaborer (ce mot qui sent, plus que tout, la torture) nous affolent.

Tapie là, la bestiole devait pourtant, en fin de compte, aller aux graines.

Nous avons aussi fini par solder notre rapport au monde.

09:40 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 05 septembre 2012

Inclure dia critique

    L'encre, c'est la vie même.

Il suffit de gratter, d'avancer, de nettoyer les combes.

Tout dématérialisé, pourtant --- c'est ce qu'interroge François Bon dans sa très belle Autobiographie des objets (que l'on pourrait imaginer comme companion book du Dépaysement de Bailly).

 

Il faut gratter.

 

C'est le comble, un singulier lavis. La trace des pneus d'Agnès Dargent sur les yeux du lecteur, et ces imaginations morbides.

 

Tout ce qui entre fait vendre. (On n'est pas loin

des kyrielles

.)

05:05 Publié dans Aujourd'hier | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 04 septembre 2012

Par les rues et les chemins

    Les Gigues de Debussy sont un point de recommencement qui en vaut d'autres, pensa-t-il à la dérobée, c'est-à-dire en se cachant sa pensée à lui-même. Une phrase bien tortueuse et abstruse, sans doute idéale pour marquer combien rien n'avait changé.

 

Fabrice est mort, nous ne l'avions pas su. Comme la noirceur frappe ces familles que nous aimons, même de loin, ceux qui, sans être nos intimes, nous paraissent si voisins, il n'y a rien à dire, tout à souffrir. Alors on souffre, rien jamais ne recommence.

14:14 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)