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lundi, 04 mars 2013

Rien, cette écume

    Il y a sans doute eu un moment de ma vie où je me suis senti aussi épuisé, où tout geste, toute action me paraissaient aussi difficiles. Deux moments, même, peut-être.

Je dirais décembre 1991, juste à la fin du premier concours blanc d’hypokhâgne.

Et ces journées froides – mercredis – de février, peut-être, février 1994, pendant ma deuxième khâgne, mercredis où j’allais à jeun faire faire ma prise de sang bimensuelle (en raison de la prise de Roaccutane) et où je rentrais, ayant attrapé au vol tout de même quelque pain aux raisins, au studio pour y travailler le programme de philo, ou le programme de la Licence d’Anglais (que je préparais en parallèle).

Toutefois, l’impression que je ressens ces jours-ci dans mon corps de quasi quadragénaire, pour être similaire, admet une différence essentielle : lors de ces deux épisodes, je me sentais épuisé et j’allais de l’avant. Là, à rebours, la moindre projection d’une quelconque menue tâche me défait totalement. Très entre autres, je n’avais, alors, pas vingt ans, et j’en ai aujourd’hui le double.

 

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