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jeudi, 19 novembre 2015

I:h ——{cabas}

 

Première neuvaine, 11-19 novembre 2015

 

    Beaucoup à écrire, oui, au point de ne pas avoir encore décidé si cette 42e clandestine prendrait place dans les carnets gris ou dans les carnets verts. C'est égal, en un sens, si ce n'est qu'à vouloir tenir la promesse de reprendre un rythme quotidien de publication dans le carnet vert, ce nouveau livre va multiplier les fers au feu, au risque de l'étouffement.

Les mots étouffoir, éteignoir et étaminoir suivent leur propre trajectoire.

Le texte fourmille. Il faut un tamanoir.

Ponge avec ses figues, il lui fallait un cabas.

Hermès qui ne cesse de brouiller les messages, il faut lui arracher son cabasset.

Il faut, il faut... conter aussi l'odyssée de Cabarceno.

 

(Et puis... et puis c'est tout le reste... rien et son contraire, tout et son semblable... ce qui figure... défigure... on déchante la Marseillaise et on s'endort dans les campagnes... n'arrêter jamais ce cerveau qui bout... n'arrêter jamais ce bout filtre... l'histoire d'une vie qui rencontre l'histoire d'un peuple... un journal aux feuilles jaunies... un néflier aux feuilles tombées... jonchent la triste pelouse... vous n'en prenez pas le chemin... si, premier temps... dans un premier temps... premier jalon, ce que vous nommez neuvaine... et baste, mes lais pour des reines... rien ou tout... rien et son contraire n'a jamais marché... parce qu'on milite, mine, manoir... velléitaire, terne militaire... pfffff... rien, cette écume... bof et puis pof... dernière nèfle tombée pourrie espalasée sur le triste gazon... sur la morne pelouse... pourtant, seuls les gens s'espalasent...)

 

{tu fermes la parenthèse ? toi, tu la fermes !? trop fort... tu as claqué trop fort ! des dents ? pourquoi pas ?? des dentiers !? des rentiers !!! des révoltes partout sous le vent... it's got the squiggly one... prononcé squigueuly, encore plus fendard je suis... on ne fait pas on ne fait pas on ne fait pas... on ne fait pas la révolution avec des signes de ponctuation}

 

[Crochets. Pourquoi maintenant des crochets ? Ça sort par où ça peut, par où cela voudrait s'exprimer, par où cette parole contenue voudrait sourdre. Donc vous tendez, à ça, à cela, à cette parole qui vous réclame, vous requiert, vous tendez vos oreilles sourdes, vous tournez vers le mur fendillé de sang, écran bleu avec ça pour cible, écran à l'oiseau de profil, écran au crâne électrique. Donc pourquoi des crochets, maintenant ? Il, après la Corse et l'Oise et la Suède, se prend pour une vipère, se pend au crochet. Autre révolution, d'une année terrienne — bien sûr, une seule planète : on n'est pas sur Pluton.]

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