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mercredi, 11 mars 2026

2026 ֍ Ritournelles, 10

Avant d’aller prendre un café, au Vieux Mûrier, avec mon collègue Florent Kohler, je feuilletais de nouveau son beau livre, Les sociétés animales, et suis retombé sur les dernières pages, et ce qu’il écrit de la ritournelle.

Routine et ritournelle sont des machines à circonscrire l’imprévu, l’inquiétant, l’étrangeté. Elles sont construites collectivement et n’existent qu’à travers ce collectif que nous appelons voisinage. Les jardins ont une vie propre, combinaison de vies innombrables, éphémères mais perpétuellement renouvelées, raison pour laquelle on s’y sent heureux. (p. 210)

 

Dans les Landes, j’ai en effet remarqué – à l’instar de ce qu’écrit Florent à la page précédente – que les mésanges, les grimpereaux, les orites et la grive musicienne ne chantaient pas en même temps. Leurs phrases servent à occuper l’espace. Je m’avise de ce que je savais : la ritournelle n’est pas l’earworm. Mon sujet ici, c’est plutôt l’earworm.

 

Florent m’a conseillé de lire un texte qui se trouve dans Le regard éloigné de Claude Lévi-Strauss, et était durablement marqué par la lecture récente de Poor Economics d’Esther Duflo et Abhijit Banerjee. J’irai demain à la B.U. emprunter le premier, et la traduction française d’un autre livre des deux mêmes auteurs, Économie utile pour des temps difficiles, car Poor Economics n’est pas dans le fonds (et si je le télécharge en ebook ou PDF je ne le lirai pas).

 

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