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mercredi, 25 janvier 2023

Baal design, 1.3.

    À la page 11 d’Agnes Tremorne, la narratrice – je vais formuler cela ainsi, car le roman débute avec une instance omnisciente dont chaque aparté ou chaque intrusion semble relever de l’intrusion d’auteur – suit toujours Wentworth, qui regarde la populace de surplomb, en se sentant à la fois détaché et proche (bestialement) de cette foule animale.

Low down in the inner depths of many of us there lurks a tiger nature, and however firmly chained up in ourselves, it somewhat exults in the freer manifestation of its kindred beast which abides in our fellows.

 

Cette phrase constitue l’un des nombreux plagiats par anticipation – au fil des siècles – de la théorie du Ça et du Surmoi. Qu’y trouve-t-on de singulier, à savoir qui la détache du simple cliché ?

Eh bien, l’image du tigre : est-ce vraiment traquer l’indianité éventuelle des textes de Blagden dans les moindres recoins, abusivement ?

Eh bien, l’antithèse chained up / exults, dans laquelle la particule s’oppose au préfixe.

Eh bien, le comparatif freer : la dualité de l’être humain (dont sa part animale) n’implique pas d’oppositions mais des degrés. [è The Strange Case of Dr Jekyll & Mr Hyde.]

Eh bien, la bête en nous se caractérise de deux façons : kindred [c’est notre espèce, cette animalité est de notre genre] & abides [elle réside, elle demeure, elle attend, elle rôde… quel verbe compliqué à traduire dans toutes ses nuances].

Eh bien, le genre humain, c’est nous au pluriel et nous séparé ou séparable idéalement de ce collectif : many of us in ourselves → in our fellows.

 

Il n’y a rien, d’un cliché, qu’une analyse sémiotique ne puisse diffracter.

Dites qu’on s’amuse.

 

10:28 Publié dans Baal design, MOTS | Lien permanent | Commentaires (0)

De la Chine à l'encre

Untung-untung

    25 janvier 2020

China express.jpg

 

 

 

Contre le Coronavirus je viens de recevoir mon antidote.

*

(Légende de la photo : avoir les yeux en billes de loto.)

▓▒░ Bug-eyed ogler goggling at book ░▒▓

 

 

25 janvier 2021

Je connais(sais) un certain nombre de septuagénaires qui sont de fervents défenseurs de Macron le méprisant, Castaner le bastonneur et des réformes iniques du gouvernement Philippe.

Je souhaiterais savoir ce qu'ils/elles pensent de l'hypothèse du député LREM Da Silva, selon lequel l'idéal pour l'équilibre financier du système de retraite serait "une épidémie de coronavirus chez les plus de 70 ans".

Bon, ils/elles m'ont bloqué, donc je ne saurai pas.

 

25 janvier 2023

Ce billet rapide, écrit surtout pour saluer l'envoi du livre co-écrit par une amie, Françoise Guichard, me permet de me rappeler que fin janvier nous commencions toutes et tous à baliser méchamment (comme plus une personne de moins de 60 ans ne dit, je pense) face à la pandémie. C'était pourtant plus d'un mois et demi avant le confinement. J'ai regretté ne pas avoir tenu un carnet Covid en 2020-1, afin de m'y retrouver rétrospectivement dans la farandole démente des confinements, déconfinements, semi-confinements, l'obligation de porter le masque oui mais où et quand et dehors et/ou dedans etc.

Avec la levée de toutes les restrictions en Chine, il est possible que de nouveaux variants se développent, que la pandémie redémarre. (Hier, des étudiantes m'ont dit quand j'ai ouvert la fenêtre pour aérer : "mais c'est fini, le Covid, monsieur !". Franchement, comment leur en vouloir dans la mesure où c'est exactement ce message que les autorités et le gouvernement martèlent de facto depuis l'été dernier ?)

 

08:26 Publié dans Brille de mille yeux, Narines enfarinées, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)