mardi, 24 juin 2025
SecEM, 30 -°- of leaf and lead
25 janvier 2026
8 h
Poursuivons. 35.698 signes dans le chapitre 16. Il faudrait en traduire les deux-tiers, disons.
12 h 30
Le diable – enfin, non (bref, je me comprends, on se comprend) – se cache dans les détails. Après avoir traduit six pages, je réussis à ne pas avoir l’esprit trop embrumé et à me rendre compte que la photographie du soldat afro-américain qui pleure au passage du convoi funéraire de Roosevelt ne peut pas se trouver, comme le texte l’annonce, dans un ouvrage publié par le magazine Life en 1944, vu que Roosevelt – et cela, il suffit d’avoir en tête la célèbre photo de Yalta pour le savoir – est mort en 1945. Je farfouille un peu sur le Web, et j’ai l’impression que l’épais volume que French cite de deuxième main – et Matthew Delmont ne donne pas de date dans son essai, que j’ai pu consulter – a été publié en 1950. Makes more sense.
Earlier this morning, j’ai fini par faire appel – et bien m’en a pris – à mes contacts Facebook pour résoudre un passage qui me demeurait incompréhensible. Je cite ci-après in extenso mon post Facebook et les commentaires :
OF LEAD AND LIMB (?)
Tiens, vu que mes interlocuteurices préféré·es sont en ligne, petite demande de conseil pour traduire une phrase de Du Bois citée par French :
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Du Bois often lapsed into what one historian has called “a hyper-lyricism brought on by the sheer euphoria of having slipped the surly bonds of American racism.” “Africa is vegetation. It is the riotous, unbridled bursting life of lead and limb,” Du Bois gushed in one typical column. It was also “sunlight in great gold globules,” and “soft, heavy-scented heat,” that produced a “divine, eternal languor.”
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Je n'ai trouvé nulle part l'expression “of lead and limb”. Et j'avoue ne pas trop la comprendre. Au vu du contexte, j'ai traduit comme suit, mais peu convaincu :
Du Bois tombait souvent dans ce qu’un historien a qualifié de « lyrisme outrancier provoqué par l’euphorie pure et simple d’avoir échappé aux dures entraves du racisme américain ». Pour citer une de ces chroniques pleines de ferveur : « l’Afrique, c’est la végétation, c’est la vie exubérante, débridée, qui fait craquer toutes les coutures […] c’est la lumière du soleil qui pleut en grosses perles d’or, c’est une chaleur douce et parfumée qui provoque à tout jamais une langueur divine ».
Commentaire 1 (Lily Margaux) : l'expression c'est “leaf and limb” : ça doit être une coquille.
Commentaire 2 (Laurent Vannini) : Je me demande tout de même si ton auteur-ice n'a pas subrepticement remplacé un f par un d. Of leaf and limb, dans un pays-végétation, ça me semblerait plus clair... même si aujourd'hui les balles volent tout autant que les feuilles au vent.
Commentaire 3 (Laurent V.) : S'iel a trouvé la citation dans une tribune numérisée de Du Bois, ça pourrait expliquer le clavsus.
Réponse de G.C. : Amusant qu'il fasse un lapsus deux lignes sous le verbe lapsed.
Commentaire 4 (Laurent V.) : l'article “International Powers: Energy and Progress in Dark Princess and Black Empire” de Walter Gordon par exemple, cite Du Bois et c'est bien ‘of leaf and limb’. Je peux te l'envoyer par messenger.
Entre mon ignorance de l’expression, le fait que j’avais le nez sur le guidon et l’incurie – sur ce coup-là – de Google qui n’a pas proposé de substituer l’expression identique à une lettre près, heureusement que l’aréopage facebookien m’a sorti de l’ornière.
26 janvier, 20 h 30
Trois heures de plus, ce soir, m’ont permis d’en venir à bout. 38.987 signes, on reste en-deçà de 10%.
06:15 Publié dans The Second Emancipation | Lien permanent | Commentaires (0)


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