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vendredi, 02 janvier 2026
Renversement et diptyque
Ce matin à 6 h 57, ce qui aurait pu être ma 1.313e victoire au Koï-Koï en ligne a tourné en eau de boudin. J’avais gagné les deux premières manches avec 6 et 12 points respectivement et disposais donc d’une avance confortable (48 à 12). Toutefois, mon adversaire – dont je n’ai pas noté le pseudo – a fait assez rapidement un saké à la lune, suivi de 4 fleurs au cinquième coup : avec 12 fleurs, il pouvait arrêter la partie et obtenir le match nul (5+4 multiplié par 2 = 18 points), mais il a préféré annoncer koï-koï, et, à la paire de fleurs suivante, marquer 33 points. Victorieux par 45 à 15, il m’a fait chuter à 1653 points (mon meilleur classement, hier je crois, est de 1674). Si je m’évertue à écrire des textes comme celui-ci (dont la rédaction a duré plus longtemps que la partie perdue elle-même), il faudra que je fasse une capture d’écran du résultat final.
Ma 1.313e victoire, ce fut donc, juste après, face à ···J···K···, un habitué de l’appli. — Manche 1 gagnée par lui, 1 point avec les 10 fleurs. J’ai eu chaud car le hasard aurait pu lui faire marquer les deux sakés, mais il n’a jamais récupéré la carte maîtresse, alors qu’un des deux chrysanthèmes était dans la rivière depuis le début, ou presque (ma mémoire me fait défaut ici). — Manche 2 gagnée à la 4e carte, avec saké sous les cerisiers : j’ai déclaré yame, car, l’adversaire ayant déjà 3 lumières, je n’avais guère d’espoir de marquer davantage. — Manche 3 gagnée à l’avant-dernière prise, au terme d’une classique « course aux fleurs ».
10:02 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)
2026 ֍ Moutures, 1
L’étranger
Abdolreza Madjderey (Iran/Allemagne)
Traduit de l’allemand par Guillaume Cingal © 2026
Dans ma langue maternelle
le mot ÉTRANGER désigne un inconnu, solitaire
et nostalgique,
mais sa nostalgie n’a rien d’étrange
et un ÉTRANGER n’est pas
seul avec sa nostalgie
Dans la langue allemande
l’étranger est un barbare,
il faut d’emblée avoir
peur de lui,
de cet
étranger aux
cheveux noirs.
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Au moment de commencer cette rubrique, je donne une rapide explication : j’ai acheté d’occasion, juste avant les vacances, une petite anthologie de textes écrits par des poètes et écrivain·es dont l’allemand n’est pas la langue maternelle. Cette anthologie, qui date de 1983, s’intitule In zwei Sprachen leben, et mon édition de poche date de 1984, chez Deutscher Tagenbuch Verlag. J’ai décidé de publier tous les vendredis une traduction d’un des textes de cette anthologie.
05:27 Publié dans 2026 ֍ Moutures, Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (1)


