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mercredi, 07 janvier 2026
« Des lumières restent dans la rivière. »
Tandis que retombe une très fine neige, sur une couche de trois centimètres qui n’a pas fondu partout, loin de là, j’attaque une partie, après avoir subi – d’un œil, car j’écrivais ce début de phrase – une publicité pour le jeu CodyCross.
Je suis oya ; je prends le sanglier, mais rien ne sort après pioche. Mon adversaire prend le ruban bleu d’érable. Me concentrant sur les animaux, je prends le pont de huit planches. Après la troisième prise (paulownias simples et rien à la pioche), je totalise 6 fleurs. 8 après la quatrième. 9 après la cinquième (avec le poète), mais mon adversaire m’a presque rejoint (8 fleurs), et je ne peux rien prendre d’emblée. Après la sixième prise, mon adversaire domine : 9 fleurs, 4 rubans. Personne ne prend rien. Je prends l’hirondelle et un ruban. Mon adversaire réussit à faire deux yaku à la dernière prise : 6 rubans, 10 fleurs, donc 33 à 27.
Mon adversaire ayant pris la grue, je capture le rideau de cerisier. La coupe de saké est dans la rivière, personne ne peut apparemment s’en saisir. La pioche me l’offre au troisième coup, et j’annonce yame, car l’adversaire a déjà deux lumières majeures.
Fort d’un mince avantage (32 à 28), je commence la troisième manche par le ruban de cerisier. Rien à la pioche. Ruban de pivoine et grue, mais l’adversaire a pris la lune et un chrysanthème simple baigne dans la rivière, faisant planer la menace d’une mort subite par coupe de saké. À la troisième prise, l’adversaire prend le chrysanthème, mais avec une autre fleur, et totalise 6 fleurs (contre 3 à moi). Des lumières restent dans la rivière. À l’avant-dernière prise, l’adversaire prend le ruban calligraphié de paulownia, et atteint 10 fleurs, soit 1 seul point — donc koï-koï. C’est le dernier coup. Je pose une fleur de miscanthe, récupère le sanglier à la pioche et marque 14 points (Ino-Shika-Cho + 5 animaux).
07:02 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)
2026 ֍ Ritournelles, 1
Avant-hier soir, il a neigé en région parisienne (donc chez ma sœur) et à Tours (donc chez nous), et dans la nuit vingt centimètres à Rochefort (donc chez A*). Dans la matinée, hier, ma mère a posté sur le groupe Famille une photo de la mare, à Cagnotte, avec cette légende : « Gelée puis grésil = mare blanche mais c’est moins beau que chez vous ! ».
Alors, bizarrement, à chaque fois que je rencontre le mot grésil (et ce n’est pas si rare qu’on pourrait le penser), ça me met dans la tête Dieu, s’il existe de Brassens, alors que le mot ne s’y trouve pas. Il ne s’y trouve pas, mais je sais pourquoi mon cerveau fait ce lien : c’est le vers « Quand il gèle sur le persil » qui lance le processus, car dans mon esprit je fusionne probablement les sons des mots gèle et persil pour aboutir à « grésil ».
Si mon cerveau était (plus) logique, il irait pêcher du côté de Thiéfaine :
De crise en délirium ; de fièvre en mélodrame
Franchissant la frontière aux fresques nécrophiles
Tu cherches dans les cercles où se perdent les âmes
Les amants fous, maudits, couchés sur le grésil
C’est dans Syndrome albatros, mais cette chanson fait partie de celles dont je ne connais que deux ou trois vers (là je suis allé copier-coller sur le Web, vilain tricheur).
Ou du côté de Murat (L’almanach amoureux), chanson dont, là encore, je ne connais que quelques vers et quatrains épars, mais que contrairement à celle de Brassens, je ne pourrais chanter en entier :
Vient le gentil mois d’avril
Sous son manteau de grésil,
Avril le doux
Est bien le pire de tous
Cette chanson, qui évoque sur un mode ironique et décalé les saisons et les proverbes campagnards, me rappelle les jours de vacances à Hagetmau, en particulier en hiver quand on chauffait la maison grâce à un feu dans l’immense âtre. Je ne regrette pas le temps passé à fendre du bois, mais la cheminée fait partie de ce qui fait naître en moi une puissante nostalgie pour cette maison.
05:55 Publié dans 2026 ֍ Ritournelles | Lien permanent | Commentaires (0)


