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mercredi, 25 février 2026

2026 ֍ Ritournelles, 8

    Cette chanson, qui t’émeut aux larmes – et c’est bien rare, on en plaisante –, n’est pas citée dans la biographie.

Elle se trouve sur le deuxième album enregistré par Nina Simone, à vingt-six ans, et il s’agit apparemment d’une chanson de Jerry Silverman, qui avait à peu près le même âge que Nina, Eunice Waymon dirai-je ici.

Cette chanson, que je n’ai pas réécoutée – et d’ailleurs je n’écoute aucune chanson de Nina Simone, me concentrant seulement sur ce que raconte la biographie que vient de m’offrir ma mère – monte en moi par vagues, et il me semble même, et c’est bien rare, que ce sont les notes de guitare, détachées, qui viennent rendre plus poignant encore le chant.

Elle reste peu connue.

J’ai dans les oreilles, dans la tête, peu importe où se fabriquent les mélodies de l’intérieur, la façon dont Nina Simone détache et fait durer les trois syllabes de tomorrow en ne répétant jamais le mot à l’identique – et c’est rare, on n'en plaisante pas.

 

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