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dimanche, 22 mars 2026

2026 ֍ Bobines, 12

    Ce film sent le réchauffé. La série était très bien, quoique la saison 5 battît déjà de l’aile. (On a eu, avec une collègue, tout un échange sur l’imparfait du subjonctif. En relisant avant-hier un chapitre de ma traduction, j’ai souligné une phrase qui illustrera à merveille pourquoi il ne faut pas l’employer même quand il est a priori contraint par la concordance des temps.) Ici, tout est morne. In the bleak midwinter : bleak, pour le coup, mais sans souffle, sans âme.

Les décors restent très beaux, mais la retouche numérique généralisée les esthétise trop. Les musiques, une des forces de la série, sont très bien – et quel plaisir d’entendre tout d’un coup la voix d’Amy Taylor… Le vrai problème, c’est que le scénario fait traîner le seul et unique incident ou événement du film en longueur, comme dans certains interminables westerns ; c’est d’ailleurs au western que le film emprunte tous ses codes. Et aussi, ce n’est pas rien, qu’à l’exception de Barry Keoghan (qui est toujours excellent, et toujours différent à chacun de ses rôles) l’interprétation est, au mieux, médiocre. Or, la force principale de Peaky Blinders, c’était ses acteurices : Helen McCrory, Paul Anderson, Tom Hardy, Natasha O’Keeffe… Plus que jamais, sans doute influencé par les torrents d’éloges versés sur lui après sa prestation sans relief dans Oppenheimer, Cillian Murphy trimbale la même tronche et les mêmes intonations tout au long du film.

Bref, nul risque qu’on ne s’emmerdât point.

 

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