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samedi, 15 juillet 2006
Livres à meneaux
Cher Joachim,
puisque je ne reçois qu'aujourd'hui ta très brève missive, je peux y répondre : non, tu ne m'avais jamais dit ainsi que tu m'aimais. Je serais évidemment curieuse d'en savoir plus.
Ta vie me passionne, et je sens en toi un être d'exception. (Si je me trompe, c'est que je suis amoureuse, n'est-ce pas ? )
Sinon, j'ai songé à un titre pour le livre que tu as commencé d'écrire et qui, à ce que je comprends, n'a rien à voir avec Pauvres Pyrénées : le Manuscrit trouvé près de la forteresse... Trop référentiel, peut-être ?
Je t'embrasse,
Ada
12:35 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (2)
vendredi, 14 juillet 2006
En bazage
Une collègue me confie qu'elle croyait, enfant, que l'expression "en bas âge" s'écrivait en deux mots (en bazage). Je lui confie que je mis, pour ma part, un certain temps à ne plus entendre gai tapant sous l'énigmatique "guet-apens". Aragon évoque "le mot démangeaisons que jusqu'à douze j'ai écrit démange-des-ongles"*. Où l'ai-je lu ? Dans un livre que, ce même jour, un collègue m'offre.
* Aragon. Je n'ai jamais appris à écrire ou Les Incipit (1969). Flammarion, "Champs" : 1981, p. 8.
20:20 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (1)
Vivy aux lèvres
Chère Ada,
je ne sais si je te l'ai dit, mais j'ai une très bonne amie qui vit à Vivy. Vivy est l'une des bourgades les plus mortes que je connaisse. Mais bon, elle y vit, dit-elle. Peut-être qu'elle joue sur les mots, parce que tout est froid, mort, là-bas.
Elle joue aussi sur les morts, c'est une sorte de coutume là-bas. Mieux que le Loto sportif, si tu vois le genre.
Tu n'as pas répondu à ma question. Je n'ai pas repris l'écriture du roman, mais, dès que je me remets au trombone, je me trouve très en lèvres.
Crois en moi,
Joachim
12:20 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 13 juillet 2006
Dharma bums pas vraiment
Je stocke les photos
Attentat aux pirates
Choisir la route la plus longue
Katmandou ou Vladivostok
Klondyke ou Patagonie
Eternité qui nous habille
Rêves marinés au pochoir
Où
Une amie
Allume le stock de clopes
Choisit la route la plus longue
21:30 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0)
Vivre oraison
La roue tourne dans la nuit. Toujours dans la nuit, la roue tourne. Aucun échec n'a foiré, même si Judith te regardait d'un air goguenard pendant que tu prenais cette photo. C'est comme si tu avais été soudainement détrôné de ta position de force, alors tu as tout lâché.
Pourquoi pas, d'ailleurs ? Je comprends qu'on en ait assez de risquer de se faire renverser par des brutes pour finir par se faire engueuler par des blaireaux qui te reprochent d'être en retard, eux ils sont affamés et ils veulent leur pizza, etc.
Mais lâcher ton roman, même en abyme, je ne sais pas, vraiment. La bulle de savon s'est envolée au-dessus de la mare et s'est fichée, finalement, dans la haie. A éclaté. Mais une autre est restée dans l'herbe, contre un bouton d'or.
C'est celle-là dont j'attends tout. Le bouton d'or tourne dans la nuit. Toujours la bulle nous guide.
Ton Ada
12:05 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 12 juillet 2006
Vasavadatta vue en songe
Violents orages
Anémies
Sang qui se fige
Autrement dit
Vierge
Anémone aux plis
Du drap
Arrivez ô violents orages
Tonnerre qui frémit
Tonnerre qui ruisselle
Autrement gît.
21:30 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0)
Nirvana...?
Ada,
t'ai-je dit que je t'aimais ?
J.
11:50 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 11 juillet 2006
Au fond de l'Arno
Très cher Joachim,
l'Arno ne coule pas à Angers. Il y a l'astre du jour pour tous les malheureux. Le gel ne guette pas. Au fond des rues bonnes pour le coupe-gorge et pas pour danser le guilledou, aucun guet-apens à craindre.
Sais-tu qu'enfant j'ai longtemps cru que guet-apens s'écrivait gai tapant ? La bastonnade en joie, autant dire.
Même le soleil chauffe sur Regensburg endormie.
Je te laisse,
Ada
11:35 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 10 juillet 2006
Rue double
Non, je vous l'assure, vous aurez beau chercher, vous ne trouverez nulle part l'expression "écrivain bifide". Ne me demandez pas pourquoi, alors que les bons écrivains se doivent d'être cela, justement.
(En tout cas, il doit bien leur pousser des jambes, en sus des ramifications étranges de leur cerveau, quand ils se retrouvent au bas de la rue du Nouveau Calvaire et qu'ils doivent crapahuter jusqu'à la rue du Colombier. Si d'aventure l'un d'eux veut suivre une jeune fille très jolie et très court vêtue, il devra prendre plutôt l'enfilade qui mène au bout de la rue de l'Ermitage, mais entre la vertu et la gaudriole, René Boylesve a déjà choisi.)
21:00 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ligérienne
Sans rime
Mon ardeur,
je me noie et je brûle, on connaît la chanson. Mais quand même, manquant de temps, il faut que je te dise que je n'ai jamais pu blairer l'art déco. Tu ne me demandes pas de déblatérer, heureusement.
Crois en moi,
Joachim
11:20 Publié dans Novembre d'Angers | Lien permanent | Commentaires (0)

