Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« lun. 16 mai - dim. 22 mai | Page d'accueil | lun. 06 juin - dim. 12 juin »

dimanche, 29 mai 2011

Six Keys for Each City (version 1084/1295)

    Pas tanné le cuir de la bourgeoise. (Je n’ai.) En musique, l’auparavant ne ressemble en rien à ces volutes au-dessus des réacteurs japonais en fusion. Il m’aura fallu dix semaines pour en parler. Picking. (Un café. Désert. Seule une jeune femme fume, à une table proche de la vitrine, en lisant un livre dont on ne voit pas très bien la couverture, et dont le titre se trouve, par conséquent, être illisible. Il semblerait que ce soit un essai philosophique ou esthétique de la collection « Champs », mais même ce détail reste incertain. Vous veillerez à finir toutes vos phrases par un adjectif préfixé en in-. Picking : La basse grave gratte l’asphalte (des cymbales). Qu’une parenthèse s’ouvre, on voudrait déjà la clore. Ces drapeaux sont identiques, sauf qu’il y a du bleu dans le carré inférieur gauche de celui de droite. Picking. Maintenant tu exposes le drapeau finlandais. Picking, picking. Rayures vertes et jaunes, comme dans une chambre d’enfance imaginaire. (Qu’une parenthèse s’ouvre, on voudrait déjà la clore. Les lèvres de la violoniste, les entends-tu flétrir les cordes ? Cela se nomme fretting, et cela s’énonce, se déclare, s’impose avec plus de violence qu’un frottis. Il y aura toujours ce vertige.

(Tout a fonctionné ici par augmentation, sans substitution ni évidement.)

21:01 Publié dans 1295 | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 28 mai 2011

Six Keys for Each City (version 590/701)

    Pas tanné le cuir de la bourgeoise. (Je n’ai.) En musique l’auparavant ne ressemble en rien à ces volutes au-dessus des réacteurs japonais en fusion. Il m’aura fallu deux mois pour en parler. Picking. La basse grave gratte l’asphalte (des cymbales). Qu’une parenthèse s’ouvre, on voudrait déjà la clore. Ces drapeaux sont identiques, sauf qu’il y a du bleu dans le carré inférieur gauche de celui de droite. Picking. Maintenant tu exposes le drapeau finlandais. Picking, picking. Rayures vertes et jaunes, comme dans une chambre d’enfance imaginaire. (Qu’une parenthèse s’ouvre, on voudrait déjà la clore. Les lèvres de la violoniste, les entends-tu flétrir les cordes ? Il y aura toujours ce vertige.

13:32 Publié dans Aujourd'hier, YYY | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 25 mai 2011

Sujet envers (version 280/339)

    Dimanche matin, il écoute Timeless Dreams*, le soleil. On se plaint de quelque chose, puis rien ne va le feu s’éteint**, les auxèses succèdent aux paralipses faut pas vous étonner mon vieux si personne vous lit. Les secrets se dissipent en deux coups de cuiller à pot. C’est écrit pour toujours, ainsi*** les rimes d’un sonnet**** : Drei im Quadrat.

 

 

* Reloaded, 2006.

** Pinget.

*** Archaïsme, Du Bellay n’est pas loin.

**** Il manquait 14 mots pour compléter ce texte à ce moment-là, d’où l’émergence de la comparaison avec le sonnet, par analogie arithmétique.

10:53 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 24 mai 2011

Sujet envers (version 1000/1230)

(Il a écrit ce texte en trois minutes, sans réfléchir, comme sur un coin de table, nous dit Philippe Soupault ressuscité juste pour ça.) On se plaint de quelque chose, par exemple de ne pas avoir eu le temps d’écrire le récit en 31 chapitres sur la rencontre entre Robert Johnson et Emil Cioran à Berlin en avril 1961. On s’en plaint oui, oui, puis rien ne va le feu s’éteint. Des aphorismes et des accords de gratte se promènent s’étirent, les auxèses succèdent aux paralipses faut pas vous étonner mon vieux si pas un seul pékin vous lit jamais. Alors mon vieux on se lamente ? Toujours plus. Prend des bûches, des baffes, le venteux sûr de lui qui finit par ne plus être sûr de rien. Les secrets se dissipent, l’espace nullifié ne comptera pas et vous pourrez toujours bramer. Les secrets se dissipent. Tout de même au rythme où vous allez faut pas s’étonner si le souffle des bougies hein (è si le souffle des bougies quoi ? si le souffle des bougies rappelle à nous des spectres vaguement bluesy ? allez savoir). On se plaint d’un rien, puis rien ne va le feu s’éteint, le vent a encore eu raison de ça, du feu à quoi penses-tu Théo. (Il a écrit ça en deux coups de cuiller à pot, comme on lit un magazine sur les cagoinces.)

03:30 Publié dans Pêle-mêle | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 23 mai 2011

Sujet envers (version 410/500)

    (Il a écrit ça en deux!minutes.) On se plaint d’un rien, puis rien ne va le feu s’éteint, les auxèses succèdent aux paralipses faut pas vous étonner mon vieux si personne vous lit alors – alors ? alors on se lamente. Toujours plus. Il prend des bûches, le venteux sûr de lui qui finit par ne plus être sûr de rien. Les secrets se dissipent en deux coups de lancette. (Métamorphoses du temps dans les soutes. Les sempiternelles plaintes suivent un cours ascendant è faut pas vous plaindre mon vieux.) 

08:02 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (0)