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vendredi, 17 février 2012
Au cinquième jour
Nous savons que les vendredis
– Jours qu’en versifiant je maudis –
Peuvent ne valoir qu’un radis
Et, parfois même, pas la fane.
Les poètes, peu étourdis,
Même en comptant quatre jeudis
Et même experts de la chicane,
N’ont pas le droit, de la semaine,
D’allonger sur leur ottomane
Chacun des six qui rime en –dis.
On ferait tâter la tatane
À qui, du fond de son taudis
Ou, pis encore, de sa savane,
S’aviserait, sans Melpomène,
D’égrener ce collier profane
De journées au décompte insane.
C’est dans la fièvre des midis
Que, fuyant le salmigondis
De plats poissonneux et ourdis
Par des femmes en bigoudis,
Je célèbre, mégalomane
Et plutôt Leffe que tisane,
L’aise anodin des vendredis.
10:21 Publié dans Vénérales | Lien permanent | Commentaires (0)
F = Février
Après le froid glacial, paradoxalement les frimas annoncent le printemps. La grande terrasse nommée « dalle » est désormais sèche, pour de bon. Les textes les plus brefs sont les plus travaillés (voire).
08:55 Publié dans En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 16 février 2012
_ Where is love _
Assez de roturiers :
le kiwi pas mûr tord le boyau
balance de gauche à droite
allège allaite le fardeau
nie tout en bloc.
Donc
allégé j’écoute polyphonies colorées,
rien de fade, rien de pâle —
chérir jusqu’à l’obscurité ce qui se
hérisse en mélopées
existe absolument.
12:27 Publié dans J'Aurai Zig-Zagué, Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0)

