Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 20 avril 2016

Rue de la Bourde

    L'erreur est finalement ce qui relie l'ensemble des écrivains. Tous ne réussissent pas, tous peinent, tous se trompent. C'est l'erreur, en fer forgé comme les balcons au soleil, qui relie aussi l'ensemble de ces textes parlécrits.

Le bruit des échafaudages. Les palissades qui ne peuvent rester vierges de graffiti. Les boîtes de lettres en fer ouvertes dans le mur même. Les anciens combattants par milliers, sur les trottoirs au soleil, écrasés, comme morts, ou périmés. Anciens combattants. Fondation qui est la poubelle. Grand portail, porte cochère vide. Bicyclette jaune comme celle du facteur. Toutes les bicyclettes sont des bicyclettes de facteur. Tous les balcons en fer forgé disent une solitude. Tous les graffitis disent au moins une sottise.

Dans tout cela, l'erreur règne, qu'elle soit de bois ou de fer, de plume ou de clavier. Nous n'avons pas chômé, nous autres, au ramassage des bourdes.

Écrire un commentaire