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mardi, 21 janvier 2020

36–Papadakis–Piano

 

    Le plateau beige est taché et griffé, ébréché. Peut-on dire du bois qu’il s’ébrèche ? Probablement que non. Le bois du plateau sur lequel repose le clavier sur lequel courent mes doigts est rayé par endroits, légèrement crevassé, faut-il dire fissuré. Les nœuds du bois forment des lignes topographiques rassurantes où mon regard pourrait se perdre si je n’avais pas à composer ce texte. Ces nœuds pourraient tout aussi figurer des baïnes, des creux autant que des sommets, des trous dans l’océan. Il n’est pas facile de rester concentré, de tenir le rythme. Quand il faut écrire le texte multiple de 4, toujours le plus long, si la sonate ne dure que deux minutes il faut évidemment la repasser, sans parler du peaufinage, du temps à consacrer au rejointage, aux ratures, toujours plus long que la composition elle-même. LÀ J'AI VISÉ JUSTE.

 

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