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jeudi, 12 juin 2025

SecEM, 42 -°- gros tarbouif et souffle d'oisillon

14 février 2026, 7 h 30

    Je viens de relire, comme à l’accoutumée avant de traduire, le chapitre 28 – ma fournée de ce jour. 7 pages (17.449 signes), j’espère tenir le coup. Dans l’idéal même, je souhaiterais faire suivre le texte du chapitre 29 pour notre virée de deux jours à Paris, demain et lundi, afin de ne pas voir rien fait sur ces deux jours. Comme je ne traduis pas in vacuo, je partage ici un message matinal que j’ai envoyé à un groupe de T.D. que j’ai le vendredi :

Aux étudiant·es du cours “Formes allégoriques du fait littéraire”.

Hier nous avons commenté le sens de l’adjectif pliable et le choix de cet adjectif comme allégorisation du personnage ainsi nommé dans The Pilgrim’s Progress.

Figurez-vous que je trouve, dans le chapitre 28 de The Second Emancipation, l’ouvrage de Howard French que je traduis en ce moment, la phrase suivante au sujet de Richard Nixon en 1958 : « The vice president was a paranoid and ambitious climber whose politics were as pliable as his features—adored, if only by cartoonists—all leonine jowls and ski slope nose. »

Ici, l’adjectif est employé dans un sens figuré (‘pliable politics’ = idéologie qui s’adapte aux circonstances – on n’est pas loin de l’image francophone de la girouette ou du retournement de veste) et plus concret (‘pliable features’ = des traits élastiques ?).  Je n’ai pas encore traduit ce chapitre (wish me luck!) donc je ne sais pas encore ce qui va sortir de mon cerveau. Je trouvais simplement la coïncidence amusante, d’autant que cela montre que l’adjectif est encore employé, dans un contexte formel ; le livre date de 2025.

Tout cela n’a aucune utilité immédiate pour le cours sur l’allégorie (à vrai dire je rêve de cours sans programme, où les étudiant·es et le/la prof se contenteraient de parler en anglais de leurs lectures, visionnages etc. de la semaine, en anglais et dans un souci d’enrichissement culturel...), mais, histoire de ne pas vous donner l'impression d’avoir lu un mail inutile, je peux vous confirmer que :

* Mme M* me transmettra la semaine prochaine des exemples d’allégories écrites par des étudiant·es l’année dernière

* je mettrai en ligne un corrigé de la question 3 d’ici demain matin

Bon week-end

 

Il me tarde à la fois la parution de Notre Sœur Rabat-Joie, surtout la tournée qui va l’accompagner, et de pouvoir me remettre à la traduction de Scale Boy. Fort heureusement les cours du second semestre et la traduction de French vont m’occuper à 60-70 heures par semaine, ce qui va m’éviter de tourner en rond : le roman d’Aidoo va paraître dans deux mois, mais ces deux mois seront vite arrivés !

 

8 h

Dernier point avant de m’y mettre. Le chapitre s’intitule “High Water”. Là aussi French joue sur les deux sens, mais de façon explicite, ce qui va compliquer mon travail. Dans le chapitre il précise d’abord : “By definition, though, every high-water mark gives way to receding tides.”

Puis, deux paragraphes plus loin : “Here was another feature of this high-water moment.”

Entre deux, il s’est même amusé à filer la métaphore : “the State Department and the Embassy of Ghana in Washington were inundated with invitations for Nkrumah to add stops and participation in local events in his itinerary”.

 

12 h 10

19.507 signes, foisonnement supérieur à 10%, ce qui est généralement le signe que j’ai péniblement « tiré à la ligne », justement. Il y a aussi quelques passages qui imposaient des étoffements conséquents, comme la description de Nixon en 1958 (cf supra mon message à mes étudiant·es). Pour conserver tout le sens des sept mots (all leonine jowls and ski slope nose) qui décrivent surtout la façon dont Nixon était caricaturé par les dessinateurs, j’ai dû étoffer : « les joues tombantes rappelant celles d’un lion et le nez semblable à une rampe de saut à ski ». Bien sûr, si je traduisais en vue d’un sous-titrage, je sabrerais : « joues tombantes et nez massif ».

Je vais peut-être relire à chaud, voir si je réussis à tailler de ci de là.

 

12 h 40

Ça m’amuse d’avoir réussi à placer l’adjectif immarcescible, au prix d’une légère (ou pas si légère) modulation de registre. Sinon, pour traduire la citation de Lester Granger, j’hésite entre conserver l’image telle quelle et adopter une équivalence (no more than the whisper of a bird’s breath → l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarettes ?).

Je suis « descendu » à 19.266 signes (+ 10,4%).

 

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