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vendredi, 13 juin 2025

SecEM, 41 -°- le pourquoi des carnets

11 février 2026, 14 h 15

    Entre 6 h du matin et midi, et de nouveau de 13 à 14, je n’ai pas arrêté, mais comme je n’ai pas traduit une ligne, comme je n’avais pas même ouvert le fichier Word qui s’intitule French Emancipation, acte II (selon le titre provisoire que j’avais échafaudé l’été dernier mais dont il est de plus en plus évident, que je ne le garderai pas, car il n’est pas pertinent), j’ai l’impression de n’avoir rien foutu. Or, préparer des cours, choisir des textes, lire des textes nouveaux dans l’idée aussi de trouver un sujet pour l’évaluation de mi-semestre dans le nouveau cours sur les formes allégoriques du fait littéraire, m’occuper de tel séminaire, mettre au point mes interventions dans le FA Course avec Salerno et Nicosie ainsi que dans le séminaire de recherche de l’EHESS, préparer aussi (trop rapidement) l’émission de radio de demain avec ma collègue H. T., tout cela m’intéresse beaucoup, au point d’ailleurs que je me disais – et cela, j’y songe, car j’ai eu cette conversation avec Éric Boury, en marge aussi de l’émission de radio, le mois dernier – que, pour ma part, je n’aimerais pas n’être que traducteur, c’est-à-dire occupé principalement à traduire. Là, cela fait trois semaines et demie que je bourrine à raison de 40 pages par semaine à peu près, et je commence à saturer. Certes, je sature parce que je fais cela tout en assumant mes autres tâches et que ça fait beaucoup, mais quand même il me semble que ce qui a toujours compté pour moi, c’est la diversité des occupations.

Bref, tout ça pour dire que je pourrais ou devrais me dire que je n’ai pas chômé et que je peux m’arrêter là, mais le chapitre 27 (14.990 signes) est là, dont je voudrais au moins traduire la moitié (3 pages), histoire d’être sûr de le terminer demain (le jeudi je n’ai pas de temps à consacrer à la traduction). En relisant ce fameux chapitre en amont du travail de traduction qui va suivre, je réfléchissais à ces carnets de traduction : à quoi servent-ils ? à quoi serviront-ils ? serait-il intéressant, une fois le livre publié (après octobre, donc), de les toiletter, de réviser ces textes et de les publier ? Quand j’ai passé trois jours à travailler sur Scale Boy début août, j’ai également commencé des carnets de travail. Pourquoi ? Pour quoi ?

Ces jours-ci, je lis le livre de Georges Lory, foutraque et cabossé, mais totalement passionnant. On n’a pas besoin de publier des livres parfaits (au sens de parfaitement structurés ou ficelés), du moment que ce n’est pas ennuyeux. Et puis, dans les trucs ficelés, on voit les ficelles.

 

14 février, 5 h 20

Il me restait une page et demie, qui attend depuis deux jours et demi. Je vais déjà expédier ça.

 

6 h 30

16.018 signes, donc encore en-dessous de 10%. Je me traîne, je fais de la merde. Paola M., avant-hier, m’a dit qu’elle me faisait confiance car elle avait lu le livre d’Olivette dans ma traduction, et qu’elle savait que les livres que je traduisais étaient très bien écrits, très lisibles. Cela me surprend quand on me dit ça car j’ai souvent l’impression de tirer à la ligne quand je traduis des ouvrages d’histoire ou des articles de sciences humaines. Bien sûr je bricole des phrases qui tiennent debout, et que j’essaie de rendre les moins lourdes possibles. Mais de là à ce que ce soit « bien écrit »…

 

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