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jeudi, 26 juin 2025

SecEM, 28 -°- l'esbroufe mystique

21 janvier 2026

14 h 30

    Le chapitre 14 compte 35.668 signes. Ce livre est quand même monstrueux. Comme j’ai déjà traduit douze pages aujourd’hui, je ne ferai sans doute guère mieux qu’effleurer ce chapitre-ci, long de 14 pages.

 

23 janvier

6 h 22

Sept pages sur 14 traduites entre mercredi soir et jeudi. Aujourd’hui il faut au minimum que je termine ce chapitre. Je relisais les premiers billets de ces carnets de traduction, et m'aperçois que je divaguais ou digressais nettement plus au début. Depuis que je m’y suis remis, il y a une semaine, on sent que je n’ai pas de temps à perdre, et donc, hélas, les développements sur des points lexicaux, culturels ou traductologiques en pâtissent. C’est un peu dommage, mais qui a le temps de traduire 700.000 signes en dix semaines en parallèle de son emploi principal, et d’écrire de surcroît des commentaires de son travail ?

 

8 h 25

J’avais dû mal compter car il me reste deux grosses pages seulement.

Je me suis pas mal amusé à traduire l’extrait de la correspondance d’Arden-Clarke, dont contrairement aux nombreux extraits de l’autobiographie de Nkrumah, je ne serai pas obligé d’aller chercher la traduction publiée et que je peux donc traduire moi-même. Quand il écrit de Nkrumah qu’il a peu d’humour (He has little sense of humor), j’étais à deux doigts d’écrire : il rit quand il se brûle. Pour scallywags, je n’ai pas trouvé le nom qui traduise précisément la nuance très british et très arrogante du terme. J’ai donc donné la priorité au sens (fripouilles).

 

WhatsApp Image 2026-01-24 at 08.02.29.jpegAutant je suis hyper d’accord avec Howard French, autant j’ai connu des syntagmes nominaux plus faciles à traduire. Ça n’a un peu aucun sens ici, donc j’ai mis : « Avec son casque à plumes, ses épaulettes dorées son écharpe rouge et les médailles ornant son poitrail, chacune représentant un des trois saints tutélaires du royaume, Saint Michel, Saint Georges et Saint Jacques, il incarnait à la perfection le don des Britanniques pour l’esbroufe mystique. » J’ai écrit à mon amie Lucie, qui me faisait remarquer qu’il était tentant d’omettre cosmological, que j’avais aussi pensé à un étoffement du style « l’esbroufe sur fond de kitsch cosmologique » mais qu’il vaut mieux alléger avec un faux-sens (surtout quand le texte d'origine est un peu un non-sens).

 

9 h 25

Fini. 39.578 signes, soit 11% de foisonnement (y penser quand je relirai (sabrer)).

Je me suis fait rire – il faut bien – en imaginant deux traductions différentes des premiers mots du dernier paragraphe : Beyond these grace notes… Il s’agit de remettre en perspective les propos tenus par Nkrumah pour passer la brosse à reluire, mais de façon purement diplomatique, au gouvernement colonial britannique lors de l’ouverture du nouveau Parlement en 1951. J’ai donc feint d’hésiter entre « Nonobstant ce ton melliflu » et « En dépit de ces propos bienveillants ». Bien sûr, c’est la seconde solution que j’ai choisie (et d’ailleurs je crois même l’avoir écrite en premier).

 

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