samedi, 28 juin 2025
SecEM, 26 -°- avecque la mangou-ous-te
19 janvier
14 h 30
Je m’y mets tard, en raison de l’émission de radio et de quelques bricoles de boulot. Je doute de traduire 10 pages aujourd’hui, et demain moins encore.
17 h
Mis le point final à la dernière phrase au moment où Soazig s’en allait : six pages traduites pendant le ménage complet des deux étages. 33.774 signes, soit un foisonnement encore nettement inférieur à 10%. C’est très bien : je serai moins payé (vu que l’éditeur avait calibré à 15% je crois) mais le livre sera plus digeste, plus lisible.
Je me suis un peu amusé avec la fameuse expression gilding the lily, que j’ai fini par traduire par ne pas y aller avec le dos de la cuillère ; ça fonctionnait bien, dans le contexte. Les dictionnaires donnaient en faire trop, mais justement : se méfier des équivalences (j’ai écrit ça il n’y a pas longtemps, mais où ?).
French dit que Nkrumah eut pour seul compagnon de cellule, pendant ses six semaines au secret, une mangouste, qu’il consacre une phrase de trois lignes à décrire. Je traduis, je ne pose pas de question, mais tout de même, en 2025, alors que Google existe depuis un quart de siècle, et Wikipédia depuis vingt ans, quel sens ça a, même en imaginant l’inculture du lectorat (américain), d’expliquer ce qu’est une mangouste ? Peut-être est-ce pour attirer l’attention du lectorat sur l’animal qu’il a choisi pour le titre du chapitre… pour ma part, j’y lis une subtile allusion politique, Nkrumah s’étant retrouvé isolé des leaders de l’UGCC à la suite des émeutes de février 1948 et de cette détention. En tout cas, on s’attend – et c’est déceptif – à ce que le titre (The Mongoose) indique quelque surnom dont aurait été affublé Nkrumah.
17:29 Publié dans The Second Emancipation | Lien permanent | Commentaires (0)


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