mardi, 01 juillet 2025
SecEM, 23 _°_ enfin la reprise (après deux mois d'interruption)
17 janvier 2026, 8 h 40
C’est un désastre : pas traduit une ligne en deux mois. Et il me reste donc deux mois et demi pour traduire… les 3/4 du livre… J’attaque donc aujourd’hui le chapitre 10, qui compte 16.263 signes. Il va falloir que je traduise 40 pages par semaine d’ici fin mars. C’est possible. Il faut que ce soit possible.
12 h 30
Le premier jet compte 18.310 signes. Il y a une citation de Senghor dont je ne trouve pas le texte original, et qui est donc laissée en suspens. Le foisonnement est tout de même de 12%. Il faudrait rabioter par ci par là lors de la relecture.
Certaines phrases présentent des redondances, étranges si on considère que le livre a l’air d’avoir été écrit et relu avec beaucoup de soin. Ici, le même SP en début et en fin de phrase : « On the continent, the years from the onset of the Great Depression through the end of the war were utterly lost to meaningful progress on the continent. » Dans des cas comme celui-ci, je suis trop content de sabrer.
Là où je ne gagne pas de temps, c’est quand, pour chercher une citation de Pleven en 1944, je tombe sur l’intégralité du discours de clôture de la conférence de Brazzaville, lequel est aussi stupéfiant que passionnant.
J’ai parcouru aussi un article de Robert Cornevin, que cite French — édifiant.
J’assume une forme d’interventionnisme, aussi. Ainsi, quand French qualifie les massacres de Thiaroye d’incident, je choisis de surtraduire, d’autant qu’il ne fait pas mystère de la gravité de ce qui s’est passé alors. Il s’agit d’un crime colonial documenté, qui a été un peu repris dans la presse et sur les réseaux sociaux lors du quatre-vingtième anniversaire, en décembre 2024, de sorte que je n’imagine pas qu’un livre paraissant en France fin 2026 puisse, même par maladresse, évoquer le massacre d’entre 35 et 400 soldats africains démobilisés et désarmés sous le nom d’incident. Et pas un livre portant mon nom comme auteur du texte français. On lira donc : « Bien que ce drame n’ait pas débouché aussitôt sur la création d’une organisation politique plus large dans la colonie, les historiens font remarquer que certains des survivants du camp de Thiaroye ont créé un groupe appelé le Mouvement nationaliste africain, avec un journal militant intitulé La Communauté. »
Autre interventionnisme, plus évidemment factuel celui-là : quand French parle de Houphouët-Boigny en 1946 comme d’un député et ministre, je rectifie en disant de lui : « un riche propriétaire de plantation ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, qui siégeait à l’Assemblée nationale française et devint même ministre de la Quatrième République après 1956 ».
12:38 Publié dans The Second Emancipation | Lien permanent | Commentaires (0)


Écrire un commentaire