lundi, 05 janvier 2026
Récit factuel avec cinq alexandrins
Il y a trois cerisiers, dont le rideau, dans la rivière. D’emblée, mon adversaire (qui a un pseudo en katakana) capte la coupe de saké et le phénix. Je prends le sanglier. Iel prend les papillons. Je prends le pont d’iris avec le ruban simple. Ellui, rien. Je prends le ruban à poésie matsu. Au coup suivant je saisis deux rubans et réussis à marquer 1 point et à prendre la main pour la deuxième manche, alors que ce n’était pas bien parti. La quatrième carte de cerisier n’a jamais été posée ou piochée.
Je prends la grue, ellui la lune. Je prends le ruban à poésie du prunier. Quelques coups et à-coups. Je réussis à capter la coupe de saké à la cinquième prise. À la sixième prise, réponse du berger à la bergère après la première manche, mon adversaire dit yame aux 5 rubans.
C’est donc égalité avant la manche 3.
Iel prend la grue, moi le rideau et le phénix, dès la première prise. Coup de bol (il faudrait garder cette expression quand la victoire s’obtient par prise de la coupe de saké), j’ajoute la lune à ma main au coup suivant. Comme je m’apprête à dire yame en empochant les 6 points des 3 lumières, je vois que l’adversaire, plus vif·ve encore que moi (dégoûté·e peut-être ?) a abandonné la partie.
Vu comment s’était achevée la deuxième manche, je pense qu’iel aurait dû tenter un koï-koï après les 5 rubans ; iel avait de fortes chances d’ajouter un ruban, voire un animal, et donc d’attaquer la 3e manche avec un avantage substantiel. Peut-être aussi que s’iel avait attrapé la coupe avant moi, iel aurait pu marquer un yaku de 5, 10 ou 12 points. Je trouve toujours curieuxses les adversaires qui abandonnent immédiatement, même si je les trouve beaucoup moins agaçant·es que celleux qui laissent filer le chronomètre pendant 60 secondes sans jouer : coincé à regarder mon téléphone, j’attends la confirmation que ce sera bel et bien une victoire par forfait, non quelque vile ruse – cela arrive – d’un·e adversaire qui attend les dernières secondes pour me décocher un coup rude, voire fatal.
11:25 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)



Écrire un commentaire