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jeudi, 05 février 2026

2026 ֍ Effigies, 6

    N’était-ce que cet objet a désormais disparu, je pense, et qu’en tout cas il ne fait pas partie de la bimbeloterie qui encombre mon bureau, il aurait sa place dans les affiquets. Quand j’écris qu’il a disparu, je veux dire que, sa pile usée, ou la lampe ne fonctionnant plus, il a dû partir au rebut. C’était un gadget qu’on avait eu en cadeau, je crois, peut-être avec un abonnement à Courrier international ou autre, appelle-t-on cela liseuse ou autrement, toujours est-il que c’est une petite lampe qu’il fallait fixer, avec une sorte de réglette, sur le livre afin de pouvoir lire sans lampe. Je m’en suis beaucoup servi, à une certaine époque, lorsque vraiment je ne m’endormais pas du tout et que C* avait déjà éteint de son côté, mais il était malcommode, car il était trop lourd pour la plupart des livres (en bref, dès que la couverture était souple, il la faisait ployer ou plier) et surtout la lampe n’éclairait vraiment bien qu’une partie – je dirais les deux-tiers – de la double page, même après de savants calculs pour déterminer où il serait le mieux placé. Cet objet, ou plutôt la photo de cet objet, a tout à fait sa place dans ce livre d’effigies, à vrai dire, vu que la photo fut prise il y a dix ans, en tandem avec un autoportrait un peu inquiétant, ou ridicule, saisi grâce à la lueur de cette lampe, donc ; il fait donc effigie par contiguïté, ce qui n’est déjà pas rien.

 

Finac 2251

 

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