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vendredi, 07 octobre 2016

Enfance de l'art

Untung-untung

    7 octobre 2014

The air was so pleasant, our nest so cozy, and our parents provided us such a plentiful diet of nice worms and bugs, that like other thoughtless babies who have nothing to do but eat, sleep, and grow, we had no interest in things outside and did not dream there was such a thing as vexation or sorrow or crime in this beautiful world.

 

7 octobre 2016

Et si je traduisais aussi ce curieux livre de 1899, découvert il y a deux ans, Dickey Downy. The Autobiography of a Bird de Virginia Sharpe Patterson ? Dans le domaine public, il ne pose déjà pas de problèmes de droits...

L'air était doux, notre nid douillet, et nos parents nous régalaient d'une telle quantité de vers et d'insectes délicieux que, semblables aux autres bébés insouciants qui n'ont rien d'autre à faire que de manger, dormir et grandir, ce qui se passait dehors ne nous intéressait pas, et nous n'avions pas même idée qu'il pût y avoir, en ce monde si beau, des choses comme la douleur, le crime ou la méchanceté.

09:17 Publié dans Darts on a slate, Droit de cité, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 23 janvier 2016

Détour ░ Bypath

 

Moi né faux nègre et vécu sosie           I at birth a false nigger with a life looking like

de quelqu'un toujours à venir              someone always in the making

si j'ai ma chance de mourir vrai           if I stand a chance of dying in truth

elle passe par le détour                     it's with the bypath

de ces phrases restées fidèles              of these sentences still faithful

à leur histoire d'enfant tout seul           to their history that of a lonesome child

guettant l'écho pour savoir s'il existe      looking out for the echo to know if there is one

 

 

Ludovic Janvier est mort il y a trois jours, le 20 janvier 2016.

Le poème ci-dessus se trouve dans son recueil Entre jour et sommeil (Seghers, 1992, p. 101). Traduction inédite © Guillaume Cingal

 

07:58 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 26 mai 2015

Ben Okri ··· The Forgotten Odysseus

THE FORGOTTEN ODYSSEUS

Ulysse retrouvé

 

Odysseus never finds the same woman

Ulysse — la femme qu’il trouve n’est pas celle

He left behind. He lost her in the songs

Qu’il avait quittée. Il l’a perdue dans les chants

Of the bird-like sirens, under the belly

Des sirènes oiseaux, sous le ventre

Of the sheep, in the one-eyed sleep

Des brebis, dans le sommeil borgne

Of Polyphemus, and the dreams of Calypso.

De Polyphème, et dans les rêves de Calypso.

 

When he finds her again, woven into

Quand il la retrouve, tissée, inséparable

The hallucinations of his dangerous

Des périlleuses hallucinations ponctuant

Homecoming, the old dog, as much travelled

Son retour, le vieux chien, qui autant que son maître

In dreams as its master, remembers when

A arpenté les rêves, se rappelle

Time was new, without the war love started.

Le temps neuf, avant la guerre d’amour.

 

Penelope, veiled and hiding from lusting

Pénélope, voilée, cherchant à échapper

Suitors, remembers a man less old, less

Aux prétendants ardents, se rappelle un homme

Wily, less haunted by the endless seas,

Moins vieux, moins roué, moins hanté par les mers infinies

The alien suns and pullulating wars:

Par les soleils d’ailleurs et les guerres sans nombre.

 

A man unknown for whom Ithaca is not

Un inconnu, pour qui Ithaque n’est pas

Homecoming, but the first broken journey

Retour chez soi, mais le premier voyage

Towards a forgotten way of dying.

En pointillés vers un mourir oublié.

 

10:54 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 20 février 2015

À la cyprine, 21

à Marie

for Marie

 

Dans quelle fange étions-nous

In what muck were we

dans quelle tourbe où la nuit

in what turf where the night

était blanche comme l’argile

was white like the raw

la plus crue ? la lucarne était

est clay?  the skylight was

notre lune

our moon

 

 

Texte français : Eugène Savitzkaya. À la cyprine. Minuit, 2015, p. 21

Texte anglais : G. Cingal, 2015.

10:14 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 17 février 2015

À la cyprine, 15

Quand le gynécée

When the gynaeceum

devient une maison

becomes a house

les figues tombent des arbres

the figs fall from the trees

dans le gosier du bouc

into the throat of the billy goat

et les mâchoires perdent leurs dents

and the jaws lose their teeth

au mortier est le pilon

the pestle is in the mortar

axe de la roue triangulaire

an axle to to the triangle wheel

trois feuilles, trois doigts

three leaves, three fingers

trois nuits

three nights

trépas à passer comme

throttled you die like you’d cross

un col

a pass

 

 

Texte français : Eugène Savitzkaya. À la cyprine. Minuit, 2015, p. 15

Texte anglais : G. Cingal, 2015.

09:01 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 15 février 2015

À la cyprine, 25

Poème des trois petits cochons

A poem on the three little pigs

l'un n'avait qu'une bite, l'autre

one had only one dick, the other

n'avait qu'un téton et le troisième

had only one nipple and the third one

une magnifique fente, les trois étaient

a splendid slit, and those three

mal heureux comme les pierres

were as miserable as stones

pourtant seules jouisseuses en ce monde

and yet stones are the only revelers in this world

était-ce un verrat était-ce une truie

was it a boar was it a sow

était-ce un ange porcin ?

was it a hoggish angel?

firent en sorte que tout s'aboucha, s'imbriqua

they ensured that everything interlocked, fitted together,

s'emboîta, s'en donna, s'adonna, sabota, samedi

slotted and slutted together, sat in and turned away, oh Saturday

quand tout apparut.

which is when everything appeared.

 

 

Texte français : Eugène Savitzkaya. À la cyprine. Minuit, 2015, p. 25

Texte anglais : G. Cingal, 2015.

 

Note sur la traduction : La contrainte principale que j'ai retenue pour la traduction de la série de verbes des vers 9 et 10 est d'aboutir à une allitération qui rende “logique”, au moins dans la structure énumérative, l'apparition de samedi/Saturday. D'où “sat in and turned away”, qu n'a pas de lien sémantique fort avec « s'adonna, sabota ». Le plus grand regret est d'avoir dû laisser de côté une traduction idiomatique possible de saboter qui eût merveilleusement convenu ici : make a pig's ear of something.

11:17 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (1)

jeudi, 12 février 2015

À la cyprine, 93

De profundis

a De profundis

pour les tyrans et les ogresses

for tyrants and ogresses

les rois et les reines

for kings and queens

car malignité

as spite

tous deux partagent

is shared by both

ivres de vie

in their thirst for life

ainsi que de beauté

and for beauty

Frédégonde voulut trancher

Fredegund would indeed slice

la gorge de sa fille

her daughter's throat

et faire tomber sa tête

and have her head fall down

dans le coffre à joyaux

into the jewel casket

 

 

Texte français : Eugène Savitzkaya. À la cyprine. Minuit, 2015, p. 93

Texte anglais : G. Cingal, 2015.

10:17 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 11 février 2015

À la cyprine, 40

    Il manque un doigt

    There’s a finger missing

à ton alliance, ma mère

where your wedding ring is, my mother

mais derrière la haie

but behind the hedge

les mains s’unirent dans la mort

the hands were wed in death

comme s’unit la nuit au jour

like night is wed to day

le sang au cœur, courez !

like blood is wed to the heart — oh run!

vous n’avez plus de poids

you are now weightless

soyez dans le prunier assis

make your seat in the plum tree

aux meilleures branches

choose the best branches

petite mère et petit père

little mother little father

qui ensemble ramèrent

ye who paddled together

 

 

Texte français : Eugène Savitzkaya. À la cyprine. Minuit, 2015, p. 40

Texte anglais : G. Cingal, 2015.

08:44 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 10 février 2015

À la cyprine, 79

 

Onze mille vierges

Eleven thousand virgins

déferlent

swarm

sur mon front

against my forehead

onze mile mains

eleven thousand hands

battent le lait

whip the milk

à  la lumière

in the light

de la lune croissante

of the moon waxing

aux vignes de la vierge

with the vines of the virgin

vive vierge sur le pré

creepy Virgin on the field

ovule olive

the ovum a crushed

écrasée

olive

 

 

 

Texte français : Eugène Savitzkaya. À la cyprine. Minuit, 2015, p. 79

Texte anglais : G. Cingal, 2015.

18:37 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 04 avril 2013

a season in hell (version française)

 

une saison en enfer un printemps paradisiaque – le cerveau éclaté par des foutaises

aucune raison (seul dans ta coquille) de désirer la belle Gervaise.

Rien de pire qu’un poème d’amour (comment peut-on écrire un truc

pareil ? La seule pensée suffit à ce qu’on) se transforme en

statue de sel... « Oprah, les opéras, fini pour moi » — c’est le bel canto qui te guide

si tu n’y prends garde (au compte-gouttes), si tu joues les blasés (une pour la route !),

ou si tu es poète. Laisse donc Gervaise se limer la fraise !

 

Un nouvel essai d'autotraduction. Le poème anglais original, écrit et publié hier, se trouve ICI.

Cherchant des synonymes de se masturber, j'ai constaté qu'il en existait fort peu pour la masturbation féminine — je vous suggère toutefois le Wiktionnaire ou le forum Yahoo, assez savoureux.

10:21 Publié dans Darts on a slate, Self-Be/Portrayal | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 25 mars 2013

Brief an den alten Dichter (version française)

n'écris pas de sonnets – méfie-toi

des sestines – ne va pas

je t'en prie succomber au plaisir

puéril de pondre une série de haïku –

évite surtout de mettre au

goût du jour les ballades lyriques

(bordel de bleu, on est en 2013) –

laisse tomber ton amour des limericks –

et arrête de te complaire

dans ces contrepets que tu oses

nommer poèmes en prose – jette

au panier rondeaux et odes –

et surtout – je te jure

ce n'est pas un conseil facile –

écris pour un vrai lecteur pas

pour ces bribes guillemetées


    Ce poème est une vraie première. Hier, dimanche, à sept heures du matin, j'ai composé un poème en anglais pour le nouveau recueil en cours, et, le relisant, recomptant, révisant, j'ai aussitôt eu envie de le traduire en français, ce que j'ai fait en quelques minutes. Les 16 vers ci-dessus sont donc ma première auto-traduction. Comme j'ai envie, depuis quelque temps, de traduire en plusieurs langues mes Douzains d'aise, voire d'autres textes plus anciens de ce carnétoile, ce n'est probablement pas la première.

09:25 Publié dans Aujourd'hier, Darts on a slate, MAS, Self-Be/Portrayal | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 17 mars 2013

Zébu (J.-J. Rabearivelo), traduction anglaise

Traduction Guillaume Cingal


ZEBU

 

Stooping like the cities of Imerina

in full view on the hills

or carved directly on the rocks –

hunchbacked like the gables

which the moon sculpts on the ground,

here comes the vigorous bull

purple like the colour of his blood.

 

He has drunk at the edge of rivers,

grazed on cacti and lilacs –

here he kneels in front of cassava

still heavy with earth's perfume,

and in front of balls of rice

that stink of sun and shade.

 

Evening has dug everywhere with its spade,

and there is no more horizon.

The bull sees a desert spreading

to the borders of the night.

His horns are like a crescent

rising upwards.

 

Desert, o desert,

desert in front of the vigorous bull

who, wandering, got lost with nightfall

into the realm of silence,

what is it you're conjuring up in your half-sleep ?

Is it the likes of his that have no hump

and are red like the dirt

which flies up under their hooves,

they who are the masters of uninhabited lands ?

Or is it his forefathers, fattened by peasants

who walked them to town, adorned with ripe oranges,

to have them slaughtered in honour of the King ?

 

He leaps and lows,

he who shall die without glory,

then, meanwhile, he gets back to sleep

and looks like a hump of the ground.

 

 

 

 

« Zébu », le poème original de l'immense poète Jean-Joseph Rabearivelo, mort à 36 ans, Malgache mäiakovskien, se trouve aux pages 96-97 de la belle anthologie publiée dans la collection “Orphée-La Différence” (Traduit de la nuit, 1990, choix et présentation par Gonzague Raynaud).

Petite webliographie :

 

23:32 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 14 mars 2013

2013 — Neige vierge

Faudet 1.jpg

 

 

    Ton cri a

effrayé les oiseaux,

S'envolant des

arbres dépouillés,

Que l'haleine de

l'hiver a mis à nu.

 

 

Des petits nuages

de buée parlée,

S'échappent des lèvres

d'amoureux perdus,

S'évanouissent entièrement.

 

Genoux gracieux

de froid deviennent bleus,

Dans des draps glacés

d'un blanc étincelant,

Dans un lit

où tombe la neige

tachée de sang.

21:12 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 11 novembre 2012

Tulips – Orientale, I [32]

ORIENTALE

I

 

je t'ai parlé

d'un sourire et tu n'as pas

répondu

ta bouche est pareille à

un accord de musique pourpre

Viens par ici

Ô toi,la vie n'est-elle un sourire?

 

je t'ai parlé avec

un chant et tu

n'as pas écouté

tes yeux sont comme un vase

de silence divin

Viens par ici

Ô toi, la vie n'est-elle un chant?

 

je t'ai

parlé du fond de l'âme et

tu ne t'es pas étonnée

ton âme est pareille à un songe enfermé

dans de blancs parfums

   Viens par ici

Ô toi,la vie n'est-elle amour?

 

Je te parle

avec une épée

et tu te tais

ton sein est comme un tombeau

plus tendre que les fleurs

Viens par ici

Ô toi,l'amour n'est-il la mort?

 

**************

Texte original ici et .

22:02 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 10 novembre 2012

New Poems, 6 [468]

Question:te

souvient-il de quoi que ce

soit d'aussi ennuyeux qu'un anglais

Réponse:de

 

::::::/::::::

09:20 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 09 novembre 2012

73 Poems, 48 [820]

l,e;s:g;r,i;v:e;s

 

se

taisent main-

tenant

 

.dans cette

 

nonintégra

-li-

té argentée

 

rê(est)ve

 

u

ne la

d

 

e lune

09:29 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 08 novembre 2012

1x1 [One Times One], X [550]

 

un homme politique est un trou du cul sur

tous se sont assis oui sauf un homme bien sûr

 

04:40 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 07 novembre 2012

New Poems, 16 [478]

In memoriam André B. (1925-2012)

 

gaffe gaffe gaffe

car car car

est égal à(transparence ou

 

science doit

appâter les lois avec des

étoiles pour attraper des télescopes

 

)pourquoi.

Être c'est

la patience est patiente est(patiemment

 

tous les yeux de ceux dont les

mains écoutent seuls les pêcheurs sont

empêchés par les cathédrales

 

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

! Texte or. : here or there * !

 

(* -> le dernier)

01:10 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 06 novembre 2012

New Poems, 15 [477]

la sécu-

rité économique" est une excu-

se bien cu-

 

rieuse

(furieuse

 

ment en vogue chez les me

rcenaires me

ndiants)pour me

 

ttre le char à cul

devant les noeuds

 

!!!!!!!!!!!!!!!!

Texte original ici ou .

22:25 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 05 novembre 2012

Dial Papers, XVI [982]

devant ta maison je

 

me suis arrêté un instant sous la

pluie,sous le Printemps.

À la fenêtre

rien d'autre que tes mains

 

magnifiquement,

il n'y avait

 

(et l'oiseau vert perché prudemment en haut

d'un geste

me connaissait.)

 

®®®®®®®®®®®®®®®®®®

Texte original ici ®.

Là aussi --- et l'écocritique.


Note pour plus tard : la difficulté qu'il y a à traduire l'adverbe beautifully en anglais. Cela pourrait faire l'objet d'une étude assez complexe, sur corpus.

Note sur ceci : failli traduire le dernier vers « m'a reconnu », c'était plus fort. Mais le texte de Cummings est beaucoup plus ambigu que cela, donc l'imparfait, moins « beau », paraît plus juste. I dearly hope someone will prove me wrong.

15:55 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 04 novembre 2012

Tulips – Amores, I [41]

 

ta frêle voix

Me parvint bondissante sur la ligne

et soudain je me sentis

chanceler

Sous les cris les cahots de fleurs joyeuses

menues sautillantes des flammes à talons hauts

faisaient des courtoisies devant mes yeux

ou scintillant se penchant vers moi

Levèrent les yeux

leur visage adorable et impertinent

je sentis partout sur moi leurs mains ondoyantes

entourbillonné je me retrouvai projeté dans une danse délicieuse

là-haut

Là-haut

en compagnie des majestueuses

pâles étoiles et de la Facétieuse

lune

ma douce

Quelle folie me saisit combien je pleurai en entendant

par-dessus le bruit du temps

par-dessus les marées et la mort

doucement

Bondissante

ta voix

 

//////````↓↓↓↓↓↓

Texte original ::: ici. Et aussi yonder encore. (pas vrai-ment)

22:33 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 03 novembre 2012

is 5, IV, vii [291]

 

le sentiment vient en premier

donc qui prend garde

à la syntaxe des choses

ne t'embrassera jamais vraiment;

 

se comporter vraiment comme un idiot

tandis que le Printemps s'impose au monde

 

mon sang approuve cela,

et les baisers font une destinée meilleure

que la sagesse

ma dame je le jure sur toutes les fleurs.               Ne pleure pas

—le geste le plus fort de mon cerveau est moins

qu'un seul battement de tes paupières,qui dit

 

que nous sommes faits l'un pour l'autre:alors

ris,en te reposant dans mes bras

car la vie n'est pas un paragraphe

 

Et la mort me semble-t-il n'est pas une parenthèse

 

~║~║~║~║~║~║

Texte original ici ~║ ici ~║ici ~║~║lààà ~║~

21:25 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 02 novembre 2012

is 5, XXIV [251]

mon oncle

Daniel a combattu lors de la

guerre civile dans la fanfare et il sait jouer

diaboliquement du triangle)mon

 

oncle Frank n'a très longtemps rien fait d'autre

que de faire voler des cerfs-volants et

lorsque le

fil(ou autre chose)se rompt mon oncle Frank fond

en larmes. Mon oncle Tom

 

tricote a un crâne de poupon celluloïd(mais

 

mon oncle Ed

dont tout

du cou aux pieds est mort

 

sur Brattle Street un chiot

castré le traîne en laisse

 

ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ ƕ 

 

13:47 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 01 novembre 2012

95 Poems, 8 [680]

dominic a

 

une poupée attachée

au radiateur de son

ZOOM DOOM

 

camionàglaceboischarbon un

 

triste petit

pantin

qui avait été enterré

 

la tête en bas dans un tonneau de cendres

 

alors bien sûr dominic

l'a ramené chez

lui

 

& mme dominic lui a lavé sa douce

 

et sale

figure & a réparé

son pantalon déchiré criard(tout comme

 

si lui c'était vraiment elle et qu'

 

elle

en revanche)& donc

c'est comme

 

ça que dominic a une poupée

 

& de temps à autre mon

génial

ami dominic depaola

 

me serre vigoureusement dans ses bras

 

il sait

que je sens

combien

 

nous & mondes

 

sommes

moins vivants

que les poupées & le

 

rêve

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~

Texte original ici et pas forcément ailleurs.

07:30 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 31 octobre 2012

New Poems, III [465]

For Corinne B., on this her birthday.

 

un ballon de foot aux sourcils blancs le

3

ème chef ou je sais plus quoi ne doit pas être

 

de service incoerrant crache côté proue

dan

s l'immensité(sur jadis celui qui

 

sauvagement par un m. rose une verte

mme

attrapé ouvrant lança-t-il horriblement smith

 

cornucopieusement des quoi non identifiables

d

e ce qu'absorbé trop vertigineusement à la

 

========================

05:55 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 30 octobre 2012

1x1 One Times One, XXVIII [568]

 

qu'il vente pleuve

sam a fait

de son meilleur

jusqu'à finir sous terre

 

:sam était un homme

 

aussi solide qu'un pont

aussi coriace qu'un ours

plus preste qu'une belette

comment qu'on peut

 

(soleil ou qu'il neige)

 

finir comme ça

pareils les rois

dont on cause livres

c'est un engoulevent

 

qui chante sur lui

 

cœur gros comme ça

le monde pas carré

où le diable a sa place

comme ses anges

 

parfaitement

 

ce qui est préférable

ce qu'il vaut mieux pas

ce qui est dégordi

dégordi dégordi

 

(personne ne le saura)

 

sam était un homme

qui a souri à plein sourire

fait son boulot

fini son trou.

 

Repose-toi

 

*************************

Texte original ici et .

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lundi, 29 octobre 2012

73 Poems, 9 [781]

 

le présent est un navire

 

dont le capitaine suis-je

sort du sommeil vire

 

vogue vers les songes

 

¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨

Le quatrain original ici ou .

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dimanche, 28 octobre 2012

73 Poems, 3 [775]

chercheur de vérité

 

ne suis aucun sentier

tous les sentiers mènent là

 

où se trouve la

 

vérité

 

/: ######## :/

Texte original ici, , ailleurs et puis .

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samedi, 27 octobre 2012

73 Poems, 59 [831]

qui est cette

grac

ieuse

mademoiselle

 

le d

e son

être lu

min

      eux

une très(un

 

si un

  murm

ure un où

une cach

ette)timide

 

métap

ho

   re

?la lune

 

 ◄◄◄↕►►►

Les vers 4 et 19 sont en français dans le texte. 

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