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vendredi, 03 novembre 2006
Rue Saint-Stéphane

Tout ce que l'on peut encore écrire, c'est du vent, c'est-à-dire quelque chose de très beau, un souffle qui n'a jamais le même sens, ni les mêmes sonorités.
Pourtant, il n'était pas séduit par la Symphonie n° 3 op. 42 d'Albert Roussel, dont le Vivace au moins ne s'encombrait pas de subtilités. L'Adagio n'en était pas vraiment un, et c'était peut-être là que résidait le mystère, la plus grande force de cette musique.
Pendant ce temps-là, des fils métalliques rouillaient aux façades de grès, et on emportait par la force des souvenirs brûlants de cette journée d'été passée à Saint-Léonard de Noblat. Toute aube chose, ce serait encore du vent.
16:55 Publié dans MUS, Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0)
... soirs où je suis...
Kilomètres de béton (les yeux,
navrés, s'en souviennent)
ornements douteux d'art flamand
kleptomanes de tous côtés
kyrielles de calculateurs
Embourbé dans l'océan
le
Zézaiement ondoyant des vagues
oscillant sous la pleine lune
urnes de souvenirs Défunts
terrassés par le bitume
Embourbés dans les ossements
11:25 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie
Amaryllis granité

Huit jours, soit le temps d'une glaciation. Je ne prends pas d'anisette avec mon amaryllis. Les murs ont des oreilles.
... 25 octobre ...

... 2 novembre ...
Cette nuit, il a peut-être pris un méchant coup de gel. Les kakis, dans le garage, mûrissent gentiment, lentement, et je songe que Madame de Véhesse, la reine des amaryllis en quelque sorte, a peut-être laissé passer (ce qui ne lui est aucunement reproché) une note à l'unisson qui lui était principalement destinée.
(Cela dit, de mon côté, je ne réponds pas aux commentaires, en l'espèce parce que je n'ai pas de réponse.)
Ah, la voix de son maître (en double stéréo) !
10:53 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Littérature
Doux rêvant d'automne
Y a des troncs qui se fendent
Y a des fronts qui se tendent
Et toi ta barque crisse
Tu geins sous ton fardeau
Tes seins sont des aimants
Tu ris de l'âme qui rêve
08:18 Publié dans Xénides | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Poésie

