vendredi, 24 juillet 2026
Un juste
Ce soir, j’ai achevé la lecture du livre I, « Un juste » (pp. 5-61 du Pléiade) et commencé le livre II de la première partie : l’errance du forçat dans les rues de Digne où tout le monde, même le molosse, le rejette, c’est d’une beauté !
Pour en revenir au livre I – Adolescent, je n’avais peut-être pas saisi pourquoi Hugo place, en frontispice de son roman, ce long portrait d’un personnage qui disparaît dès qu’il fait don de son hospitalité et de ses chandeliers d’argent à Jean Valjean. Bien sûr, la figure de M. Myriel permet d’articuler toute la fin du 18e siècle, la Révolution et l’Empire, avec l’histoire sociale du 19e siècle, mais le plus important est de situer le roman sous l’égide de ce grand homme simple et bon, dont la théologie s’exprime en pratique et qui rappelle de façon aiguë le vrai message du Christ. Le vœu de pauvreté est ce qui souligne le rejet de l’indigence organisée.
Hugo s’est appuyé sur un personnage réel, Mgr de Miollis, qu’il a beaucoup romancé sans doute, mais ce qui vient suggérer l'hypothèse référentielle sans même consulter l'appareil critique, c’est qu’il lui reproche son antibonapartisme (p. 52). Soit dit en passant, la fixette de Hugo sur Napoléon et son antithèse entre le grand despote et « le petit » font partie des rares choses qui m’échappent totalement chez lui.
23:23 Publié dans « En relisant Les Misérables » | Lien permanent | Commentaires (0)


Écrire un commentaire