dimanche, 30 août 2026
Vaste
« Je porte ma vaste veste aux poches profondes, elle est légère et discrète et masque ma silhouette. »
(Phoebe H. C. Le livre des souterrains, p. 46)
Il y a quelques mois, j’ai lu – et j’en ai parlé trop vite, comme toujours, en vidéo – Plak de Charlène Dinhut, qui travaille ce même matériau, d’une communauté de femmes, de gaspardes, organisées à vivre entièrement dans le sous-sol. Pendant la canicule aussi, celleux qui l’ont pu se sont terré·es.
Le dernier Vila-Matas, fini hier, évoque le dernier récit inachevé de Kafka, “Der Bau”, dont j’ai pu vérifier que je l’avais dans mon intégrale Suhrkamp. Mais la fabrique n’est pas, littéralement, le terrier de la traduction française d’usage.
Je perds ma vaste phrase aux subordonnées secrètes, qui sont pesantes sans masquer mon labeur.
09:34 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (0)


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