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vendredi, 06 mai 2011
En l'absence de babysitter
Elle est au théâtre. Pas moi. Nous sommes un peu vieux pour nous faire des scènes.
22:36 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 03 mai 2011
Ceux de 14 STOP Tastet introuvable STOP
J'ai beau lire en accéléré tout le fort volume Ceux de 14, je ne retrouve pas ce lieutenant ou ce capitaine Tastet dont on nous a parlé. Au demeurant, je découvre plusieurs très belles pages, une langue classique pour l'époque, sans doute, mais très attentive aux inflexions. La dédicace de Nuits de guerre me rappelle le monument aux morts de la rue d'Ulm.
Si je voulais écrire un texte autour de l'abus des circonflexes, je tiens une phrase remarquable, c'est au chapitre 8 de Nuits de guerre :
Une aube livide glisse entre les fûts des hêtres dont l'écorce grise se marbre de suintements verdâtres.
Plus énigmatique, hors contexte (c'est au chapitre 7 de La Boue) :
Jacazzi, seigneur nocturne des Eparges, a promené sa lampe électrique des charpentes calcinées aux pierres moisies des caves.
06:35 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (1)
lundi, 02 mai 2011
Gyubal Velleÿtar, de Stanislaw Witkiewicz
Hier soir, quelques heures avant l’opération militaire qui a permis de « libérer le monde » d’Osama bin Laden (ce que d’aucuns semblent interpréter comme la fin, ou du moins la mise à mal, du terrorisme international), je lisais l’acte I de Gyubal Velleÿtar. Ce matin, je poursuis avec l’acte II, quelques heures à peine après que le cadavre de n’ennemi public n°1 ait été « enterré en mer » (largué ? amerri ? inhumarré ?) – procédure, qui garantit, je pense, des soupçons sur sa mort pour les années à venir, et des pèlerinages soit sur le lieu où il avait trouvé refuge, se planquait, soit à un point donné de la côte d’où fidèles et forcenés jugeront qu’ils sont le plus proches de la dépouille d’Osama le martyr.
Pour en revenir à Gyubal Velleÿtar, il s’agit d’une pièce frappante – un peu comme si (je poursuis le name-dropping acharné commencé hier dans le dialogue noir) Aristophane ressuscitait et croisait la route d’Alfred Jarry. Arturo Ui a pâle figure après cela. Il s’est décidément passé quelque chose de fondamental, du point de vue du langage, et du langage poétique singulièrement, entre 1910 et 1930 (pour faire bref).
« Je voudrais forger un formidable château de porphyre, et comme matériau je n’ai qu’une bouillie de tripes bourbeuses. »
Pourquoi cette langue, outrancière et dramatique, dans cette pièce écrite en 1921, me fait-elle penser à la langue si peu romanesque de Perrudja ?
11:11 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (0)
Salle 413
Distribue des intercalaires à quatre jeunes filles – dans la cohue. Lance un cube de sucre par la fenêtre. Le morceau de sucre tombe au sol, quinze mètres plus bas, dans l’allée, sous les platanes. Circonstances atténuantes : il s’ennuie. Relit les textes de Robyn Davidson, Mark Tredinnick, Ashley Hay, Alexis Wright. Voudrait animer un séminaire sur postcolonial et écocritique, ou traduire cette anthologie, si du moins ça intéressait un éditeur. S’ennuie à peine, voudrait ramener le morceau de sucre par la seule force de sa pensée. Wishful thinking.
10:33 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

