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dimanche, 24 mars 2013
dit du quatuor
libellules humeurs lancinances
envols océans hellesponts
tourbes lancinances envols
détours guides libellules
traques bardas douceurs fenêtres
guides tourbes détours bardas
fenêtres zéphyrs océans
flammes zéphyrs envols douceurs
lettres fenêtres tessons
humeurs douceurs océans guides
flammes tessons
zéphyrs envols feux libellules
09:39 Publié dans Douzains d'aise | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 23 mars 2013
Springfield
Mal rasé, rougeaud, bien hideux,
Cadré par le cintre en moumoute —
Ce pull en lambswool me les broute :
Je l'achèterai si je veux.
Dans la cabine, je filoute
À tenter le pantalon bleu
Ou le jean's jaune, hasardeux
Pour draguer à Knokke-le-Zoute.
Tirant le rideau, non sans lutte,
Je remarque une anacoluthe
Dans le premier quatrain ; je sue,
Chaussures vertes et jean's tomate,
À ravauder fil et tissu
De ce poème en carapate.

08:23 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 22 mars 2013
Nombres inronds
Si je ne me trompe pas dans mes calculs, le sonnet sur la Ninoxe bariolée était le cinq millième billet en cumulant les deux carnétoiles principaux, Touraine sereine et celui-ci. À la minute où j'écris ces lignes, je viens de me rendre compte que les 2030 textes publiés ici et les 2974 textes mis là en ligne, ce seuil symbolique avait été franchi tout récemment, et de peu.
J'ai donc raté, de quelques heures, une conjonction consciente – ce qui est sans importance aucune. Il faut avouer que, comme souvent avec ma polygraphie bipolaire, à la jachère a succédé la frénésie. On ne le dirait pas, mais j'ai passé une grande partie de ma soirée d'hier à traduire plusieurs pages des Jeux d'oiseaux dans un ciel vide, et de cette matinée à lire des articles sur les nombres narcissiques. Les impairs sont ceux qui ont les propriétés les plus fascinantes, en soi déjà parce que ce sont des impairs.
Les nouveaux projets me font bien marrer, je me marre tout seul, c'est déjà ça, et même s'ils accentuent le plantage des anciens en souffrance.
Même la nuit, le chemin pas effacé.
11:22 Publié dans Fièvre de nombres, YYY | Lien permanent | Commentaires (1)
Marque le pas
Sur cette terre âpre,
Où le pas ne foule pas
La cendre hors de l'âtre,
Marque le pas.
.
10:51 Publié dans Souvenirs pârïsîens | Lien permanent | Commentaires (0)
La Valse des carabosses
Je ne suis pas « pété de tunes » ;
Je te défends de dire ça,
Ou alors, pareil au fossa,
Je hurlerai tant à la lune
Et au soleil qu’une bossa
Nova que l’on danse à Béthune
Ou dans un lieu gai (tiens : la Hune)
Te poursuivra. Carabosse a
Plus d’un tour dans son sac, de l’or
À foison. Toi, dans le décor,
Mon pauvre ami, tu fais la pieuvre,
Et nous valsons — de nos Rolex
L’éclat éclaire les chefs-d’œuvre.
Va-t-en sur ton vélo-solex !
.
09:11 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 21 mars 2013
La Ninoxe bariolée
— We were hugging the coast of New Ireland when, rather to our surprise, a group of low islands, one of them conspicuous from a solitary tree standing out in bold relief on it, hove in sight. — W.D. PITCAIRN
D'une syntaxe affriolée,
Toujours féru d'octosyllabe,
Je veux, stercoraire ni labbe,
Que la Ninoxe bariolée
Ici nous ouvre la cabale,
Avant son plumage moiré
Qu'il nous enivre de poiré
Servi à même la timbale :
La Strige de Nouvelle-Irlande
N'est, au poème, une guirlande,
Mais un alcool des plus puissants.
Au lendemain de l'équinoxe,
Ma lyre prendra les accents
Jaunes pentus de la Ninoxe.
23:23 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
Auprès d'avoir
Tout ce temps qu'on abandonne, qu'on ne reprend pour rien,
on le passe en quoi
en acrostiches
en fumerolles de rien
Ton ombre s'agace d'être pâle
et dans le jardin fondu au noir
Tes jambes lourdes te terrassent
le monde à l'envers
tête tombe
Tout le temps que tu bombes
le torse, radicelles poussées
phrases émoussées
Rien que fumerolles
22:59 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 20 mars 2013
Boulanger des épluchures
Paha hänet ehkä sittenkin olisi perinyt, jos lamppu olisi särkynyt
Le boulanger parle de leur refuser crédit
he sprang roaring at my tree and snapped and shook
des épluchures de navets ou des cosses de petits pois
la conoscenza nuda e cruda della rovina in cui eravamo piombati
11:41 Publié dans lignes|coupures | Lien permanent | Commentaires (0)
2025 - Lys orangés
Tu assouvis les térébinthes
Mon pauvre tricholome équestre
Tu te cognes contre les plinthes
Et empoisonnes les bourgmestres
Et sur tous les sentiers pédestres
Foulés par les buveurs d'absinthe
Des spores que tu ne séquestres
On entrevoit les labyrinthes
Un monde étouffe entre tes rails
On en admire les camails
Avec le temps qui s'enchevêtre
Autour des troncs sur les sentiers
Pédestres, les nombres entiers
Égaient le spectre de l'ancêtre
08:09 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 19 mars 2013
F = Frise
Stupeur dans les rimes, un creux de vague nous désempare. On zézaie peut-être un peu trop, ici on force la note. Ton étonnement me stupéfie, oui, c'est cela qui me défrise.
08:11 Publié dans En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 18 mars 2013
Mater dolorosa
La branche sciée du cognassier
tremble sous la grêle
¨ ¨ ¨ ¨ ¨ ¨
Sur les trottoirs les trémas blancs
chantent dansent à tire-d’ailes
oiseaux de ce printemps
qui ne viendra jamais
comme s’enfuit la sève à la branche coupée
16:44 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Do de ma clarinette
Hier, je jouais aux dominos avec mon fils cadet. — The Bottoms consisted of six blocks of miners' dwellings, two rows of three, like the dots on a blank-six domino, and twelve houses in a block.
Je ne veux pas consulter les dictionnaires, aucun dictionnaire.
I only gave a tug / At the goddam bonding lug — Est-ce un texte à faire tomber les masques ?
Comme il avait disjoncté, et comme son père lui disait plaisamment qu'il était raisonnable de péter les plombs, il installa le nouveau luminaire, à la lueur de la lune, et d'une lampe-torche. — Entre un domino noir qui traverse lentement la terrasse au fond. Après une attaque au double 4 lors de la cinquième partie, on se retrouva avec une alternative 4/5 après la troisième tuile, ce qui m'obligea à piocher.
Et après cela, surtout, on ne peut envisager qu'une porte de sortie : publier ce texte follement ficelé, dans chaque carnétoile, à chacun son recueil, et rien ne sert de rappeler que, bosse de la terre, affichée sur un mur, le zébu rumine.
09:01 Publié dans Pêle-mêle | Lien permanent | Commentaires (0)

