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dimanche, 17 mars 2013
Zébu (J.-J. Rabearivelo), traduction anglaise
Traduction Guillaume Cingal
ZEBU
Stooping like the cities of Imerina
in full view on the hills
or carved directly on the rocks –
hunchbacked like the gables
which the moon sculpts on the ground,
here comes the vigorous bull
purple like the colour of his blood.
He has drunk at the edge of rivers,
grazed on cacti and lilacs –
here he kneels in front of cassava
still heavy with earth's perfume,
and in front of balls of rice
that stink of sun and shade.
Evening has dug everywhere with its spade,
and there is no more horizon.
The bull sees a desert spreading
to the borders of the night.
His horns are like a crescent
rising upwards.
Desert, o desert,
desert in front of the vigorous bull
who, wandering, got lost with nightfall
into the realm of silence,
what is it you're conjuring up in your half-sleep ?
Is it the likes of his that have no hump
and are red like the dirt
which flies up under their hooves,
they who are the masters of uninhabited lands ?
Or is it his forefathers, fattened by peasants
who walked them to town, adorned with ripe oranges,
to have them slaughtered in honour of the King ?
He leaps and lows,
he who shall die without glory,
then, meanwhile, he gets back to sleep
and looks like a hump of the ground.
« Zébu », le poème original de l'immense poète Jean-Joseph Rabearivelo, mort à 36 ans, Malgache mäiakovskien, se trouve aux pages 96-97 de la belle anthologie publiée dans la collection “Orphée-La Différence” (Traduit de la nuit, 1990, choix et présentation par Gonzague Raynaud).
Petite webliographie :
- Présentation du tome 1 des Oeuvres complètes
- Extraits, avec version malgache
- Le texte intégral du recueil Presque-Songes (dont “Zébu”)
- recension en anglais d'une traduction anglaise à laquelle je n'ai pas eu accès (Joel Calahan) — Il en existe une autre, de 1975, parue chez Heinemann, et à laquelle je n'ai pas eu accès non plus (ce serait plus aisé, je pense).
- un article de Serge Meitinger
- un article de Jean-Louis Joubert
23:32 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)
dit de la bisque
# 2020
tarasque presque texte
barrique offre bourrasque
bisque de fresque masque
coffre d'un bloc de presque
matelot sec mollusque
étonné d'une bisque
texte barrique risque
coffre la fresque offusque
truc textuel les frasques
offrent traquent l'attaque
barrique ou bien baraque
offusquent les bourrasques
10:56 Publié dans Aujourd'hier, Douzains d'aise | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 16 mars 2013
22/28
Judo. Ballan- Miré.
Ennui dans le gymnase.
L'hiver a empiré
Jigoro, l'autre nase.
20:03 Publié dans Quatrains d'Aoustrille | Lien permanent | Commentaires (1)
Cicéron Vuitton
Cicéron, qui va sur ses dix-huit ans et vient de
Il était très désagréable et après chaque grimace il
Aproxima-se : pertencer ao horizonte é ja contacto,
À quoi puis-je reconnaître ce qui me lie
if you've ever marched into Vuitton with a
Clément Rosset Noyé Nathalie Léger Supplément José Bento Silabario Emmanuel Régniez L'ABC Barthelme Guilty pages 63 ou 16 16 mars
09:55 Publié dans lignes|coupures | Lien permanent | Commentaires (0)
dit du hiatus
parcimonie tréma cacochyme
histrions boulevards passades
cacochyme hiatus promenade
chapelle avec parcimonie
mater hiatus tréma
historier trémas dans hiatus
boulevards chapelle cacochyme
passades mater historiettes
assauts berceaux hiatus pommades
trémas sur angles boues assauts
boues historiées mater berceaux
passer les promenades promener des passades
04:24 Publié dans Douzains d'aise | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 15 mars 2013
15/20
Muré. Festif. Tonnerre.
Navrant ; naze ; navet.
De légumes sous terre
Un orbite. Un ave.
21:21 Publié dans Aujourd'hier, Quatrains d'Aoustrille | Lien permanent | Commentaires (0)
La Mangeuse d'opium
– Tu joues du hautbois ?
– Nan.
– Tu aspires des fourmis avec une paille ?
– Nan.
– Tu sais que les Amerloques seront assez débiles pour donner un sens absurde à Caucasian ?
– Nan.
– Tu me prêtes ta robe de chambre ? elle est belle...
– Nan.
– Tu sais, le bâton de majorette, ça ne se tient pas comme ça.
– Eh non.
– Tant pis, je renance.
18:18 Publié dans Aujourd'hier, J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0)
dit de glace
barbote clapotis tiare
destinées glaciales passées
wassingue neigeuse barbote
fomec fomenter la wassingue
clapote garage cambouis
tambours ailleurs avalés phares
neige avale passé garage
forme la neige la fomente
cambiste lampe amour glacial
billets doux fomec sous le masque
wassingue de cambouis cambiste
à tiare la lampe barbote
08:11 Publié dans Aujourd'hier, Douzains d'aise | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 14 mars 2013
2013 — Neige vierge
Ton cri a
effrayé les oiseaux,
S'envolant des
arbres dépouillés,
Que l'haleine de
l'hiver a mis à nu.
Des petits nuages
de buée parlée,
S'échappent des lèvres
d'amoureux perdus,
S'évanouissent entièrement.
Genoux gracieux
de froid deviennent bleus,
Dans des draps glacés
d'un blanc étincelant,
Dans un lit
où tombe la neige
tachée de sang.
21:12 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)
Du banyan
Il ne m'en faut pas beaucoup. Je sais. Mais bon, il a suffi de lire, inopinément, le texte du haka, pour que me saisisse l'envie de relire Leaves of the Banyan Tree, un magnifique roman de formation. Et d'avoir (de prendre) enfin le temps de lire les autres textes d'Albert Wendt. Par ailleurs, je découvre qu'il a fini par être publié, traduit par mon ancien directeur de thèse d'ailleurs... publié en français en 2009... et déjà épuisé...
11:33 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 13 mars 2013
Un moment de chaleur
Pendant la séance d’éveil musical de mon fils cadet, le collègue professeur de mathématiques avec qui je discute souvent me prête son exemplaire d’une pièce de David Auburn, Proof. Je traduis, non sans m’arracher les sourcils, un beau poème de Cynthia Atkins, avant de m’attaquer à ceux de Red Shuttleworth. Hier, j’ai enfin découvert l’œuvre poétique de Jaime Siles, et j’ai relu la première partie des Vases communicants (ce qui ne manque pas de faire remonter de nombreux souvenirs).
Mon fils aîné m’apprend des choses sur les guerres puniques (j’ai toujours été notoirement nul en histoire ancienne), et le cadet, quand il n’est pas happé par les Pokemon ou les vignettes de rugby Panini, me demande de lui lire son livre sur le judo (je suis notoirement incompétent en sport et en japonais).
Hier, un collègue m’écrit et, au passage, se plaint encore et toujours de la nullité des étudiants, mais moi, je viens, le même jour, de m’ajouter encore une charge de travail pour pallier la lâcheté fainéante d’un autre collègue, et d’assurer un cours de traduction en Master, avec ce qui me semble la meilleure promotion de M1 qu’on ait eue depuis longtemps.
Je ne dis pas tout, ceci n’est pas un journal intime, mais je comprends, en écrivant ces trois paragraphes, et si besoin était, pourquoi j’aime ma vie.
11:48 Publié dans Narines enfarinées, YYY | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 12 mars 2013
Schweppes aux agrumes (555/672)
Brouhaha, et obscurité dans les couloirs, alors que dehors il fait si beau, un ciel si lumineux. Je choisis une canette de Schweppes aux agrumes, et aussi un cacao corsé – le boire tandis que la boisson gazeuse tiédit un peu, ce n’est pas la saison des glaçures. Fenêtre ouverte, étouffe en 44, le soleil donne à plein sur les grandes baies vitrées. Bonheur du brouhaha, joie d’avoir chaud. Humeur et saison d’écriture tous azimuts, donc le clavier affecte parataxe et même abuserait presque d’anacoluthes. Il paraît que le gel, la neige vont revenir nous casser les pattes, rafraîchir nos ardeurs, en attendant c’est le printemps, ou presque, on ne boude pas sa joie.
05:55 Publié dans Aujourd'hier, B x A | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 11 mars 2013
L’Excavation du totem (version 410/500)
En ouvrant les rideaux métalliques, il s’assura qu’il n’y avait personne, voulut prendre en photo le trou laissé, dans la terre du quad, par l’excavation du triple totem de Nico Nu, mais, toutes fenêtres bloquées (pourquoi donc ?), à travers la vitre, avec le reflet, la photo, bien sûr, ne donna rien. Repensant à l’excavation du triple totem la semaine passée, il revint au 44, n’ayant rien trouvé dans son casier. Au passage, il reprit une photo de l’Olympia, avant de composer un quatrain.
21:53 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (0)
L’Excavation du totem (version 377/454)
Ouvrant les rideaux métalliques, il n’y avait personne, veut prendre en photo le trou laissé, dans la terre du quad, par l’excavation du triple totem de Nico Nu, toutes les fenêtres sont bloquées, et à travers la vitre, avec le reflet, la photo, bien sûr, ne donne rien. Repensant à l’excavation du triple totem la semaine précédente, revient à son bureau, pas de courrier dans son casier. Voyant l’Olympia, la reprend en photo, va composer un quatrain.
10:11 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (0)
L’Excavation du totem (version 1085/1295)
Ouvre les rideaux métalliques de cet assez vaste espace où trônait naguère, et même jadis, une photocopieuse, et que choisissent de hanter désormais des grappes (/des groupes) d’étudiants, assis par terre le netbook sur les genoux, profitant de la proximité des prises électriques, tant il est vrai qu’un ordinateur portable ne peut fonctionner sans une batterie un tant soit peu rechargée. Là, à cette heure très matinale, il n’y avait personne. Ouvre les rideaux métalliques, veut prendre en photo le trou laissé, dans la terre du quad, par l’excavation du triple totem de Nico Nu (c’était mardi, Céline l’avait signalé, un épisode héroï-comique if ever there was one), avant de s’apercevoir que toutes les fenêtres sont bloquées, sans doute pour empêcher les suicides : on est au rez-de-chaussée, le dénivelé est de quatre-vingts centimètres. À travers la vitre, avec le reflet du smartphone, la photo, bien sûr, ne donne rien. Passe aux toilettes, repense à l’excavation du triple totem la semaine précédente, revient à son bureau, non sans vérifier tout d’abord qu’il n’y a pas (il n’y en a pas) de courrier dans son casier (de poste escargot dans son trou de pigeon). Voyant l’Olympia, la reprend en photo, va composer un quatrain. (L’a composé déjà naguère.) Met anglicismes en italiques.
09:15 Publié dans 1295 | Lien permanent | Commentaires (0)
On a retrouvé le livre égaré
Et donc plaid jaune, cadre avec chimères, visage semi-caché,
un lecteur poilu comme un grizzly.
06:00 Publié dans Brille de mille yeux, Ex abrupto, MAS | Lien permanent | Commentaires (2)




