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dimanche, 14 avril 2013

Les Nombres premiers

Manifestation unitaire, cortège Universités. Tours, 19.03.2009. Enigmatique.

14:00 Publié dans Fièvre de nombres | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 12 avril 2013

Symétriques. Lignes

    Entre-temps, le feu sera passé au rouge.

(Depuis le début de l'année (scolaire), je « coupe » par le parking d'Auchan, et, en roulant lentement, même parfois en étant bloqué momentanément par quelque client qui gare sa caisse, je « gratte » neuf fois sur dix les gens qui se seraient trouvés devant moi au feu, puis, parfois même, m'auraient fait rater le tourne-à-droite vert sur la rue Marie et Pierre Curie.)

J'ai toujours eu une certaine affection pour le futur antérieur, corollaire possible du passé surcomposé, associé à tout jamais dans ma pensée (et dans ma parole) à mon grand-père maternel. Le feu sera passé au rouge. Et moi, j'aurai gratté des lignes. Symétriques.

08:54 Publié dans Ex abrupto, YYY | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 11 avril 2013

Saissac III

Saissac (Aude), vendredi 22 juillet 2011.    Une hirondelle, c'est dur à avaler. Une ombre de chauve-souris au-dessus des fissures, pire encore. Franchement, vous n'avez rien d'autre à faire, éboueurs, qu'éventrer ces trottoirs en bâche noire que crève la pluie grise ?

11:16 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 10 avril 2013

Ruines de la garde

Château de Lagarde (Ariège), 18 juillet 2011    Le ciel de juillet, cette année-là à l'ouest du Languedoc, était très lourd, souvent fuligineux, à faire fuir même les pétrels. Je me rappelle ce retour au gîte, par des routes départementales de campagne, entre des collines boisées de hangars en tôle, à attendre quel improbable miracle ? Nous avions contourné le village pour avoir cette vue de ruines inattendues, même pas signalées par la carte. La topographie des nuages ne change pas si aisément.

07:57 Publié dans Brille de mille yeux, Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 09 avril 2013

Serpent-lune

Détail, Francesco Marmitta. "La Vierge et l'Enfant entourés de saint Benoît et de saint Quentin, et de deux anges", circa 1500-1505. Musée du Louvre, Paris, 18 octobre 2009.

 

    dans ce purin d'idéaux

beauté des formes Caducées Un songe de terrible ardeur

terreur aux brisants de la mode

un détail au fond des paupières

nous oublie

au revoir

pour jamais

21:33 Publié dans Brille de mille yeux, Unissons | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 08 avril 2013

Enculer, pourlécher

    Dans ta main droite, dont le creux renfermait une poignée de graines de couleur ocre, grise ou jaune, ce furent bientôt neuf perruches qui s’activaient, te chatouillant : contrairement à tes fils, tu n’avais pas de gants — contrairement à ton épouse, ta posture perruches dans la main n’a pas été immortalisée par JPG. Il y avait notamment, dans la nuée de perruches vives et quasi-microscopiques peuplant cette grande volière, bon nombre de perruches ondulées, plumets bleus aux joues, zébrures noires sur le jaune de la nuque. Curieux, le temps qu’il m’aura fallu pour commencer à m’intéresser aux oiseaux dits « exotiques », justement parce que, connaissant mieux les oiseaux d’Europe, et voyant quels dangers ils couraient, je m’offusquais de voir que le commun des mortels s’intéressait surtout aux colibris, coryllis, colifichets. Neuf oiseaux dans la main, un test cognitif remonte à la surface.

 

Vint le temps du poème irrationnel (et non absurde, je tiens beaucoup à cette distinction) :

Nue de pourlécher

Rondeur épluchée.

Découpler un hère

Du pore herculéen.

Lourdeur penchée

Penduler, échouer.

Oh, enculer éperdu

Peu crédule héron.

 

09:14 Publié dans Répétitions | Lien permanent | Commentaires (0)