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dimanche, 07 avril 2013
Urana
Il est avéré qu'il fait tout à l'envers — écrire un premier texte sur un oiseau qu'il n'avait jamais vu, et, le jour où enfin il voit un spécimen de cet oiseau océanien, prendre plusieurs photographies d'un autre, beaucoup plus communément répandu dans les parcs zoologiques européens.
Et donc : répétition générale pour une reprise des travaux.
Et donc : dormir par terre, en lorgnant le bec et les zébrures autour des yeux de l'Ara araurana (la seule chose qui l'intéresse étant le peu de plumage totalement non coloré de ce superbe volatile).
11:39 Publié dans Brille de mille yeux, Répétitions | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 06 avril 2013
91/111
Et tu prendras ton épitaphe, ça ne traînera pas même lutte partout, une vigie d’une nuit en haut du trois-mâts.
15:31 Publié dans B x A, Ex abrupto, YYY | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 05 avril 2013
1413
Tout sera violence :
un peu de frais dans le silence
terrible avril
consterné par la pestilence
un mois viril
nous dit-on, creusé par l’absence
la puissance du grésil
à l’aube de l’indécence
poème puéril
la phrase vous distance
tout vous semble jactance
vaine, pas la moindre transe
tout mot empreint de violence
épris dans son insolence
de quelque nuageuse turbulence
(Cosette tient l’anse —
Jean Valjean tient la distance)
L’avion, en partance,
ne tient qu’à un fil
le langage civil
poli par accoutumance
pour tout péril
« au nom de la France »
(bombez le nombril)
France rime avec souffrance
rance
et endurance
(peut-être avec intolérance)
ne dites pas de mal d’avril
de son silence
douce violence
à tout prendre à mesure qu’émerge la cadence
voici donc notre danse
— d’abord la jouissance
et puis la naissance —
sur le pont Mirabeau l’inconnu poursuivait son errance
j'ai traduit en avril
mon propre regard tenu à distance
inversion sur l’ombre présente
et le poème criblé de rimes agaçantes
mettre en péril
ce qui avant nous enchante
et revient, délivrance
des jours trop lourds voués à la désespérance
tu te souvenais de Talence
silence creusé par avril
à la moindre discordance
Cosette encore tenait l’anse
Newton brisait le silence
à faire exploser le fournil
Tout alors sera une offense
aux codes pompeux de la bienséance
… … … … la chance
21:03 Publié dans Corbeilles de Bourges | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 04 avril 2013
a season in hell (version française)
une saison en enfer un printemps paradisiaque – le cerveau éclaté par des foutaises
aucune raison (seul dans ta coquille) de désirer la belle Gervaise.
Rien de pire qu’un poème d’amour (comment peut-on écrire un truc
pareil ? La seule pensée suffit à ce qu’on) se transforme en
statue de sel... « Oprah, les opéras, fini pour moi » — c’est le bel canto qui te guide
si tu n’y prends garde (au compte-gouttes), si tu joues les blasés (une pour la route !),
ou si tu es poète. Laisse donc Gervaise se limer la fraise !
Un nouvel essai d'autotraduction. Le poème anglais original, écrit et publié hier, se trouve ICI.
Cherchant des synonymes de se masturber, j'ai constaté qu'il en existait fort peu pour la masturbation féminine — je vous suggère toutefois le Wiktionnaire ou le forum Yahoo, assez savoureux.
10:21 Publié dans Darts on a slate, Self-Be/Portrayal | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 03 avril 2013
Schmidt/Schmitt
Le jour même où Valérie me recommandait la lecture d'Arno Schmidt – autour de qui je tourne depuis plusieurs années, comme ça, de loin –, j'avais emprunté, à la médiathèque, un enregistrement du quintette avec piano de Florent Schmitt, que j'écoute en ce moment pour la troisième fois : de magnifiques moments, une tonalité globalement languissante. Après tout, pourquoi faudrait-il que languissant soit nécessairement péjoratif ? N'aime-t-on pas Verlaine ?
À mon étonnement, la bibliothèque universitaire possède plusieurs ouvrages d'Arno Schmidt en traduction, aucun en allemand. Au moment où la Présidence décide de couper un peu plus le robinet, en tranchant le cou des études d'allemand, cela me semble être un symbole frappant, y compris de l'absence totale d'engagement des collègues germanistes depuis plusieurs années. Comme par hasard, ceux qui n'ont jamais fait acheter de livres d'Arno Schmidt en allemand (ce qui témoigne, je suis bien placé pour le savoir, d'une absence de travail avec les conservateurs) sont ceux qui ne passent à Tours que quelques heures par semaine, ne viennent jamais informer les lycéens sur leurs Licences dans les Salons et Journées Portes Ouvertes... et dont les effectifs sont tombés si bas que leur Licence n'ouvrira plus. Faut-il s'en étonner ?
08:58 Publié dans MUS, Narines enfarinées, Unissons | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 02 avril 2013
“Langage tangage”
Hier, au zoo, le tenrec
— Je n'en avais jamais vu,
Ni d'aucun regard griffu
Directement, indirec-
Tement, ni dans la confu-
Sion d'un épisode grec
Mal reproduit (touche REC,
Tant commis-tu de bévues!) —
Se blottissait contre la
Vitre, pacha ou prélat
De quelque culte trompeur.
Spay n'est pas Madagascar,
Et, pas quitte pour la peur,
La vitre masque le lascar.
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15:34 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)


