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dimanche, 05 mai 2013
?
Que faire, si l’on a raté l’éducation de ses enfants – ou, en tout cas, anéanti par petites touches tout rapport serein avec eux –, si on a probablement bousillé sa vie de couple (la réponse étant difficile à connaître avec certitude) et si l’on a fait de sa vie professionnelle une sorte de tiède fiasco sans aucun avenir, et si, au bord de publier l’ultime onagre, on n’a plus envie de rien, sauf de trivialités (et tout le reste est…) ?
La réponse est aisée, le geste est difficile.
18:18 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 04 mai 2013
Enjambées (73Ҩ437)
Ah, on a ressorti le vitriol. Quatre kilomètres jusqu'à l'Europe et retour, puis deux jusqu'à Ronsard et retour, polo orange, chemise bleue, au matin vieilles godasses qui ont souffert dans la boue à Pâques et l'après-midi souliers bleus en daim (ce qui semble plus approprié que “souliers en daim bleu”). Tomber des nues sans jamais conjuguer un verbe, ou presque. Il sait ce que je veux dire. Je connais ce qu'elle désirait comprendre.
17:39 Publié dans ABC*ACB | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 03 mai 2013
Course à la cocarde
La commune de Laguiole veut récupérer la propriété intellectuelle et industrielle du nom. Avoir oublié le couteau de Sauternes près du lave-linge avant de quitter Hagetmau est la moindre de mes bévues. On n'a pas idée, d'élever son vin en fûts de hêtre. Le ministre s'est pointé freestyle avec des néologismes, des concepts du même tonneau. (Cependant, une jolie fille nue chantait La Maison près de la fontaine.) Le marquis s'arrêta dans le hameau pour y faire referrer son cheval. « M'en vais l' soigner, son foutu canasson...! »
Et le lecteur roula des cocards presque aussi gros qu'un cul presque comme la porte d'Aix.
14:08 Publié dans Dimanche pleurera | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 02 mai 2013
AGA IE A GAGA
Tristes. Joyeux.
Tristejoyeux.
Autant d'embardées, on daigne même vous renseigner.
Le gyroscope n'a pas de couleurs, pas d'autres couleurs en tout cas que celles de l'intangible musique.
Un grillon tristejoyeux ne fait pas le printemps.
Des grillons joyeutristes ne font pas les artistes.
(On en revient aux embardées. Les sons sont des revenants.)
“Je n'aime pas les calissons, et vous ? ”
Après de telles envolées, difficile de ne pas invoquer Saint-Exupéry.
14:08 Publié dans B x A, J'Aurai Zig-Zagué | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 30 avril 2013
Hiver en avril (version 212/1212)
Retour d’un bref tour en ville, hydrofrigorifié, alors que mai arrive.
Ce matin à neuf heures, un collègue – ami qui s’est brouillé avec nous, pas vu depuis des mois – me serre la main, m’annonce que son père est mort la semaine dernière ; il avait déjà tourné le dos, haussant sombrement les épaules, quand je présentai mes condoléances à la bosse de son pardessus. Sur le parvis de l’Université, je l’ai revu, sous son parapluie. Je lui ai dit « re ! », je crois l’avoir vu sourire.
Toutes ces échoppes qui deviennent autant de friteries, kebabs. En regardant, par la vitre, les allées et venues des passants sur la place (que Google Maps aussi a déjà rebaptisé de son nom absolument pas officiel de « place du Monstre »), je me suis dit qu’il faudrait écrire un texte décrivant ces allées et venues, avec le neutre en jaune foncé, le subjectif (interne) en vert, l’omniscient en violet.
En remontant la rue Marceau, j’ai croisé Anaïs S., qui tenait la main de son petit ami, m’a rendu mon salut. Je suis entré dans la supérette – à la sortie, j’ai manqué m’étouffer avec la première gorgée d’eau minérale. Personne de connu en vue, j’aurais eu l’air malin.
Tout de même, cette grisaille, c’est à ne pas y croire.
13:27 Publié dans B x A | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 29 avril 2013
Lundi, que tout a commencé
Non sans observer, au passage, les barres verticales oranges qui tiennent la bâche en plastique transparent (elle protège, on ne sait pourquoi, l’escalier extérieur devant mon bureau), j’ai dévalé les marches et, passant devant l’arrêt de bus, ai glissé dans la fente Autres départements / Etranger la lettre à destination des Ponts-de-Cé. Dans mon bureau, il doit faire 17°, peut-être moins, alors que je me suis contenté, ce matin, de mon gros manteau, mais avec la chemisette « orange brûlée » en dessous : j’ai donc enfilé, avant de me mettre au travail, le vieux pull-over écru (et étriqué – entre autres) que je n’ai pas mis depuis des années et que je garde sur une étagère de l’armoire à des fins de dépannage. Les travaux du quad ont bien avancé : six puits de lumière à travers lesquels on aperçoit les monticules de gravats du chantier en cours, au premier sous-sol. Pas grand monde dans les couloirs, frisquet partout.
Avais-je déjà remarqué que ce pull-over a la même teinte que
la moquette berbère de notre appartement beauvaisien ?
08:14 Publié dans 721 | Lien permanent | Commentaires (4)

